Poésie

KARO LE PAS 

Said Ahmed SAID YASSINE

NOFUMU MMIDJINZE 

K.A.
 

Ahmed ABOUDOU 

Sadani 

Mara 

Reno 

MAB Elhad 

Kassim MOHAMED SOYIR
 
Ali Mroivili (NAPALO)
 

Nassuf DJAILANI
 
Rolande GALAZZO
 
ANSSOUFOUDDINE Mohamed
 
Mlozi KARIBAHARI
 
Hassane MSAIDIE

Mahamoud M'SAIDIE
 
Adjmaël HALIDI
 

Saniati ZENABOU

Ben Said Issouf EL FAROUK
 
Hadji Mbaé Madi
 
Soulé Abdou Oumouri

Abdoul Aziz Fadhuili

Abdelfatah Nadjloudine

Balwan

Fred Dharma

René Joomun

Daoud Djalim

Abdou Djohar

Hassani Soulé

La poésie dans la presse
 

La Poésie Comorienne

Pour une poésie qui ose dire son NON ! (2)

salut les gars,

Si j'avais une mission quelconque sur les bangwe, je dirais "échec et mat" Tsifude!Pas de réaction! On dirait Don quichotte, en guenilles, ballotté dans les remous d'un combat stérile contre des moulins à vent. VOOOOOOOOO! OOOOOOOOOV! But, As I'm "a poor lonesome cowboy", j' trace ma route, avec le souci de vous faire iech, quand même!

Un chouia!

Inch'allah!

Pour vous plaire j'ai mis un bémol aux mots gros et ai retrouvé des mous mots .

La poésie, qu' ès aco ?
Pour ceux qu' attendaient la suite, la bave aux babilles, n'en pouvant d'impatience et maudissant ma paresses, nous allons reprendre notre clairvoyance théorique, (c'est dans la fièvre, qu'une société évalue sa véritable température), en vue de poser les jalons d'une poésie nouvelle et anti-classicisme linguisticolonial. …Nous voulons une poésie qui embrasse le lexique impromptu des langues connues. Le coup de force du vernaculaire pour moduler le tempo du français. Non pas pour éviter les difficultés, sha, pour revendiquer , un nouveau rythme pour la phrase, une nouvelle sensualité, née de la réunion des deux. Rassurez-vous, les gars, ce n'est ni exotisme facile, ni exercice fatal. C'est une musique faite de beaucoup de noirs pour une blanche (putain, le pied!), à chaque verset, à chaque strophe, à chaque silence, et non pas comme c'est souvent l' cas dans la pratique d'une écriture longtemps usitée (n'est-ce pas? ), ces "blancs"," vides","oublis" ou "méconnaissances" tenaillant les neurones, car le vocabulaire est dans le dico mais absent de la tronche. Si j'ai pas l' mot dans son immédiateté, j'use de celui qui m' traverse l'esprit: Décrire la réalité avec un vocabulaire local, qui ne peut être remplacé par celui de l'approximation française:Une "cabane" n'est pas synonyme de " Vala", "Banga" .On n'est pas. au Canada, que j' sache!Cabane possède sa propre fonction, ses propres codes utilitaires, "une vala" aussi. So, si "cabane" rate sa cible, "vala" tire et touche! Ce, pendant que la phrase est belle et relate au plus juste, l'idée qui démange!

"Que sont ces rumeurs avalées des vala,
Silence sous couvre-feu
Dans le noir absolu des premières louanges du magh'rib?
La vie, Sania, la vie en plus…"
Haya!
De l'allégorie au mythe personnel

Nos mythes personnels ont place dans le corps textuel: La mer, la merde séchant au soleil sur la plage .Mer, soleil, plage= Merde, est un spectacle ,enfants, qui nous a beaucoup marqué, du moins pour ceusse que la plage a longtemps servi de dépôt, après fin de jeûne. La merde a sa place dans le poème, encore faut-il qu'il signifie autre chose: La réalité n'est pas dans le visible, mais dans le sensible. C'est de la sorte que se découvre la littérarité de l'anodin. On dira plus, "je pense donc je suis" (cogito ergo sum), mais, "je sens donc ça pue "(putois ergo sensum)!Sérieux! Une manière de s'extraire de soi pour aller vers l'extérieur, cet extérieur étant une société injuste, un marché aux poissons, une assemblée de comploteurs, un groupe de miliciens ou un enterrement de noyés de 15 jours, sur un kwassa kwassa entre Pomoni et Pamandzi. On sait que tout ça, schlingue! Le principe du mythe, réside dans notre capacité à ne pas exclure notre propre vie sociale du poème! Seulement à la "métaphoriser" et à la métamorphoser. Jusqu'à en faire l'objet central du poème. Inattendu, irrévérencieux et peu amène envers les hypocrisies. Un mythe personnel et récurrent. "[…]Leurs croupes matinales Comme une haie d'arbustes enrobées d'engrais Peignent au soleil les œuvres éphémères appréciées des n'tasi La mer en ressac et au rendez-vous Drainera vers les lointain rivages L'essence même de la cuisine de nos mères… Ainsi vont les vagues….. [..].Moulées de putréfaction Ainsi meurent les valeurs culinaires Dans la grande malaxation de tous les déchets […] Magnifié, le caca rejoint au pinacle d'une spécificité océanique, la rose inutile de Ronsard et les pleurnicheries catholiques des poètes en mal de rédemption. En filigrane et dans une succession de houles, flux et reflux, il concourt au développement halieutique de la planète, étant entendu que nous entamons de nos îles, un exil préliminaire par le déversement cathartique de notre merde. Ouf! Ca fait du bien par où ça passe ! On peut, dans une progression d'un processus organique fondamental, cet acte quotidien somme toute banal, (sauf pour les constipés) décrire au détail, le contenu de ce voyageur sans frontières (manioc, banane, lait de coco, ail, cumin, H20…), sans perdre l'expression poétique. Tout simplement, parce qu'en poésie "rien ne se perd, tout se sécrète".
J'ai du mal avec les mous mots, cut (coupez !) Pause pipi, les enfants !
(prochain chapitre : Du mythe obsessionnel au suicide (linguiforme) collectif )
Pour l'œuvre qui servira d'acte de naissance à la poétique du renoncement "Mpvandzi Gupango Pandzi", il faudra montrer un peu plus d'enthousiasme les gars, car c'est pas rigolo de kozer aux fantômes ; mais comme dit le proverbe "nul n'est prophète en son gourbi" A ciao bientôt ! Dans XXII jours, Sonia !

Le tchétchène

(j'ai changé de nationalité bikoz les dinos, piranhas et autres crocos)