Poésie

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La poésie dans la presse
 

La Poésie Comorienne

Ben Said Issouf EL FAROUK  mise à jour 18/12/2006

L'Auteur
Étudiant en télécommunication à Madagascar et d'origine Anjouanaise, il a vécu les problèmes politiques des Comores avec une grande tristesse. Avant ses études il a toujours habité Moroni afin d'être aux cotés de son père lui-même politicien.
Il s'est décidé à écrire pour ne pas pleurer tout seul pour son pays.

 

FILS DE LA LUNE EN PARADIS

Fils de la lune en paradis
quel enfant sage
être d’esprit vert
esprit ouvert
clair d’être noir
tu bleuiras
d’une richesse colorée d’intelligence.
Ô lumière nourrissante
blanchis l’avenir
fais briller l’obscur futur.
 
Fils de la lune en paradis
matière grise de l’encre
digne de vivre parmi les djinns
toujours écriture
où l’on profite la mémoire nocturne
tu brilleras
tu brilleras d’un savoir doré
poète affamé
l’orange est ta matinée
le soleil , ta journée
la lune, ton vivant.

Fils de la lune en paradis
un astre fin de climat hautain
tu ne pleures que pour arroser
tu ne te vantes que pour mieux te taire
grand espoir de l’Al-Camar
ton cri s’entend car fait baisser les armes
ouvrier de la paix
tu mérites ton shèo.
Ô ciel bleu
de tous les jours
ton petit homme hisse le blanc
dans cette planète bleue.
Tu es le roi
le respect
le somnambule de la paix
le pouvoir te sera conférer
contre ces rouges errants
ces vieux dinosaures.
La faim sera à sa fin
le vivre ne sera à l’envie
la mort fuira à la morgue.
Cette crépuscule écrit mieux
que le harusi devient réel
la lune brille, la lune est libre.

Ben S.I El-Farouk
 

LES CONS-PATRIOTES

Sous ces rafales ; ils se défendent
Le sang de la tête aux pieds, ils bombardent
Comme des borgnes dans le dénuement, ils n’en veulent mais  se regardent
Ils se croient crier la victoire mais ils chambardent
J’ai peur
…de tous ces gens qui veulent réussir en tuant
Ceux-ci ne sont herbage mais gazouillis et fracas destituant
Gloire à la guerre, ils se disent
En se renfrognant, ils sont eux-mêmes or se détruisent
J’ai peur
…de ces cons patriotes qui crient à l’indépendance
Infidèles à la paix, ils créent des futilité et fumisterie
Ils ont ressuscité le dessein du rattachement à la France
Décréter, maltraiter, comploter, arrêter…ainsi beaucoup en furie
J’ai peur
Fuyons ces vils agonisateurs mal juchés
Toutes ces journées éclipsées, aux moments éclairés, vont  hachés
Adieux chers cons patriotes.

Ben S.I El-Farouk
le 17 Août 1997
 

LE COUP D’ETAT

Je suis le président des îles Comores
Je précise bien des trois îles
Chaque jour qui passe, j’ai peur de la mort
Ce n’est parce que je suis francophile
Non, car je pense à l’avenir des comaures
Comaures puisqu’il ne leur reste que l’islam comme fil
Ma tête vaut beaucoup de dollars
Même si je ne suis un recherché mutistes
Ils sont offerts par ces canulars
Or ils sont tous des arrivistes
Ils donnent cet argent à Denard
Pour leur procurer la piste
En assassinant votre chef d’Etat
Il n’occire pas celui qu’ils croyaient
A ma place, je suis tout l’Etat
S’ils m’avaient dit, je devais le leur octroyer
Car je ne suis pas un comorien
Je suis les Comores

Ben S.I El-Farouk
Le13 Novembre1994
 

DEUX MAINS, ON SERA MIEUX…

Vous vous êtes pris de ces gens.
Encourageant pour une longue patience.
Ils sont fous mais ont raison.
Criez, criez, criez, criez et criez.
Criez pour vivre et attendre.
On ne doit que vivre et espérer.
Est-ce peureux de demain qu’il faut tuer ?
On ne doit se séparer car on ne sera mieux.

