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La Nature aux Comores

La Muscade des Comores
mise à jour 01/01/2007

La muscade (Koungoumanga)

C'est une des épices les plus anciennement connues ; elle apparaît dans tous les premiers herbiers, en particulier dans ceux de la Chine, aux côtés du clou de girofle. Il s'agit en fait de deux épices en une : la muscade, proprement dite, qui correspond à la noix ou amende de couleur sombre et le macis (ou arille) qui correspond à la chair de couleur rouge qui enrobe l'amande.
Essence tropicale par excellence, le muscadier (Myristica fragans pour les scientifiques) est un arbre originaire des Moluques (archipel indonésien) ; il peut atteindre plus de 10 mètres de haut. Il se complaît dans une ambiance chaude et humide et des précipitations de l'ordre de 2000 à 2500 mm/an sont idéales pour son bon développement. Il fleurit vers 8 à 10 ans, est en pleine production entre 25 et 30 ans et continue à produire abondamment jusqu'à 60 ans environs, âge à partir duquel ses rendements commencent à baisser.
Un muscadier peut, annuellement, produire plusieurs milliers de fruits ; les récoltes ont lieu tout au long de l'année. Les feuilles, persistances, sont très odorantes. Les portugais contribuèrent très largement au développement de sa commercialisation qui fut très longtemps le monopole de la cité marchande de Venise, en Italie. Au XVIIe siècle la muscade fut utilisée pour lutter contre le mal de mer ( tout d'ailleurs comme la cannelle). Jusqu'aux environs de 1700 c'était surtout le macis qui était utilisé, plus épicé et plus fort en goût que la noix.
Le muscadier fut introduit aux Comores au XVIIIè siècle, à peu près à la même époque que les autres arbres à épice. On extrait de la noix un corps gras (le beurre) et une huile essentielle. La muscade est connue pour ses vertus stimulantes aromatiques et narcotiques si elle est consommée à haute dose. Le beurre de muscade entre dans la composition des pommades antirhumatismales, les huiles essentielles offrent des propriétés analgésiques ; elles sont également utilisées en parfumerie, dans la fabrication de cosmétiques ; la noix râpées est utilisé comme épice et le macis comme condiment en particulier dans la charcuterie.