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La Nature aux Comores |
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Les Tortues
mise à jour 01/09/2009 |
Les tortues vertes
C'est surtout
dans l'île de Mwali que l'on trouve des tortues en abondance, dans la région d'Itsamia
par exemple.
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Cette espèce amphibie se trouve sur les récifs coralliens.
Elles sont plutôt solitaires mais se rencontrent sur les herbiers sous marins. Elles font
parfois de grandes migrations entre les aires d'alimentations et les pages de ponte. Elles mesurent environ 1m10, la maturité sexuelle se situe entre 25 et 40
ans. Pour pondre, elles creusent des nids de 50cm de profondeur dans le sable et donnent
40 à 200 oeufs. La durée d'incubation est de 45 à 70 jours. |
Pour en savoir plus, allez voir le site de
Terre-et-faune
http://www.terre-et-faune.org/projets/comores.php
Article sur le même sujet :
2006, année de la tortue
Al-Watwan n° 939 – avril 2006
La tortue marine est une des espèces protégées par la
convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore
sauvages menacées d'extinction (CITES)
Les Comores ont ratifié cette convention parce qu'elles abritent un des sites
de ponte des tortues marines les plus importants de l'océan indien et le 10ème
dans le monde
2006 est déclarée année de la tortue par l'organisation
internationale qui regroupe les pays de l'Océan Indien et du Sud Est Asiatique
(OISEA) pour la gestion des tortues marines.
Ces pays ont signé un accord intergouvernemental pour la protection, la
conservation, et la reconstitution des populations de tortues marines. La
communauté scientifique accorde un intérêt particulier à la préservation de
ces espèces et en plus d'OISEA, d'autres organisations pour la protection des
tortues marines existent notamment le Réseau d'Information sur les Tortues
Marines d'Outre mer (RITMO) qui oeuvre en faveur des tortues marines en France
et en outre mer ainsi qu'en Afrique occidentale
La tortue marine est une des espèces protégées par la convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction (CITES).
Les Comores ont ratifié cette convention parce qu'elles abritent un des sites
de ponte des tortues marines les plus importants de l'océan indien et le 10ème
dans le monde. Elles ont également signé cet accord depuis 2001 et participent
activement aux manifestations organisées par OISEA. C'est ainsi qu'elles ont
été représentées à la dernière conférence tenue à Oman en mars 2006, réunion
qui avait entre autres objectifs le lancement des activités de l'année de la
tortue.
La tortue marine joue un rôle capital dans la préservation des herbiers marins
dont se nourrissent les poissons récifaux que les Comoriens préfèrent aux
poissons pélagiques.
Dans le souci de s'acquitter des engagements au titre de la CITES et de la
convention sur la Diversité Biologique, le pays a crée le Parc Marin de Mohéli
(PMM) en 2001. Un plan d'action pour la conservation des tortues marines a été
adopté.
Des initiatives et des mesures réglementaires ont été également prises pour la
protection des ces espèces notamment :
-un arrêté interministériel du 8 Mars 1992 qui porte interdiction absolue de
la pêche, la capture et la commercialisation de certaines espèces marines,
ainsi que la dégradation du littoral.
-Un arrêté du 14 mai 2001 portant protection des espèces de faune et de flore
sauvages des Comores.
-Un bulletin " Mwana wa gnamba " édité régulièrement.
-Une maison de la tortue (gnumba ya nyamba) construite à Itsamia Mohéli.
-Deux bungalows construits également à Itsamia dont les revenus contribuent
entre autres à la protection des tortues.
-Un suivi des tortues assuré par les écogardes au niveau du PMM et les tortues
sont marquées (bagues) avec l'appui du Centre d'Etude et de Découverte des
Tortues Marines de l'île de La Réunion (CEDTM).
-Une base de données sur les tortues marines mise en place au niveau du PMM.
Malgré ces efforts, les cinq espèces qui existent dans nos eaux sont menacées
par une forte exploitation qui risque à terme de les faire disparaître. Entre
les captures accidentelles, les captures intentionnelles, la destruction de
aires d'alimentation, de ponte et repos, la pollution marine, la subsistance
des tortues marines révèle de l'exploit.
Il convient de rappeler que depuis des années, des herpétologistes
(spécialistes des reptiles) et scientifiques se penchent sur la conservation
des tortues marines. Des associations se créent régulièrement aux Comores et
dans le monde pour surveiller les plages de ponte, marquer les femelles et
mener des activités de recherche et de sensibilisation pour une meilleure
protection des ces espèces. Nous invitons la population à se joindre à nous
pour célébrer l'année de la tortue et à entreprendre des actions de protection
de ces espèces.
Fatouma Abdallah, Chef de
département Environnement, Direction Nationale de l'Environnement
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