Poésie

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La poésie dans la presse
 

La Poésie Comorienne

Hassane MSAIDIE mise à jour le 19/11/2005

 

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CHRONIQUES LOINTAINES

Nos nuits dérobés

Chant

1

 

 nous

 trépassons dans

 

 nos obscurs

 visions

  

l’éternel

douleur d’

ici-bas

 

 va

 ami

ennemi

 

mal de

mille

milieu

l’éternel

douleur

d’ici-bas

2

 

Je criais au

hasard parmi

les aveugles

 

ma parole de

solitude

sanglote mes

tristesses

nuits lugubres

3

  

la porte du néant

m’est ouverte

 

dans un nuit de

chant mélancolique

 

ainsi

tout est vision

faux maïeutique

4

  

le trépas

 

dans nos

coeurs

enchaînés à

son empire

 

amer réalisme

5

 

 j’ai bu mon

ennui

quand

tu es parti

  

ma

seule et

subite

solitude

  

et me suis-je

trouvé au

sommet de

l’empire chagrin

au coté de

l’immuable douleur

6

  

j’ai entendu ta voix

dans un nuit

  

j’étais tout pâle

frissonnant l’air noir

de la glèbe solitude

  

et tout blême et esseulé et

je me suis réveillé

dans le néant sombré

par ton absence

 

j’

ô perle de ma vie

ai crié : seul,tout seul

dans ce lit froid

7

 

cette nuit

  

nuit triste

nuit sans étoile

ni voix

ténèbre infernal

je vois

 

 ô reviens

clarté

de nos jeunesses

consommés

  

reviens

dans nos vieux

sommeils dérobés

8

 

je priais au désert

dans le creux du

sable tranchant

 

 je dansais à la demande du

vieux spleen

 

 je dormais avec les

enfants de l’ombre

 

tétant le sein froid des origines

pour arriver à toi

  

lumière

9

 

au tam-tam

joie est baptisé

dans nos terres

  

tam-tam souvenir

lointain

  

la mère berceuse de

nos larmes

avalés

10

 

j’ai toujours

chanté

ta race toi

maître

  

et ma race

  

est issue des

milles ancêtres de

sang d’ébène

de khôl enfermé

dans mon âme

nos origines profondes

11

  

et je dis

ma parole est le feu

 

 et je dis

l’amitié

 

 et je dis

la liberté

 

 éclater et

triompher

12

 

chant funéraire

chant monotone

chant

  

ô chant

mutilé chant

désolant chant

rythmé en larme

chant ô chant

du fond de l’âme

 

 chant des pleurs…ciguë

chant affligeant

  

chant lent d’une deuilleuse

13

 

 les images tourbillonnent en masse et folie

en flots    spectre chimérique

aux idoles fantômes livides

mort bariolé  ficelle

l’esprit au tournis suicidaire

  

j’ai bâti l’arène de la folie

l’harmonie castré     eunuque de joie paternelle

 

j’égrène mes peurs   j’égrène ma

perte

14

 

comment

écrire ô

nuit

sombre

l’histoire de ma

folie

  

ô vie

volé

 

ô la peur de la

 mort en

nous  vous

 

pauvre

cœur

trahi

 

la mort là

en nous

  15

 

quel homme pour

m’offrir la

coupe mielleuse pour

adoucir ma

douleur

 

ami

voila la

nuit

 

la nuit aux

milles

mains

étranglant

   16

 

seul nuit

 

seul et nu

 

 je m’en

allait

honteux et

humilié à

travers mes

anxiétés

 

Seul nuit

Seul et nu

   17

 

la revoilà

encore

sortie d’on ne sait

ou comment

ni quand

 

venue avec

ses griffes d’enfer

ses accroches étranglant

ses images de terreurs

 

ses crocs

d’un chien affamé

revenant

des ténèbres

 

la peur

  18

 

 le cri a

tué le

silence

 

 le silence ô

dort dans ton

profond

sommeil

solitaire

L’exil

   1

  

les morts s’en

vont sous terre

  

