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La Musique Comorienne |
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Nawal
mise à jour 25/12/2008 |
NAWAL
Toute son actualités est
sur son site :
http://www.nawali.com/actualites.html
REVUE DE PRESSE - Décembre 2008

http://www.lorient-lejour.com.lb
Nawal participera à
Un festival des arts arabes au Centre Kennedy à Washington
WASHINGTON - Irène MOSALLI
Il a fallu quatre ans de travail pour donner forme à « Arabesque », un
festival des arts arabes qui se déroulera du 23 février au 15 mars
prochain dans ce prestigieux complexe des arts de la scène. Il offre une salle
d’opéra, une salle de concert, une salle de théâtre et quatre espaces pour
différentes performances. Son foyer est le plus grand du monde.
«La meilleure connaissance d’un peuple se fait à travers sa culture. » Dixit
Michel Kaiser, le directeur du Centre Kennedy à Washington, qui vient de
concrétiser cette idée en mettant à l’affiche du célèbre complexe artistique
qu’il préside un événement de poids intitulé «Arabesque: les arts du monde
arabe». En collaboration avec la Ligue arabe, Kaiser a travaillé durant quatre
ans pour donner forme à ce festival qui se déroulera du 23 février au 15 mars
prochain dans ce prestigieux complexe des arts de la scène. Ce sera là un
large panorama de la créativité dans cette partie du monde allant des pays du
Golfe à l’Afrique du Nord à travers son expression musicale, chorégraphique,
théâtrale, artisanale et picturale. Et, parallèlement aux arts de la scène, le
public pourra donc faire connaissance, à travers des expositions et des
installations, avec les beaux-arts tels qu’abordés par 22 pays s’étendant du
Machrek au Maghreb. Une même langue, mais une région diversifiée, dont le
pouls est pris sur les planches et sur les cimaises.
Le théâtre
Les pièces présentées portent la signature de metteurs en scène et d’acteurs
ayant une grande renommée dans le monde arabe. Ainsi, Richard III : une
tragédie arabe du Koweïtien Sleimane al-Bassam, Vivant en Palestine par la
troupe de Ramallah, al-Kasaba théâtre et cinémathèque, et Khamsoun ou 50 ans
de l’histoire de la Tunisie, écrite par Jalila Bakar, mise en sène par Fhadel
Jaibi et interprétée par la Familia Production. À relever, du côté d’un
one-man-show, Un homme marié en vacances, de l’humour algérien par Mourad
Senouci et campée par Samir Bouanani.
La danse
Ici, l’éventail du mouvement et de ses métaphores est large et captivant: des
danses traditionnelles stylisées aux transes soufies en passant par des œuvres
contemporaines. Vient en tête le Caracalla Dance Theatre que l’on n’a plus à
présenter et qui donnera à voir Les chevaliers de la lune. Il y aura aussi la
troupe des derviches tourneurs d’Alep, la troupe masculine du chorégraphe
marocain Khalid Benghrib, la troupe de danse contemporaine de l’Égyptienne
Karima Mansour et une extravaganza omanaise réalisée par l’Américaine Debbie
Allen.
La musique
Également un riche répertoire musical avec une vingtaines de formations. Du
Liban, Marcel Khalifé, dont les œuvres seront interprétées par l’Orchestre
philharmonique de Qatar sous la direction de Lorin Maazel. Avec son ensemble
al-Mayadine, il animera également un «Salut à Mahmoud Darwiche», le célèbre
poète palestinien. La musique traditionnelle du Maroc résonnera avec les
maîtres musiciens de Jajouka. Par ailleurs, on écoutera entre autres le
pianiste égyptien Fathy Salama, les Chevaliers du oud de Bahreïn, la chorale
al-Farah de Damas (cent enfants chanteront Le jasmin de Damas), K’naan, un hip
hop artiste de la Somalie,
Nawal, la chanteuse des îles Comores, le
clarinettiste syrien Kinan Azmeh, le pianiste libanais Rami Khalifé, et Djamel
Laroussi et son orchestre mêlant musique maghrébine, jazz et rythmes
occidentaux.
Participation libanaise
Outre la troupe Caracalla, Marcel et Rami Khalifé, le Liban sera représenté
par d’autres artistes : Elmaz Abinader et le Country of Origin Band dans un
one-woman-show, la peintre Lara Baladi, la chanteuse Rima Kcheich, le groupe
musical de Simon Shaheen qui célébrera l’âge d’or de la musique arabe. Des
articles faits main feront partie d’une exposition artisanale.
