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Comores:
huit des neuf candidats à la présidence jettent l'éponge
MORONI
(AFP), le 09-03-2002
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Huit des neufs candidats à la présidence de l'Union des Comores
ont annoncé, samedi dans un communiqué, qu'ils se retiraient de la
course, à la veille des primaires de ce scrutin prévues dimanche dans
l'île de la Grande Comore.
Le colonel Azali Assoumani, candidat à sa propre succession, est le
seul candidat à ne pas avoir signé ce texte, transmis à l'AFP. Les
huit candidats affirment avoir "relevé un certain nombre de points
graves qui remettent en cause l'organisation du scrutin." Ils
citent notamment des fausses cartes d'électeurs, un "charcutage
des listes électorales" et un nombre massif d'électeurs fantômes. |
Ils exigent "le retrait de leurs bulletins des bureaux" de
vote et lancent un appel au peuple comorien pour empêcher la tenue du
scrutin.
Samedi après-midi, les huit candidats ont rencontré la commission électorale
et les représentants de la communauté internationale à Moroni pour
demander un report de l'ensemble des scrutins prévus d'ici la mi-avril
pour instaurer les nouvelles institutions de l'Union des Comores.
Refoulés à l'entrée de Radio Comores où ils voulaient remettre un
communiqué, les huit candidats ont décidé sur le champ d'effectuer un
tour de l'île de la Grande-Comore pour informer la population.
Interrogé par l'AFP en début de soirée, un responsable de la
Commission électorale a déclaré que "jusqu'à présent aucune décision
de report n'a été prise.
Les huit candidats sont l'ancien Premier ministre Abbas Djoussouf,
Mahamoud Mradabi, le prince Said Ali Kemal, Ali Mroudjaé, Abdallah
Halifa, Mtara Maécha, Moustoifa said Cheikh, et Youssouf Said Soilih.
Les électeurs de la Grande Comore sont appelés aux urnes dimanche pour
les primaires de l'élection présidentielle, qui se tiendra le 14 avril
dans tout l'archipel entre les trois candidats arrivés en tête des
primaires.
Par ailleurs, les Comoriens doivent se prononcer dimanche par référendum,
dans chacune des îles, sur l'adoption des Constitutions de ces îles -
Anjouan, Grande Comore et Mohéli.
L'élection présidentielle fait suite à l'accord de réconciliation
nationale comorienne signé en février 2001 entre les trois îles, qui
a mis fin la crise sécessionniste anjouanaise, déclenchée en août
1997 et aggravée par une crise institutionnelle à la suite du coup
d'Etat militaire du colonel Azali Assoumani, le 30 avril 1999 à Moroni.
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