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Article sur Mohsen Mourid
Paru dans le journal TUNIS HEBDO
du 11 au 16 juin 2002
Auteur : Zouhour HARBAOUI

Culture
 
“OVERDOSE” de Mohsen Mourid
“Zinou zi dja dje”...

 
“Zinou zi dja dje”... (Comment se fait-il...?), c’est le refrain en Comorien, d’une des chansons, à savoir “Komoria Mafia”, du premier album de Mohsen Mourid, “Overdose”. “Zinou zi dja dje”... que la société, dans le monde, va mal, “zinou zi dja dje”... ceci, “zinou zi dja dje”... cela. Des questionnements qui reviennent tout au long de cet album, oscillant entre plusieurs rythmes musicaux (reggae, ragga-muffin, un peu de soul, de funk, de rap et de raï), faisant dans la “World Music”. Des questionnements, mais aussi des coups de gueule et des messages d’amour.
 
“Pas si tu veux” est justement l’histoire d’un coup de gueule, celui d’un homme qui a tout sacrifié pour une femme, et qui en a eu “marre”.
 
“La vie n’est pas chic (...). Les femmes veulent du fric qui pique” est un refrain d’une autre chanson. C’est l’histoire d’une femme, bossant dans une agence de mode, frimant de peu sa situation sociale et ses moyens et qui, du jour au lendemain, se retrouve, justement, sans moyens.
 
“Mbio” parle des femmes matérialistes et de la recherche du vrai amour. L’amour, on le retrouve avec “Aziza mon amour”, un message d’un homme pour le retour de sa femme, et avec “Ya Mima”, en l’honneur à la mère. Quand à “Kentouba” (le destin), les paroles parlent d’un jeune qui quitte sa famille pour la France croyant au paradis et y découvrant tout autre chose.
 
Mohsen Mourid n’a pas oublié d’intégrer sa toute première chanson, “Fanatique d’Amel”, mais légèrement remixée.
 
Sur cet album, la voix d’un Tunisien, Yacine Becha, résonne d’où le métissage non seulement musical mais aussi dans les langues, puisque on peut y entendre du tunisien, du comorien (Swahili) et du français.
 
Zouhour HARBAOUI