à la racine du vivant

  

de renaître dans

leur froid lit

toit d’éternel

absence

   2

 

quand la

nuit

viendra nous

aurons le

temps de

parler bas

à nos morts

absents le

jour

3

 

et nous avons gardé

nos souvenirs pour de morts

inconnus

 

des prières à leurs

repos

 

des larmes

gravés dans nos

cœurs pour

eux

4

 

gardons nos

sourires avec eux

gardons les

souvenirs d’eux

 

ils verront le

jour avec nous

5

 

le cri

résonne

à perpétuité

dans des cœurs

en deuil

 

depuis le

premier jour de

l’absence

6

 

le cri

résonne

d’outre souffrance

dans des

cœurs toujours

fragiles

 

du perte de

l’un de

nôtre

   7

 

le cri

nous vous a

réveillé du

sommeil

 

les larmes déjà

au front une

lueur de deuil

 

partout

des pleurs le

village se plaint

dans l’innocence

 

la triste nouvelle

au loin les voisins

partagent la

houilleuse fatalité

  8

 

 y’a-t-il

foule

pour des morts

en solitude

d’être esseulés

dans nos villages

sans musc

ni ambre ni

fleur

9

 

lourd

ô vérité

 

qu’il est

profond les

larmes

versés par

des yeux nus

  

apprenant qu’il n’est

plus parmi

nous

10

 

adieu

adieu donc

vous frères de

souffrances

vous amis compagnons

de misère

vous

voisins de

douleur 

Mémorial du lagon

1

 

le poète dit :

tu pars

 

que ton chemin

ne soit pas désespérant

 

ton sort un

cauchemar ignoré

2

 

où vont-ils

emportés par

des vagues  de

ténèbres

 

ils s’en

vont avec

leurs hallucinations

perdus leurs

songes brisés

3

 

ô toi

qui fuit

 

 va

avec ton image

  

apporte ton

odeur avec

  

ne nous

laisse avec

des souvenirs amers

non plus des

orphelins

avec nous

4

 

ô cœur vivant

femme immortelle

femme fertile

 

pars-tu

quittes-tu

trahis-tu

 

nos liens unis

nos …….

 

depuis est né

la mausolée du clandestin sans nom

5

 

le poète dit :

compagnon

pose ma

tombe

dans le lieu

du premier cri

de souffrance

 

Le poète dit :

compagnon

gravé sur ce…

 

un sycomore abattu

6

  

la nuit était

plus noire

dans nos voyages

funestes

 

amours,larmes

emportés par les

vagues

 

d’où viens-tu

voyageur

sans stèle

  

très loin, très loin

au lointain du glèbe

des coeurs lassés

7

 

 leurs cœurs battaient à l’impatience

d’un chose :

  

ha !

l’espoir mutilé

8

  

les têtes baissés

les visages sombrés

ô brûlés par le

feu du désespoir

 

 car

ils étaient là

  

mourir ou

atteindre ce

lagon

9

  

il n’y aura ni

plainte de

tourment ni

deuil à

eux

 

  les images sont

vilaines

errants dans

nos âmes

10

  

ombre    sombre    diable

bouteille à la mer

robe de nos destins anémiés

aube des  horreurs

aube des morts sans sépulcres

somme de tous nos malheurs

somme de tous nos déceptions

11

  

je cherche

vérité dans

l’ombre

  

des habitants

fuient

loin

du lumière

 

 embrassant

les vagues

espoir incertain

 

 l’horizon

pâlit dès

leur départ

 

Prisonnier de D¨¨

1

 

mon refrain

est un

fusant permanent

battu

lointain et

natal

 

nuit et jour

j’habite

le remous

 

des mains visqueuses

qui me tiennent

2

 

 

le jour se lève

aube

joie

 

des férules mercenaires

  

 les flammes maîtres du

cage

3

  

nous avons vaincu nos transes quotidiennes

de penser à toi

 