Au total, des langages sonores et gestuels de veines différentes qui ouvriront
des fenêtres sur des horizons peu connus du public américain. Une initiative
dans la lignée du président John F. Kennedy, grand ami des arts et à qui ce
centre a été dédié. Il avait dit: «Il y a une connexion difficile à expliquer
logiquement mais facile à sentir entre ce qui se réalise dans la vie publique
et les progrès dans les arts. L’âge de Périclès était aussi l’âge de Phidias,
l’âge de Laurent de Médicis était aussi l’âge de Léonard de Vinci, l’âge
d’Élisabeth était aussi l’âge de Shakespeare, et la nouvelle frontière pour
laquelle je fais campagne dans la vie publique peut aussi être une nouvelle
frontière pour l’art américain.»
Cette réflexion est gravée sur l’un des murs extérieurs du Centre Kennedy
WASHINGTON - Irène MOSALLI
PREMIÈRE TOURNÉE AUX COMORES -
novembre 2006
4 nov : Hôtel Le Moroni (Moroni, Grande Comore)
7 nov : Concert privé à l'Hôpital El-Maarouf (Moroni, Grande Comore)
8 nov : Concert privé à la Mission Catholique (Moroni, Grande Comore)
10 nov : "Festival Interculturel" (Mayotte)
11 nov : Stade de Missiri (Anjouan)
12 nov : Stade de Wani (Anjouan)
13 nov : Stade de Sima (Anjouan)
14 nov : Stade de Mirontsy (Anjouan)
17 nov : Al Quamar (Moroni, Grande Comore)
18 nov : Grande Comore
19 nov : Grande Comore
1-3 dec : "Festival Voix des Femmes" (La Réunion)
L'AÏD AVEC NAWAL + INVITÉS - "UNE FÊTE DE L'AÏD AUX PARFUMS DES COMORES"
DIMANCHE 29 OCT 2006 - ESPACE JULIEN - MARSEILLE - GRATUIT !!
Nawal invite differentes
générations, differents styles pour célébrer la fin du Ramadan ensemble.
Dégustations comorienne au bar. Entrée libre grâce au soutien de Western Union
et de la SNPSF (dans la limite des places disponibles)
L'ALBUM À VENIR
Nawal prépare son deuxième album prévu pour 2007.
Sa musique relate l’état du monde et de l’humanité aujourd’hui. Ses paroles,
essentiellement en comorien, quelques fois en arabe, français ou anglais, sont
précises et poignantes. Ils nous enjoignent à "dire la vérité aux enfants", à
nous "libérer de l’ombre", à "swinguer notre vie" et nous rappellent que
"l’amour est le meilleur médicament..."
Sa voix puissante est accompagnée par le gambusi, (sorte de luth
local, hérite du Yémen), par le daf, (une percussion à cadre iranien)
, le mbira, (un piano à pouces du Zimbabwe), par la guitare, par la
contrebasse, par des percussions mixtes (oudou, calebasse,
maracas...), et par des percussions et par des voix des Comores.
Salama
Peace
Paix
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Nawal
"Live acoustic" promo album |
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Photo Aminata DJEGAL |
Nawal Mlanao
Extrait du programme PAULPOLE Musique
Réalisé à l'occasion du concert
du 28 février 2003
à l'auditorium Xénakis
Ecole Municipale de Musique et de Danse de STAINS |
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Nawal
Chant, Guitare, Percussions
"Nawal nous arrive des Comores, Djazaïre Al Qamar, les
îles de la lune, ainsi nommées par les arabes, une douce escale entre
l'Afrique et l'Asie située au coeur de l'Océan Indien.
A L'image des îles voisines, les Comores brassent des
civilisations d'origines diverses : Persane (Chiraz), Indienne, Arabe
(yéménite), Africaine (Bantoue) et Européenne (Portugal). En conséquence, les
modes musicaux arabes et perses y rencontrent la polyrythmie bantoue, les
harmonies indiennes ou le balancement six-huit de Madagascar. Nawal nous
apporte la fraîcheur d'une musique résolument acoustique, à la fois
profondément originale et naturellement imprégnée d'un grand nombre
d'influences entrecroisées. Elle associe des instruments traditionnels
comoriens, africains, indiens, arabo-persans, et même de contrées européennes
qui illustrent ce subtil apport des civilisations mais aussi l'évolution
musicale contemporaine. Nawal reprend, à sa manière, l'itinéraire du métissage
de son Archipel, pour composer ce qui lui tient à coeur : un chant puissant et
charismatique qui s'insurge contre toutes formes d'obscurantisme. Nawal
travaille inlassablement sur les rythmes, les sons (celui de la guitare
qu'elle travaille pour approcher ceux du Gambussi et du N'dzézé, instruments
traditionnels de l'archipel), la riche tradition poético-musicale comorienne
et sur le souffle, basé sur les Dikris, ces respirations rythmiques des
Derviches comoriens qu'elle pratique avec maestria. En guerrière de lumière,
Nawal compose des chansons qui, par delà leur diversité, ont toutes un
caractère commun : un charme mystérieux, issus d'une permanente dualité :
traditionnel / contemporain, binaire : tertiaire, religieux/profane,
soufi/vaudou... Lorsque Nawal chante, s'accompagnant à la guitare ou au daf,
sa voix somptueuse se vêt d'un chatoiement de puissance et de douceur qui,
subtilement, unit l'Inde et l'Afrique. Ses textes, écrits en comorien ou en
français, délivrent un message de paix et d'universalité. Ils questionnent
l'Estime de soi, l'Enfant, l'Etre, la Femme, l'Harmonie, l'Humanité et l'Union
africaine "
Nawal chante accompagnée de Bertrand PAPY à la
guitare, Greg MARTEEN à la flûte et Idriss MLANAO à la basse.
