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La poésie dans la presse
 

La Poésie Comorienne

Adjmaël HALIDI
mise à jour 03/09/2015


Photo fp-project
L'Auteur
HALIDI Adjmaël a vu le jour le 12 juin 1986 à Tsembéhou, cœur vert aux mille et une senteurs, quadrillé de cours d'eau de l'île d'Anjouan (archipel des Comores). A l'âge de 13-14 ans, il s'est surpris à écrire des " récitations "; des récitations puisque à cette époque il ne savait pas encore ce que c'est un poème. En fait, pour lui, ses poèmes ne sont point les reflets de ses caprices bien qu'il est très capricieux; il pique "une crise rimbaldienne" comme disent certains. Ses poèmes ne sont point les rêvasseries qu'il a toujours fait dans son monde d' écolier buissonnier. Ses poèmes sont tout simplement les cris et les larmes d'un bambin qui n'a jamais vu sa terre ressentir de la nostalgie, car elle n'a jamais connu le bonheur. Ses poèmes sont les échos des si lances, des ilotes, des enfances violées, des vies-vent…d'îles-lune et de tout un continent, l'Afrique.




http://www.adjmael-halidi.com/

 
Découvrez son site
http://www.adjmael-halidi.com/
ORAISONS VESPERALES - 2009 - nouveau recueil de Poèmes.
Publié chez L'Harmattan
Voyager avec Adjmaël Halidi, c'est s'envoler au-delà des frontières. D'ailleurs, on n'y songe pas, mais le rêve ne s'aliène pas de barrières. "Au commencement était la parole..." et voilà le verbe d'Ajmaël. Ses maux cauchemardesques se lient presque d'amitié avec la rêverie, non éphémère. Il nous invite à une traversée poétique, par le truchement d'une histoire, d'une culture, d'une écriture, déchirées et recousues par l'auteur. Voilà l'oeuvre d'un visionnaire, qui appelle à l'amour des peuples, malgré cette misère qu'il décrit.
Cadeau de fin d'année 2008
OPUSCULE


à lire dans ORAISONS VESPERALES
 
AU RYTHME DES ALIZEES - 2008 - Mon premier recueil de poèmes.
Publié chez Editions de La Lune
 http://www.editions-delalune.com
Un courant d’air ouvre une fenêtre ; il fait paraître au grand jour la face cachée de tout un peuple . Au rythme des Alizés nous lance dans une quête effrénée ,dans les entrailles de l’oubli et du silence .Il nous tend un miroir. Ces histoires laissent d’aucuns indifférents ; elles portent toutes les marques d’un archipel lacéré pendant des décennies par des alizés à jamais renouvelés.
Un article de TEMOIGNAGES (19/03/2007)
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=21013

 
Au plus grand poète des Lunes, Saindoune Ben Ali
CYCLES NOCTURNES 2 LES MAUX D’UN POEME
3 OMBRES MARINES 4 LE GONMA* DOMINICAL
5 CONFESSION 6 L’AUBE NEE SANS…
7 DAMNES INSULAIRES 8 BEAUTE INSULAIRE
9 LE HASARD 10 RETOUR AU SOURCE
11 DEMAIN AUX CIEUX 12 DEFI IMMINENT
13
Eaux Comme Or


à lire dans ORAISONS VESPERALES
 
14
Lahatr'Ambatrodranzaka


La bouche est menteuse
Les yeux honnêtes: éh! scrupuleuse
A chaque coup de regard
Sur toi, frustration je sens
Loin de toi, je m'égare
Car du même, je ressens...
Sans cesse, m'engloutie
D'une nuit
De nostalgie, ta TERRE
Sans moi n'sais comment, tu chaties
Ces mille et un ennuis
Suicidaires.
Ne serait-ce que
Suis-je ombre? T'es corps?
Ombre de QUI? CORPS
De QUOI? Corps de MOI-
OMBRE de TOI!
Je n'en sais guère!
Ô sens et pensées se font guerre!
Savoir. Guère. Sens. Pensées. Guerre.
MER et VENT n'm'ont-t-ILS pas dépaysé?
Itinéraires ne les ont-t-ILS pas croisées?
A l'instar d'un palétuvier, la mer.
L'amour, le "à deux". Le sang, le coeur.
Y'a à dire! Mais tant TU le sais que JE le sais:Dire c'est dur.