Vous vous êtes pris sur  ces gens.
Ils n’ont plus d’argents mais ont toujours confiance.
Seuls sans rien à faire dans leurs maisons.
Et priaient,
Priaient, priaient, priaient, priaient sans rien comprendre,
Mais pour au juste respirer.
Très dangereux notre avenir, si vous ne voulez reconstituer.
On ne doit se séparer puisqu’on ne sera mieux.

Vous vous êtes pris pour ces gens.
Intègres immergents de la grande méfiance.
Immigrés du système pour attiser le tison.
Triez, triez, triez, triez et triez,
Entre les Comores et la France, l’île ne va se rendre.
Voulant gagner leurs vivres et bien s’enivrer.
Véreux, escrocs ; juste pour ne plus restituer.
On ne doit se séparer doute de n’être mieux.

Vous vous êtes pris à ces gens.
Car ils luttent contre la grande distance.
Ils ne vous laisseront pas nous donner cette poison.
Riez, riez, riez, et riez,
Mais la France ne revient, rien n’est à prétendre.
Même devant la mort, rien ne va s’empirer.
Et très heureux, on aura à s’habituer.
On ne doit se séparer ; deux mains, on sera mieux…  

Ben S.I El-Farouk.
 

L’UN DES PANS DANSE DANS L’INDEPENDANCE

Il était temps 
Ô! qu’il était temps
ils ont hélé d’honorer leur pays
ils ont voulu être libre
ils ont voulu qu’on soit libéré
combat sans précédent
combat sans bain de sang
…qu’on bat avec toute puissance.
Brusque sentiment de manque et de regret.
Ca musards, oisifs ou flâneurs
ils ont affairé pour la bonne intendance
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
Ô!créateurs, pères, promoteurs et auteurs. 
Votre âge vit avec l’âge de vie de l’indépendance.
C’était un groupe de braves affamés
de graves assoiffés de l’indépendance
ils subirent tout genre de corvées
ternirent et vilipendèrent pour arriver à éradiquer un fléau
celui de travailler, de travailler, de travailler et de travailler
sous gouvernance 
sous ordre
et sous mauvais économat de leur patrie 
pour le bravissimo d’un pays : le maître au pôle
 ils ont gagné car ont eu la première bataille
seulement il reste à la future génération de montrer fierté.
Elle doit vivre et vivre pour montrer bravoure     
même si l’île …, sœur des trois autres, a craché sur  son idolâtrie
ils se prennent pour des rois dans un pays des aveugles
mais on voit tous car dans cette quadrette
rien ne peut nous célébrer que l’entendement
alors il ne faut pas que :
l’un des pans danse dans l’indépendance.
Soyons tous souffrants dans notre pauvre patrie
un jour on criera à la grande victoire
car on se vantera aussi de votre retour parmi les vôtres.
Gloire à l’indépendance.
Gloire à l’indépendance.
Gloire à l’indépendance.

Ben S.I El-Farouk
Le 29 juin 2006

Comorocide

Envies folles d’un enrichissant pouvoir
Dont l’assassinat du président vaut un devoir
Déphasés mentaux de la patrie,
Dont mon cœur brisé caresse sans mépris,
Vous condamnez mon pays en l’habituant au pire
Il est temps de panser pour qu’on respire
Sachant que ce dont on vit,
est cause de vos envies.
Oublier les coups d’Etat dans nos mémoires,
Eviter les idées du passé noir
Crime après crime des mandats finissaient
Laissant un futur mal tracé ;
Cela est notre propre suicide
Cela est le comorocide.
Quand on voit tout ce qu’on se  fait subir
J’ai peur mais je ne peux rien dire
Comprenez alors mon écriture
Pour qu’on puisse réduire les fractures

