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Alors que depuis une semaine se perpétuaient des exactions contre la communauté Anjouannaise de Ngazidja (plusieurs milliers de ressortissants de l'île voisine ont été forcés de quitter leur foyer), sans que les forces de sécurité n'interviennent, le 30 avril dernier, le chef d'état major de l'Armée Nationale de Développement (AND), le colonel Azaly, prenait le pouvoir. Le coup d'état est presque aussitôt condamné par la communauté internationale. Un mois après, la situation est calme dans la capitale, un mois que le nouveau chef d'état autoproclamé a employé à mettre en place la "transition" et à rassurer les interlocuteurs traditionnels du pays. Résumé.
Outre la prudence de rigueur face à de telles annonces, il faut constater les conséquences immédiates du coup d'état : gel des principales actions de coopération, baisse de 80 à 90% de la fréquentation touristique, report des prévisions d'investissement d'entreprises étrangères (ex : infrastructures Internet et téléphonie prévue par France Télécom). Cependant, et bien que nous ne puissions que condamner le caractère anti-démocratique d'un coup d'état, il semble que le colonel Azaly, en quête de crédibilité, fasse preuve de fermeté et d'une réelle volonté de changement et de stabilisation. A suivre. |