Halidi Adjmaël

Avril 2005
Tananarive
15
Comoriâtre


à lire dans ORAISONS VESPERALES
 
16
A tire-d’aile

à lire dans ORAISONS VESPERALES
 
17
Male as trucus

Pas lu à l’horizon du jour
Imaginent nerfs: quand les oréades et la camarilla
deviennent tison et fournaise :
on parle d’éfrits en guise d’îles-lune !
:pensées décaties…âmes irisées
bouches dipsomanes…nos myes errent
tels leurs trous-peaux …putain de bordel !
Les mères remplissent les insulas
pour concrétiser la diplômancie
Leurs filles s’adonnent à des coucheries
pour se payer le regard …Vie chienne…morsures stellaires !
Les fils n’en parlons plus ! …louves astrales.
Les pères sous l’effet de la diplopie
hésitent entre le je-m’en–foutisme, l’éthéromanie et la kleptomanie. Pendant que le doux …ânier
discrètement approvisionnent de voiturées
de riz et d’appâts cette « vie-là » .
-Paix nombre sa présence : sporadique.
Hé ! ka tombe de Majunga
et M’joumbi ; un rien peut enfanter d’une grosse !
Dyslexie ; - un con prie sur les îles-lune.


Halidi Adjmaël
voilà un poème écrit à l'occasion des ateliers de recherches sur les perles ,la poésie du grand océan et des arts plastiques " Elabakana" organisé par Lerka (la Réunion ) et le ministère de la culture et du tourisme malgache.
18
DESIR NOCTURNE

à lire dans ORAISONS VESPERALES
 

 

Un article sur Adjmaël Halidi Paru dans

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=12724

Publié dans l'édition du jeudi 5 janvier 2006 (page 8)

LITTÉRATURE : DÉCOUVERTE D’UN POÈTE ANJOUANAIS

Le poète des îles-lune

C’est un poète d’un cri, un poète des larmes, qui raconte l’histoire des îles-lune et du continent, meurtris par la guerre, la déchirure. Adjmaël Halidi n’a pourtant que 19 ans, et son regard sur le monde est des plus intéressants. Reste le problème de l’édition.

C’est lors des ateliers “Elabakana, glissement perpétuel” à Tananarive, qu’il m’a été offert de le rencontrer, cet or-félin de la littérature de l’archipel des Comores, aujourd’hui installé à Madagascar pour étudier. Ami du poète Mab Elhab, la rencontre a été fusionnelle. Lorsqu’il raconte son périple, sa vie, son histoire, Adjmaël nous transmet aisément ses "Ombres marines", ces "cris et détresses du tréfonds des abysses [qui] martèlent [ses] tympans, cassent [ses] nerfs et vident [son] sang". Et puis, comme il le dit lui-même, "toute vie est une histoire digne d’être comptée". Alors racontons sans complaisance aucune.

Adjmaël est né en 1986 à Tsembéhou "cœur vert aux mille et une senteurs, quadrillé de cours d’eau de l’île d’Anjouan, à l’archipel des Comores". Sa démarche d’écriture commence très tôt. À 13 ans, il écrit ses premiers poèmes, "pique sa crise rimbaldienne", comme le déclarait son entourage. Et déjà, ses poèmes sont les échos des si-lances, des îliens ilotes, des enfances violées, des vies-vent d’îles-lune et de tout un continent, l’Afrique. Aujourd’hui, sa poésie s’est épurée, devenue une mathématique rythmique innovante, une poésie riche de maux, d’explication aussi, mais surtout d’espoir. Nous n’attendons plus que la reconnaissance, qu’il mérite cela va de soi.

Un silence qui en dit long

"Je tiendrais jusqu’à ce que mon cœur se taise", écrivait-il. Des messages, il en passe. Son écriture en est nourrie. C’est le silence, ce crime, qui parle chez lui. C’est en voyant ce poète atypique, que l’on comprend la douleur de son peuple anjouanais, balayé, ballotté sous l’emprise du vent colonisateur. En le lisant, on a soif de comprendre, et sa poésie triturée sert à nous donner des éléments de réponses, de compréhension. On descelle les souvenirs d’enfance, la peur d’un enfant bafoué, la dérive vers la liberté mahoraise, vers la France du canal du Mozambique. Il nous confesse sa folie poétique, sa poésie folle, sa recherche de mieux-être, ce tundra la shitsotsoni (fruit inaccessible) pour un poète anjouanais.