Ben S.I El-Farouk
Le 20 novembre 2006

Eldorado

Sous aucun espoir de voir la lumière, ils partent
Partis dans le massif mouvement des clandestins
Ceux qui fuient la vertu pour le silence
Croyant à un retour riche
Pouvant nourrir ses bouches
Loin dans la mer aux côtés des djinns de la lune
Ils cherchent la terre prise, la terre promise
Celle où ils n’auront aucun droit
Celle, malgré qui est la leur
Ils y vont quand même
Forte tempête, sans gilets de sauvetage
Cette quarantaine de désespérés voient venir la mort
Vague après vague, ils avancent
Sans le moindre choix, droit toujours devant.
Tout près, ils échappèrent à la surveillance marine
Et arrivèrent à l’Eldorado.
…là, ils auront tout le temps à se cacher,
Ils sont dans une zone interdite,
Leur terre française

Ben S.I El-Farouk
 

Esprit obtus

Que de maux partout
Brisant nos cœurs surtout
Doux esprit sans finesse
Pénétré par de hautes bassesses
Ignorant le but du risque pris
N’écoutant que la rébellion son favori
Ne sachant rebiffer pour mieux produire
Alors que l’espoir fou va le détruire.
Partie visible de la soif et de la famine
Offrant au Babylone cette âme très divine.
Esprit fou, vole de tes propres ailes.
Arrêter cette histoire de survie, de querelle
Serait perte d’une consciente guerre
Honorant un engagement solidaire
Esprit obtus,
Suis le bien
Oublies le mal
Suis tes frères
Oublies la métropole.

Ben S.I El-Farouk
 

La troïka

Ils ont voté des gouverneurs
Et les appelèrent présidents,
Ils ont opté pour de nouvelles lois
Et offrirent de bonnes proies
A chacun son île
Règne sous mandat vil
Régimes sans importance
De trois îles sans différence.
Régimes précaires
Causes parfaites de guerre.
Dictature dans chaque Etat
Dont trois ne vaut qu’un
Legis gratifiante ou choix satisfaisante ?
Objectif d’enrichissement
Pour ceux qui sont perdus
Mieux abuser de nos îles
Et faire leurs fortunes
Sur ce,
On mérite de nouvelles règles
Pour que cette troïka
N’en fasse qu’un Etat
D’une seule Nation
Et qu’en vive la fiesta.

Ben S.I El-Farouk
 

L’UN DES PANS DANSE DANS L’INDEPENDANCE

Il était temps 
Ô! qu’il était temps
ils ont hélé d’honorer leur pays
ils ont voulu être libre
ils ont voulu qu’on soit libéré
combat sans précédent
combat sans bain de sang
…qu’on bat avec toute puissance.
Brusque sentiment de manque et de regret.
Ca musards, oisifs ou flâneurs
ils ont affairé pour la bonne intendance
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
croire au courage et à l’intelligence de ces âmes immortelles
Ô!créateurs, pères, promoteurs et auteurs. 
Votre âge vit avec l’âge de vie de l’indépendance.
C’était un groupe de braves affamés
de graves assoiffés de l’indépendance
ils subirent tout genre de corvées
ternirent et vilipendèrent pour arriver à éradiquer un fléau
celui de travailler, de travailler, de travailler et de travailler 
sous gouvernance 
sous ordre
et sous mauvais économat de leur patrie 
pour le bravissimo d’un pays : le maître au pôle
 ils ont gagné car ont eu la première bataille
seulement il reste à la future génération de montrer fierté.
Elle doit vivre et vivre pour montrer bravoure     
même si l’île …, sœur des trois autres, a craché sur  son idolâtrie
ils se prennent pour des rois dans un pays des aveugles
mais on voit tous car dans cette quadrette
rien ne peut nous célébrer que l’entendement
alors il ne faut pas que :
l’un des pans danse dans l’indépendance.
Soyons tous souffrants dans notre pauvre patrie
un jour on criera à la grande victoire
car on se vantera de votre retour parmi les vôtres.
Gloire à l’indépendance.
Gloire à l’indépendance.
Gloire à l’indépendance.

Ben S.I El-Farouk
Le 29 juin 2006