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Politique |
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Discours du Président
AZALI à Genève |
UNION DES COMORES
Unité - Solidarité – Développement
DISCOURS
de Son Excellence Monsieur AZALI Assoumani,
Chef de l'État, Président de l'Union des Comores
Au Sommet Mondial sur la Société de l'Information
Genève, 10-12 décembre 2003
Excellences Messieurs les Chefs d'Etat,
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégation,
Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies Mesdames et
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
L' Union des Comores, mon pays, se réjouit de cette heureuse initiative de
rassembler ici, à Genève, dans cette belle ville chargée d'histoire, les
Dirigeants des différents pays et d'Organisations internationales diverses.
Je suis heureux, au nom du Peuple comorien, de participer à cette réflexion
sur le devenir du monde et sur l'exigence de partager les responsabilités,
afin de garantir l'épanouissement de l'homme.
Permettez-moi de féliciter et de remercier le Président de la Confédération
helvétique et tous les dirigeants de ce pays, le Secrétaire Général de
l'Organisation des Nations Unies et ses collaborateurs, pour la parfaite
organisation de ce Sommet et pour les très bonnes dispositions prises pour en
assurer son bon déroulement.
Je suis persuadé que les résultats de cette première phase du Sommet Mondial
sur la Société de l'Information garantiront un succès mérité à la deuxième
phase qui se tiendra a Tunis en 2005.
Mon Ami et Frère Le Président Zine El Abidine Ben Ali, voudra bien accepter
mes chaleureuses félicitations, pour avoir bien voulu abriter cette rencontre
internationale dans son grand et beau pays. Je lui assure de l'appui
multiforme, de l'amitié et de la solidarité du Peuple comorien.
Mesdames et Messieurs,
Les mutations qui secouent le monde, bouleversent les repères, imposent à
chaque fois une autre vision, une autre compréhension du temps et méritent
d'être maîtrisées, pour être au service de l'homme.
Le monde a besoin aujourd'hui d'une société de type nouveau qui refuse la
marginalisation et l'exclusion, qui reconnaît la dignité et la responsabilité
pour chacun, qui s'affirme davantage dans la complémentarité et la solidarité,
pour la survie de tous les pays et la sécurité de tous les Peuples.
Rien ne doit être négligé pour renforcer la paix dans le monde. Nous sommes
véritablement tous égaux devant la peur, l'angoisse et l'inquiétude.
Désormais, plus que jamais, le monde est Un et indivisible et la vie le
démontre chaque jour, que le destin de tous les hommes, de tous les Peuples,
dans chaque pays et à travers tous les pays, est intimement lié.
Chaque homme sur cette terre a droit aux bienfaits de la nature et doit
bénéficier de la formidable éclosion de la science.
Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ouvrent de
nouveaux horizons.
Elles sont un formidable levier et un accélérateur du développement. Elles
développent la citoyenneté et peuvent rapprocher l'administration de
l'administré.
Mais, elles peuvent aussi être un outil d'oppression, d'aggravation des
inégalités, d'approfondissement de la fracture sociale.
Alors, encore une fois, il faut interpeller la conscience universelle pour
impliquer positivement la volonté politique et ne pas se défausser pour
refuser que cette chance unique ne soit à la disposition d'une seule catégorie
sociale.
Il est nécessaire d'engager tous les pays, toutes les Nations, dans une
coopération renforcée afin d'éviter la cyber criminalité, l'exploitation des
réseaux d'information et de communication, pour véhiculer la haine et
commettre des délits et des infractions diverses.
Mais, la préservation de la démocratie, de la liberté d'expression et de
diffusion engendrée par le développement technologique, doit s'accompagner
d'un renforcement de la déontologie des professionnels de l'Information.
La société de l'information doit être garantie et ancrée dans la réalité de
tous les jours. Il s'agît de vulgariser ces connaissances à travers les âges
et utiliser tous les vecteurs possibles, notamment la jeunesse qui s'en
intéresse davantage et les femmes qui, malheureusement, partout, souffrent
d'inégalités diverses.
Mon Gouvernement s'engage dans une politique hardie d'encouragement à
l'Intégration de l'usage des technologies de l'information et de la
communication dans tous les sphères de la société, notamment dans le système
d'enseignement et de formation à tous les niveaux.
Ces projets ambitieux de démocratisation de l'accès aux technologies de
l'Information et de la Communication sont en cours et vont se poursuivre à
travers le pays.
Malgré les modestes ressources de mon pays, il a été décidé , parce que nous
croyons aux vertus des Nouvelles Technologies de l'Information et de la
Communication, d'exonérer de toute taxe douanière le matériel et équipement
informatique. Les tarifs des communications par Internet sont minorés de 50 %.
Un dispositif d'accès collectif aux technologies de l'information et de la
communication, notamment dans les établissements publics, sera créé pour
encourager la vulgarisation.
Mais, cette politique volontariste doit être encouragée par une coopération
réelle et véritable. Mon pays en appelle à une solidarité internationale
engagée dans ce domaine.
Mesdames et Messieurs,
Les Nouvelles technologies de l'information et de la Communication doivent
aider au dialogue des cultures, au raffermissement de l'identité, des
empreintes, des traditions et de la culture de chaque Peuple.
Parce qu'en effet, l'introduction des Nouvelles technologies de l'Information
et de la Communication ne doit pas étre seulement abordée d'un point de vue
technique.
Toutes ses implications doivent être maîtrisées pour servir les besoins de
toute l'humanité entière.
L'Organisation des Nations Unies, qui a toujours su incarner la générosité et
l'espérance, est bien à l'avant-garde de ce combat. Elle mérite notre estime
et notre considération par soit action irremplaçable depuis sa création.
Le Sommet du Millénaire avant-hier à New York, le Sommet sur le développement
durable hier à Johannesburg, le Sommet Mondial sur la Société de l'Information
aujourd'hui à Genève et demain à Tunis sont entre autres, des efforts récents
de sa volonté de donner au monde un autre visage.
Ils démontrent, s'il était besoin, le rôle cardinal de l'ONU et de ses
institutions spécialisées, dans la préservation de la paix, de la sécurité, de
la promotion du développement et de la garantie du bien-être de l'humanité.
J'espère que tous les peuples à travers le monde sauront tirer profit des
nouvelles technologies de l'information et de la communication et du dynamisme
de l'ONU, pour bâtir une Société d'équité, de solidarité et de responsabilité,
une société profitable à tous.
Mesdames et Messieurs, je vous remercie.
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