Aujourd’hui, il importe que ce littéraire au grand cœur soit reconnu, lu, appris dans les écoles, pour que cette histoire soit révélée au grand jour. Y a-t-il vraiment une coopération régionale entre artistes de la zone océan Indien ? Peut-on vraiment faire en sorte que l’artiste anjouanais “francophone” figure dans nos livres ? Peut-on aider cette littérature naissante à s’ériger ? Il me tarde de voir cet auteur être publié, et lu. Encore faut-il que l’on s’inquiète de cette richesse littéraire indocéanique ? Adjmaël, lui, persiste dans l’écriture, et nous l’engageons de mille feux. Peut-être le lira-t-on un jour dans les éditions du Grand océan. Les îles-lune ne sont-elles pas les orteils de la Lémurie, les orteils du pied de dieu ?

Bbj
 

Un poème d'Adjmaël Halidi Paru dans

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=18228

Publié dans l'édition du mercredi 25 octobre 2006

ELÉGIE DE MBANDZI LE ZANATANE POUR ÉPITAPHE D’UN SACRE

À la mémoire sacrée de Richard Razafindrakoto

L’inaudible est voix de sage
Et s’en vont feuilles et feu embrase layon des pages
Se rependent encore mirages et timbres des sons des sages
Magie n’est plus qu’adage
Patrie du vouloir des rages

Coup de blues des toiles
Car volent couleurs relaps des thrènes
Çà entraîne çà traîne çà détrône
Par-delà un requiem de gisement de perles
Se glissent se lèsent les faces voilées de lances d’eaux glauques
...se voit arc-en-ciel dans une calebasse azure

Sagesse est miroir flexible
... pleureuses est sceptique
Sceptique est pleureuse comme saule
Derrière un miroir flexible d’une sagesse
Reflète un tableau morose la voix aphone
D’une bonace nue que pied d’enfant sort du vagin
La faucheuse l’invite à un dîner vespéral
Le retour ne sera pas pour ce soir
Les cauchemars nous hantent car les nuits sont fertiles
Et fantasment nos rêves dans nos couilles timorés ... pour épithalame des astres
Du jaune marié à du blanc mais le noir l’emporte aux yeux du bleu
Enterré à l’office de l’horizon mien ; plutôt déterré de sur terre pour reposer en paix sous trêve suaire ...
Imerina Nérée des soirs sans étiages
La crue s’empare de l’enfant-ciel-azur
Néréide s’envoient en l’air parce que naïade est aux ciels ,
Morphée et Eurydice sont sans extase car d’yeux embués
Car orphelins
D’ ouïe
D’ touché
D’ la vue
De longs rêves érotiques

Mais la magie se relance
D’hydre aux mille mondes polychromes
Parce que legs de vous est exhumation sans égale....

Halidi Adjmaël
www.adjmael-halidi.com 
 
Un article sur Adjmaël Halidi Paru dans

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=22961

Publié dans l'édition du vendredi 22 juin 2007 (page 16)

NOUVELLES DU POÈTE COMORIEN HALIDI ADJMAËL
“Au rythme des Alizés”

Le poète comorien Halidi Adjmaël vient de publier son premier recueil de nouvelles “Au rythme des Alizés” qui va occuper indiscutablement une place de choix dans la littérature comorienne, qui se réfère au problème de Mayotte. L’histoire d’une île qui s’écrit avec les cris de détresse de tout un peuple, qui voit ses enfants de plus en plus nombreux emportés par les vagues meurtrières de la désolation, vers cette île sœur « miroir aux alouettes ».

Le poète comorien Adjmaël Halidi né à Anjouan avec résidence à Antananarivo, où il fait ses études de sociologie, vient de publier son premier recueil de nouvelles aux éditions de la Lune, une autre maison d’édition comorienne avec domiciliation en France. Un roman critique sur la Situation des Comoriens qui sont nombreux à risquer leurs vies en mer, au prix de quelques euros gagnés sur l’île comorienne de Mayotte, sous ingérence française. Ce premier recueil, qui se lit comme un conte, soulève en filigrane d’autres problèmes socioéconomiques et culturels à l’origine de cette aventure. Le grand mariage est toisé du doigt comme tant d’autres douleurs intestines qui risquent une fois de plus de ressortir des oubliettes l’éternelle question de savoir si, réellement, l’écrivain comorien écrit impunément.

Je connaissais le poète, je découvre un nouvelliste !

Adjmaël Halidi de son vrai nom, est un jeune poète, connu dans les milieux littéraires malgaches, où il fréquente les cercles des intellectuels à l’instar des associations Lerka (Espace de Recherches et de Création en Arts Actuels) de L’île de La Réunion et Vaika (Vondrona Andrafetana sy Ivoizana ny Ampitso) de Madagascar où je l’ai rencontré pour la première fois en 2005.