Extrait du programme PAULPOLE MusiqueRéalisé à l'occasion du concert
du 28 février 2003
à l'auditorium Xénakis
Ecole Municipale de Musique et de Danse de STAINS
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Nawal "Kweli" |
NAWAL
UNE ARTISTE DANS LA CITÉ
La
Guinguette Pirate est un petit bistrot qui flotte à quai sur la Seine. Les gens vont
et viennent, descendent et montent dans un espace réduit. Des enfants se pendent aux
cordes, et oublient très vite la nuit qui descend sur Paris. Des discussions
s'enchaînent. On oublie assez vite le pourquoi de notre présence dans cet endroit
insolite. Quand tout à coup, le cri d'une langue familière s'infiltre à travers la
fumée des cigarettes.
C'est la voix d'un pays qui souffre de sa
réputation. Ce soir, il n'y a quasiment pas de Comoriens dans le bateau. Mais ceux qui y
sont sont fiers d'entendre chanter leur pays, sous des yeux étrangers. Cela semble être
la métaphore de ce que pourrait être notre petit archipel dans le concert des nations.
Une petite voix qui s'agrandit et force le respect en entraînant les autres dans une
danse universelle.
Nawal est en scène. Elle est de ceux qui ne
croient pas à la fatalité qui plonge notre pays vers le repli, et réduit ses enfants à
des fantômes qui n'osent dire leur nom ou leur langue, dont on ne connaît la voix. Elle
surprend quand elle se met à donner des explications en comorien à des gens
qui ne connaissent même pas l1existence de l'archipel. Elle surprend quand elle souhaite
que le public enthousiasmé chante avec elle cette langue inconnue.
Ceux qui ne comprennent la liberté dans
laquelle tout artiste puise son inspiration pensent qu'elle est trop loin de la
communauté. Pourtant, elle est là quand il le faut. La chanteuse a été très
impliquée dans le Comité de lutte contre le choléra qui sévit actuellement au pays.
Elle a organisé de main de maître avec ses amis (parmi lesquels la photographe Aminata
Djegal) la journée qui a eu lieu à Nanterre en avril 1998. Puis on l'a retrouvée
quelques jours après à Bagneux en compagnie de tous les artistes qui ont accepté de
jouer bénévolement contre le choléra aux Comores.
Nawal est née dans la tribu des « Norvegi » à Moroni, une famille qui suit
l'orthodoxie des « Darweshi ». Au sein de ce groupe religieux on prie en chantant le «
daïra ». Ce chant-prière se retrouve dans certaines de ses chansons, et notamment Dunia
udjisa (« le monde est beau »). Pourtant, elle se méfie des islamistes, et dans Al
Djalilu (« Le Tout puissant »), elle rappelle que la prière n1est pas destinée à
réclamer à Dieu « des bijoux, des voitures ou le pouvoir ». Elle croit en un Dieu
«clément et miséricordieux».
L'inspiration de Nawal ne lui vient pas
seulement de la religion, mais aussi de l'observation de la vie quotidienne, sans
toutefois tomber dans la facilité. Elle reste exigeante avec elle-même, et place la
barre haute. Elle pourrait facilement (parce qu'elle est une des plus jeunes des chanteurs
comoriens actuels) se contenter d'aller chercher l'inspiration dans les boîtes le samedi
soir. Elle ferait comme beaucoup une musique « mondiale », sans identité et sans âme.
Mais elle choisit la culture. Ainsi sa musique est comme ses îles, africaine et arabe.
