Poésie

KARO LE PAS 

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K.A.
 

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La poésie dans la presse
 

La Poésie Comorienne

WASM

 

L'Auteur
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CHANT LUNAIRE (1)

  

Pour cet océan qui, dans la pénombre de l'aube,

Murmure son tourment,

Pour cette écume qui, sur la grève ensuquée,

Epand sa douleur,

  

Pour ces frêles pirogues qui, dans le crépuscule rouge-or,
Fendent l'onde jusqu'au lointain Raya,

Pour ces houes qui, mollement,

Embrassent la terre ancestrale,

  

Pour ces monts aux yeux médusés,

Témoins des espoirs immolés,

Pour ces djinns amers et impuissants

Dans leurs abysses-mouroir,

  

Pour ces kussi qui d'aubades en sérénades

Bercent encore nos toits de pailles,

Pour ces visages de femmes-douleur,

Pour ces visages de femmes-espoir,

  

Pour cette Lune, belle et magnanime,

Je romps le silence.

Poète muet, dans ma tombe de douleur,

Je romps le silence.

  

Car il viendra ce jour où le sang de l'Astre-martyr,

Tel le feu de ses entrailles, jaillira de nos veines.

  

Car il viendra ce jour où son sanglot,

Par mille fentes, atteindra nos cœurs.

  

Pour cette Lune, belle et magnanime,

Je romps le silence.

Poète muet, dans ma tombe de douleur,

Je romps le silence.

  

Car il viendra ce jour où l'ombre de ses Fe

Parlera dans nos rêves agonisants.

  

Et en ce matin nouveau où l'émeu sera bundi audacieux,

De ses mille feux antiques, la Lune luira.

   

W.A.S.M

 
CHANT LUNAIRE (2)

 

Parfois dans nos rêves-tourments,

Lorsque viennent danser les souvenirs des nuits d'Eden,

Nous voyons, parée ainsi qu'une belle  reine,

Une lune chevauchant un beau firmament.

 

Parfois dans nos rêves-douleurs

Lorsque se répandent les fragrances des joies lointaines,

Il s'élève une voix triste et sereine,

Complainte discrète d'une mère en pleurs.

 

Hélas! Hélas! Ainsi que des Gawa pleins de gaieté,

Nous avons fendu l'air opaque sans répit

Vers les prometteurs épis.

L'ailleurs était beauté et félicité.

 

Mais Combien parmi les enfants rêveurs

Vomissent du métal et croassent leurs peines

Aux portes  de leurs rêves hellènes?

Ah! Est-ce donc le bonheur ?

  

Aux soirs  mornes et solitaires,

Nous voici errant sous le froid de ces lointains ports

Telles des ombres au triste sort.

Que sommes-nous devenus mère?

 

Maudit soit notre rêve d'un ailleurs ravissant!

Maudit soit notre destin fêlé!

Car il est temps! Il est temps de nous en aller,

Vivre et mourir pour l'amour de notre antique sang.

 

   

W.A.S.M