Né le 12 juin 1986 à Tsémbehou, sur l’île comorienne d’Anjouan, Adjmaël a été atteint par l’ivresse de l’écriture à l’âge de 13 ans, en débutant avec la poésie. “Au rythme des Alizés” est donc sa première publication. Un recueil de nouvelles, d’une écriture caractérisée par un style à lui, consistant à utiliser les mots comme il les entend, les vit dans leur dénouement, sans fioritures, avec un lexique tout cru, parfois même trivial, pour peindre l’atrocité que vivent tous ses candidats pour l’illusion du bonheur mahorais qui, comme l’a si bien écrit B. Spinoza, « vient de la conscience de notre action et de l’ignorance des causes qui nous font agir ». Adjmaël démontre ici aussi toute sa connaissance des lieux et la nature comorienne grâce à la description limpide qu’il fait de la vie quotidienne au village, son village qui ressemble sans se méprendre à tout village comorien, peu importe l’île, avec ses soucis et l’état d’esprit qui peut l’animer. Il ne manque pas non plus de peindre l’environnement avec la beauté qui le caractérise. La nouvelle s’ouvre sur le village de M’trouni, situé à 17 km de Mutsamudu, en plein cœur de l’île d’Anjouan. Ici, l’auteur dépeint adroitement le paysage et les activités culturelles avant de continuer un peu plus loin sur les ambiguïtés des personnages, confrontés entre les sentiments d’amour, de mépris, de haine et les passions qui les animent. Les portraits qu’il fait des individus s’imbriquent autour des événements ou des lieux qui rythment la vie entre Anjouan et Mayotte (pour ne pas dire d’une manière sous-entendue l’ensemble des trois îles et Mayotte). C’est ainsi qu’il innove dans ce domaine littéraire comorien par son style empreint de vitalité et d’élan, parfois même avec quelques accents de témérités en parlant des mœurs. Adjmaël, en le lisant à travers les mots, semble s’interroger sur l’autre aspect du conflit de génération, par rapport aux descendances familiales, qui constituent encore aux Comores un piège social à l’origine de bon nombre d’amours manqués et source d’une autre forme de désespoir contribuant, du moins dans cette nouvelle, à l’aventure vers Mayotte.

« Ye heri ngiyo ya pvo mdru ya tsiyo »

Quant au titre de ces nouvelles, il suscite à la fois une certaine compassion par rapport au parcours aventurier que prennent ces âmes hantées par l’illusion du bonheur, mais aussi une part d’incompréhension vis-à-vis des raisons qui animent ces hommes et ses femmes qui vont jusqu’à jeter leurs enfants de bas âges à la mer, en se disant que : « si dieu leur prête vie, elles auront d’autres enfants », pourvu qu’ils ou qu’elles échappent à leur passé ; en oubliant qu’un autre sort les attend à la fin du voyage. Le titre est autant susceptible d’engendrer un perpétuel questionnement sur la destinée humaine.

Pour construire sa fresque dédiée à cette cause comorienne, “Au rythme des Alizés” donne donc cette impression que son tissu narratif autant que ses dialogues veulent rappeler indirectement à la mémoire collective du peuple comorien les jalons historiques face à une certaine insensibilité des décideurs politiques de part et d’autres. Cette préoccupation n’est pas nouvelle puisqu’elle ressort aussi dans son recueil de poèmes, encore inédit. D’ailleurs, les quelques vers mis en exergue dans “Au rythme des Alizés” page 43,55 à 58 et 69 à 72 rajoutent un dernier aspect de la beauté créative de notre poète émergeant. Si Adjmaël a bien voulu mettre un grain de finesse dans la construction de sa trame événementielle, il a cependant pris le soin de ne pas créer de “héros” puisque ni Djinam, ni Ziara, encore moins Ba’ta, ne se sont aucunement appropriés ce rôle ; à moins que ce soit l’auteur lui-même qui, avant d’écrire cette nouvelle, s’est lui aussi embarqué dans cette même traversée de la mer meurtrière, pour rejoindre son frère Farid à qui il doit ses études.

Mais après tout, l’adage comorien ne dit-il pas que : « Ye heri ngiyo ya pvo mdru ya tsiyo ! » (Le bonheur est là où on n’est pas !). Voilà la question que l’on se pose en refermant le recueil. Dans tous les cas, cette nouvelle revêt en effet un caractère humain évident qui, au milieu de tous ces drames, ne manque pas non plus de nous charmer entre séparations dans une île et retrouvailles dans une autre île, comme pour fuir l’incompréhension des autres.

Mab Elhad,
Article paru dans la gazette des Comores


“Au rythme des Alizés”
Article paru dans Témoignages le vendredi 22 juin 2007 (page 16)
URL : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=22961