Elle y mêle des accents et des sonorités de jazz. Mais elle ne se cantonne pas aux
Comores, elle entreprend à sa façon un dialogue des cultures. Son interprétation d'une
chanson de Jacques Brel (Ces gens-là) est tout simplement phénoménal. Au fil de
l'écoute, le Comorien s'approprie cette chanson du répertoire français, comme si elle
avait été écrite au pays.
Nawal est aussi pluri-instrumentaliste. Elle
accompagne des lectures, des spectacle de théâtre. Elle fait partie également du trio
«Touloulou» dans lequel elle est percussionniste. Un CD de ce groupe sort en février
1999.
Le 10 décembre 1998, à l' occasion de la
célébration du cinquantenaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, la voix de Nawal
représentait l'Afrique, dans l'interprétation d'un hymne composé par Pierre LANGE, pour
cinq solistes des cinq continents.
Mais malgré son talent et les nombreuses sollicitations Nawal n'a pas encore produit son
premier disque. « D'autres ont réussi avec peu de voix et tellement d'argent... » dit
Aznavour.
Mahmoud IBRAHIME
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INTERVIEW DE NAWAL
parue dans Masiwa n°14/15
déc.98/janv.99
Propos recueillis par Mahmoud IBRAHIME |
Masiwa: Quel bilan fais-tu de ta participation à la lutte contre le
choléra aux Comores ?
Nawal.- Humainement, c'est pour moi une réussite. C'est en effet la
première fois que j'ai vu autant de Comoriens de toutes les régions, villes, âges et
appartenances politiques réunis pour une cause nationale et humaine.
matériellement on peut mieux faire. Quelques problèmes de logistiques, de gestion des
compétences, de temps et de précipitation. bref, en s'y prenant mieux et plus tôt on
aurait pu avoir un public beaucoup plus large et j'ai l'impression que certaines personnes
n'ont pas pris réellement conscience de l'importance de la cause, c'est-à-dire sauver
des vies humaines.
Masiwa : Pourquoi t'es-tu engagée dans le collectif de lutte contre le
sida ?
Nawal.- Depuis des années je participe à des ouvres humanitaires pour
les Comores ou d'autres pays. le fait de m'engager dans ce collectif signifiait être dans
l'action et non simplement participer à cette action.
Masiwa : Quels sont tes projets actuellement ?
Nawal.- D'abord, trouver si possible un producteur intéressé et sortir
un CD prochainement. Ensuite j1ai un projet de spectacle pluri-artistique avec des
Comoriens et sur les Comores et leurs traditions. En tant que musicienne, il y a des
projets qui se profilent à l'horizon. En attendant, je continue mon activité principale,
c'est-à-dire chanter avec mon groupe.
Masiwa : Quels commentaires peux-tu faire sur les événements politiques
qui se déroulent dans le pays actuellement ?
Nawal.- Honnêtement, je ne suis pas surprise par ce qui se passe. Cela
fait longtemps que l'injustice et l'inégalité, le mwana hatru1 règnent aux
Comores. Le peuple se laisse faire sans rien dire. Si, il dit : « ndizo Mngu yandzao »2.
Je suis par contre déçue que le peuple encore une fois se laisse avoir par des
assoiffés de pouvoir. Au lieu de s'unir et revendiquer ses droits, il se divise et se
fait la guerre, ce qui arrange ces hommes de pouvoir. Ne dit-on pas : « diviser pour
mieux régner » ? A l'heure où certains unissent leurs compétences nationales, nous,
aux Comores, on se déchire et on se sépare.
Masiwa: Quelle sera la culture comorienne dans
dix ans ?
Quel héritage allons-nous laisser à nos enfants, ces futurs responsables ?
Nawal: Je pense que tant que l'Éducation ne
changera pas, tant que nos traditions ne seront pas de réels tremplins, nous risquons la
mort des Comores. Ceci dit, un grand sage indien a dit : « il est parfois nécessaire de
détruire pour mieux reconstruire ».
Je voudrais aussi ajouter que ce qui se passe aux Comores se passe aussi dans le monde
entier. Nous ne sommes que des êtres vivants, alors respectons la vie, respectons le
droit de chacun, « naristehi omuo, riwanie oubinadamu »3. je suis persuadée
qu'il y aura beaucoup plus de gens heureux, et donc moins de pleurs, moins de guerres.
Mais tout cela n1est pas possible que si
chaque personne, chaque individu, quelque soit son âge se respecte et s'aime. Car on ne
peut donner de l'amour si on ne s1en donne pas à soi-même.
Propos recueillis par Mahmoud IBRAHIME
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1 Le favoritisme (litt. notre enfant).
2 C'est la volonté de Dieu.
3 Respectons la vie, défendons l'Homme.
© MweziNet 2003
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