ô corps

labouré

mutilé

tracé

enseveli dans des sacs

4

 

s’il faut attendre

j’attendrais

 

s’il faut avaler

patience

pour la première

crépuscule de

ma vie

 

je le ferrai

 

et j’attendrais jusqu’au dernier seconde d’un espoir

jusqu’au dernier nuit

de la nuit atroce

 

mains tortueuse

mains voleuse

mains invisible

 

mains épine

mains tempête

mains invisible

 

mains caméléon

mains diable

mains invisible

5

  

il y aura

foule

pour des

mains enchaînées dans des

  

 maisons

privés d’

humanisme

  

oui il y’aura

foule parmi

nous parmi vous

pour voir le l’aube

6

 

il y aura

feu

demain

à l’aube

du premier jour

  

il y aura

folklore

de joie au visages

pour nos sourires

perdus

  

il y aura

foule

pour cœurs

mutilés

7

 

mais viendra ce jour

où il s’étale dans le boue

 

 le sourire échappera nos visages

la joie habitera nos villages

  

mais ce jour viendra

où son histoire sera gravé

au cimetière des diables

8

  

          à la mémoire des enfants de Soweto

 

tranquilles devant les

kalachnikovs

assoiffées

des cœurs

  

impatients de

libertés

  

leurs regards

étaient un

combat

infini

suspendu aux

supplices et

  

la liberté

9

 

sur tes sanglots

suturées de

supplices

 

voici nos mains

tracés comme les

tarots

nos patience

avalés

10

 

fusillé

endeuillé

 

des âmes

mortes le jour

vivantes la nuit

11

 

Jusqu’à la souffrance

je me consume

en aimée

  

ô aimée

répudiée de

mes pensés

aura des

douleurs enfouis

dans la longue

nuit quand il nuit

la mort   la vie

12

 

Il vient de

renaître

  

on n’espère pas

le voir le

Jour

  

il vit la

nuit une

éternité

  

mais ha !

il a disparu puis

disparu

13

 

le soleil se précipite dans

l’autre coté

la clarté s’assombrit les

étoiles apparaissent

 

puis

d’un dernier pas

l’homme s’éclipse

 

et puis

on entend qu’un refrain :

« disparu puis disparu »

14

 

l’homme attend

que l’on

vient de

réduire ses

jours de

vie

 

conscient et

calme et

la porte s’ouvre et

il demande :

« ma demeure

est épargné de

ses supplices ?

-          oui,et

ta mort est

déjà annoncé,

statue l’ombre du mal.

-          maintenant

vous pouvez

m’assassiner,

clame - t-il ».

15

 

en face la

porte de la

mort close

 

pour des

vivants

 

ô cœurs

arrachés

souillés des

crachats

torturés d’

épines

16

 

ce jour en

cactus et

ce nuit en

schlague

 

 

ce jour

derrière les

fers d’amertumes

derrière des murs

tortueuses

17

 

sur  tes mains

tracés vont nos

peines en

deuil de tes

tourments    

 

sur tes mains

voici

le jour en

espérance

 

 nos délivrances

 

 sur tes mains

 

voici

l’eau

survie

de nuit

atroce

 

ô nuit

qu’il est profond

tes empreinte

18

 

que voulez-vous

nous étions aux

chaînes jusqu’au

matin

 

 cloués de terreurs

 

l’œil du chien rodait

autour de nous

en monstre affamé

  

que voulez-vous

il n’y a eu que

des cactus écussonnés dans

nos cœurs

19

 

il était

heureux

 

 son regard

s’élargit à cet

horizon infini

  

de renaître en

terre neuve

  

sans lézard

ni caméléon

ni toit en

taule

 

Jusqu’…

I. Bâb el-Mandeb

Ou la porte des larmes

1

 

tant des larmes

laissés là

  

tant d amours

déchirés là

  

tant des sentiments

enfoncés là

  

tant des désolations

éprouvés là

  

on était rien

 

l’aube du temps !

2

 

jusqu’aux chaînes

dans des palais

 

des souvenirs

arrachés

 

des amours

castrés

  

dans des harems inconnus

II. Congo-ocean

(les rails du sang)

1

 

jusqu’à nos morts

nous sommes

forcés à

résister

 

jour et nuit

sous les tonnerres

sous les ténèbres

sous le soleil torride

2

 

il se tenait droit

vers nous

 

un soumis le couvrant

du soleil

 

et

nous

jusqu’au

travail à perpétuité

nous sommes

condamnés

3

 

 il est dans

sa calèche

loin du

soleil et

du corvée

 

loin de la poussière

qu’on aspire et

qu’on accepte

 

loin  à

 

admirer nos

peines