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La Poésie Comorienne

Mlozi KARIBAHARI mise à jour 17/08/2005

 

L'Auteur
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1

A MES ÎLES

Je plante vos noms dans le champ
De mon âme reverdie par vos sourires
Sur mes sincères mots de chaque jour
Sur mes franches pensées de toujours
Je vous crie à mes amours Les Comores
Et là-bas dans ces contrées lointaines
J'irai par les ruelles tentaculaires
Apporter de tes nouvelles à tes enfants immigrés
Qui font le tour du monde en écoutant
Murmurer les voix limpides de ceux qui souffrent
Qui espèrent et attendent la floraison des prairies...

Karibahari.

2

Trois notes de musique résonnent
Douces mélancoliques sans être mornes
Un coeur perdu se réveille attentif
A cet air à la fois magique et plaintif
Et qui s'amplifie au fond de l'âme en cage
Les trois notes de musique sillonnent les nuages
Emportant dans leur verve un sublime rêve
Un rêve paré de mots insensés d'espoirs brisés
Ô mon Dieu ! N'écrire sur cette page martyrisée
Que quelques lignes noires de musique fraîche...

Karibahari.

4

REMEDE IGNIFERE

Va
Jeunesse
Jusqu'au bout de ta folie
Soit
La fleur de l'âme de ta Nation
Soit
Le mot qui encensera la Raison
Car vois-tu
La langue a soif et le coeur s'enflamme
L'oeil s'épanouit et l'aurore luit
Alors
Ne pas être
Le mal d'une ombre grisonnante
La démesure nuisible d'une fable
Le tumulte d'une morose nuit

Va
Jeunesse
A travers la rivière ensanglantée
Jusqu'au bout de l'océan igné
Assainir ces ondes aux larves toxiques
Et comme un tourbillon de souffle
L'espoir s'évapore s'éteignant à l'horizon
Un mot une image
M'étouffent m'asphyxient m'insurgent
Ce n'est que délires et fièvre
Te voilà nouveau-née jeunesse
A la mort du non regretté SEPARATISME...

Karibahari.

3

Comme le murmure des vagues
Qui brise le voile du silence
Comme la chaîne d'ombres
Qui fond en chaudes larmes
La mélodie qui s'achève
Se noyant sous les doigts
Agités d'un foetus en sueur
Un Archipel quatre soeurs
Respirant les maux d'un air pur
De l'océan blessé...
Karibahari.

6

Ma main te déteste
Mes yeux te haïssent
Toi froideur
Qui occupe l'âme
Du politique comorien

Karibahari.

5

REVIF

Ô Haines!
Rythmes ta soif
Ô Ombre de la Mort!
Liqueur empoisonnée
Au delà de ta monstrueuse frontière
L'ovate est neutralisée
L'infâme ivrogne privé de sa nimbe
Se nourrit d'une féroce rancoeur
Où sont passés les indigètes?
Quand on a que la haine
Comme seul compagnon ami fidèle
Et qu'on est sans espoir d'un séjour éternel
Ici-bas
Peut-on adoucir toutes ces âmes démunies?
Comment briser cette monotonie jusqu'ici inviolée?
L'homme dégoûté impuissant
Aurait voulu ne pas naître
Être en sursis et refuser
D'abattre l'hêtre déjà né...

Karibahari.

8

PRIERE D'UNE MERE

Ô mon Dieu !
Le Bénisseur
Ô mon Seigneur !
Le guérisseur
Quel mal ai-je fait?
Quel que soit mon forfait
Jour et nuit je ne cesse de prier
Sur l'âme de mon fils déshabillée
Ô Grand Maître
Oserai-je moi esclave parmi tes esclaves
Te réclamer cet enfant qui est Ton sujet
Moi qui suis si chagrinée dérangée
Au point de finir ma vie dans cette cave?

Pourquoi As-tu déraciné si tôt cet arbre
Qui ne se connaissait d'ennemis que les ténèbres?
Lui si neuf d'esprit ébloui de tendresse
Qui ne s'est jamais baigné dans le lac impur
De cette jeunesse étincelant de luxure?
Etais-je jeune pour mourir à sa place
Moi qui ai vu briller mille soleils
Qui ai déjà obtenu tant de grâces
Goûté à tant de franches merveilles?
Je n'ai plus la force de Te haïr
Mais mon âme se remplit de haine
Contre ces apôtres qui sans peine
Ont empoisonné les esprits de nos enfants
Seigneur!
Laisse-moi ne serait-ce qu'une nuit lui chanter
Cette berceuse qui illuminait ses nuits d'insomnies
Et pour une dernière justice Ô Ciel
Laisse-moi revoir son visage
Seigneur!
L'heure saigne
L'heure aux aiguilles tranchantes
Aux tentacules étouffants je T'appelle
Du fond des limbes infinies
Au secours de son âme innocente
Je T'appelle du fond de mon coeur qui flambe
Pour consoler ces femmes qui comme moi
Ont crié chanté dansé la naissance d'un enfant...

Karibahari.

7

SOUPIRS PRIMITIFS

Ma nuit
Est voix qui gémit
Ma nuit
Elle est libellule
Qui répand l'espoir
Tantôt Tourments
Marquée d'obstacles
Spirituellement excitants
Elle est un feu sacré
Qu'aucun miracle
Ne saura éteindre
Belle et nue
Ma nuit
Est longuement silence
Qu'une présence
Invisible brise
Les remords regrettés
Les rancoeurs rejetées
Comme les plaintes de la mère
Qui accouche
Ma nuit est parfum
Elle est soif et faim
Qui enivre à la fois ensorcelle
Un océan hanté de soupirs
Secrète et tenue
Comme le bas d'une inconnue
Aux seins qui enflamment
Ma nuit
Est un oeil privilégié
De nos pitoyables légèretés ...

Karibahari.

9

LA JUSTICE COMORIENNE

Elle est une chienne
Qui n'en finit pas de gémir
Elle est une femme
A un seul sein
La justice
N'est-ce pas enfanter d'un monstre
Dans une serpillière usagée ?
N'est-elle pas un oiseau voyageur
Porteur d'un message fatidique?
C'est du vomi étalant mollement
Son imagination débordant et dégueulant
Son trop plein d'angoisses et de libidos étouffés
Un mot de passe qui ouvre les portes de l'enfer
Enfin
Notre justice à nous
C'est gober la lune et les mouches
Avec beaucoup d'application...

Karibahari.

10

RÊVE D'ÎLIEN

Un éclair d'amour
Avant de trahir
Un regard interrogatif
Sur une tâche d'encre noire
Noire de sang noire de désespoir
Sur deux prunelles
Ouvertes de l'intérieur
Pour un monde éphémère
Où des images furtives
Jadis sacrées et belles
Se meurent avant d'avoir existé...

Karibahari.