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La Nature aux Comores |
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Les reptiles des Comores mise à jour 28/08/2005 |
Mwalimu Burale, élu
trésor du mois par l'Africa Museum
L'Iguane des Comores a été élu comme animal du mois de mars par les
Scientifique du Musée Royal d'Afrique Central de Tervuren (Belgique). Il
s'agit d'un reptile endémique des Comores de nom scientifique Oplurus
comorensis observé uniquement dans les falaise du nord de Ngazidja et
communément connu sous le nom de Burale. Vous pourriez accédez à cette
information et la photo de l'espèce sur
http://www.africamuseum.be/museum/treasures/leguaan
Je reproduis recopie ci-dessous l'article pour ceux qui
auront des difficultés d'accès a ce lien. Vous pourriez observer cette
espèce sur les plaquettes de la biodiversité des Comores conçu par le
MRAC et mise en distribution au CNDRS (reptile, oiseaux, orchidées)
Merci de contribuer a la conservation de la biodiversité des Comores,
riche et unique au monde.
Ne pas confondre le Burale
et le Nguzi de Mchangama. Le premier est une espèce endémique des
Comores, le deuxième est une espèce exotique récemment introduite aux
Comores et constitue une grave menace pour la faune endémique.
D'ailleurs les scientifiques du MRAC ont déjà tiré la sonnette d'alarme
de cette menace.
Je pense que les soit disant Nguzi de Mchangama n'ont rien à nous
honorer, plutôt ils sont de destructeurs du patrimoine biologique
comorien
Yahaya Ibrahim
L'Iguane des Comores
Nom scientifique : Oplurus comorensis Angel, 1942
Répartition géographique: Grande Comore, océan Indien
Les iguanes ont une distribution remarquable. On les retrouve en Amérique du
Sud et en Amérique centrale (dont l'Iguane vert en est le représentant le plus
connu), mais aussi à Madagascar. Un autre groupe de lézards, les agames, se
retrouve dans l'Ancien Monde, y compris l'Afrique, mais pas à Madagascar. Les
agames ne sont vraisemblablement apparus en Afrique qu'après la division du
continent ancestral (le Gondwana), de sorte qu'ils n'ont jamais atteint
Madagascar ni l'Amérique du Sud, permettant ainsi aux iguanes d'y subsister.
Les iguanes malgaches sont considérés aujourd'hui comme une famille distincte.
Dans cette famille, l'Iguane des Comores ou Oplurus comorensis est
actuellement la seule espèce connue hors de Madagascar même. La série type de
« Hoplurus sebae var. comorensis » se trouve au Muséum d' histoire naturelle
de Paris. La présence de ce lézard singulier sur la Grande Comore était mise
en doute jusqu'au moment où les expéditions zoologiques du MRAC ont pu, en
1989, observer l'espèce dans son biotope et même capturer quelques spécimens.
L'Iguane des Comores est farouche et assez difficile à trouver. Il vit sur les
falaises qui bordent l'océan dans une partie restreinte de l'île de la Grande
Comore. Les mâles atteignent une longueur totale de 50 cm. Ils sont plus
facilement observables lorsqu'ils surveillent leur territoire depuis un
endroit surélevé. Cet iguane montre des changements de coloration d'un gris
uniforme jusqu'à un brun clair rougeâtre avec les joues légèrement bleuâtres.
Ceci explique le statut d'animal-sorcier du bouralé dans les histoires
animalières locales. Ce lézard est insectivore, comme en témoignent les restes
d'élytres et d' ailes retrouvés dans ses excréments, mais il se nourrit aussi
de fruits et probablement d'autre matériaux végétaux.
Récemment, les chercheurs du MRAC ont signalé une menace importante pour cette
espèce. Dans les environs de Moroni, la capitale située de l'autre côté de
l'île, des agames africains, échappés en 1998, ont formé une population qui se
développe rapidement. Le passé, évoqué plus haut, de concurrence entre ces
deux groupes de lézards laisse craindre le pire pour la survie du bouralé,
espèce unique. Lorsque des espèces étrangères envahissent une faune, toute
action visant à la protéger devient très difficile à accomplir.
Cette espèce n'est pas exposée dans les salles publiques.
Pour avoir des informations supplémentaires, consultez : MEIRTE, D., 2004, «
Reptiles » dans LOUETTE, M., D. MEIRTE et R. JOCQUÉ (éds), La faune terrestre
de l'archipel des Comores, Studies in Afrotropical Zoology (MRAC, Tervuren) n°
293, p. 199-220.
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