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Politique |
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Discours de Mohamed
BACAR 15 octobre 2003 |
Mohamed Bacar, Président de l'île Autonome d'Anjouan
revient d'un voyage de deux semaines en France où, « il prenait part à une
réunion du conseil d'administration des régions francophones ». Sur les ondes
de radio Anjouan où il s'est exprimé sitôt arrivé sur l'île le mercredi 15
octobre, le colonel Mohamed Bacar a remercié l'ambassadeur de France à Moroni,
M. Jean Pierre Lajaunie, de sa « double présence à l'aéroport de Hahaya » lors
de son départ le samedi 27 septembre dernier et lors de son passage sur l'île
de son homologue Elbak président de l'île autonome de Ngazidja avant de
regagner Barakani, ce mercredi 15 octobre. Selon Radio Anjouan, la présence de
M. Lajaunie à l'aéroport de Moroni Hahaya est « un Signe fort de crédit que ce
grand pays ami accorde à l'île Autonome d'Anjouan et surtout à son premier
magistrat. »
« Le conseil d'administration s'était réuni et on a décidé ensemble que le
conseil général de l'Association internationale des régions francophones doit
se faire le mois de décembre. Sur le volet francophone, je commence à vous
féliciter, surtout vous la radio télévision, parce que j'ai pu faire des
accords avec TV 5, canal France International et RFI qui vont nous aider à
avoir une diffusion continue, à avoir un apport d'équipement de leur part, qui
vont nous aider aussi à bénéficier des stages de leur côté.
De ce côté là je crois vraiment que nous sommes gagnants et que vous êtes
surtout les premiers bénéficiaires. »
« Je profite d'ailleurs de cette occasion pour remercier Monsieur
l'Ambassadeur qui est venu me dire au revoir quand je partais et qui est venu
aussi m'accueillir à l'aéroport, je le remercie beaucoup. Je profite aussi de
cette occasion pour remercier tous ceux qui sont venus nombreux m'accueillir
aujourd'hui à l'aéroport de Ouani, ça montre encore une fois nos relations qui
sont au beau fixe avec la France. Je remercie aussi Monsieur l'Ambassadeur.
A une question sur la présence des mercenaires étrangers sur l'île de Mohéli,
la petite île des Comores, Mohamed Bacar a répondu :
« cette question m'a aussi préoccupé une fois à Paris, avec nos services de
renseignements, nous avons vérifié et c'était plutôt des rumeurs. Mais ce que
je continuerai à dire, c'est que les Comores sont malheureusement comme une
terre des mercenaires. Alors si tous, on pourrait changer cette image, ce
serait pour l'intérêt de tout le monde. »
Voici la réponse de Mohamed Bacar sur une autre question de radio Anjouan
relative au processus de l'accord de Fomboni : « je ne pouvais pas me trouver
dans la capitale française sans parler du processus, j'ai profité de ma
présence à Paris pour essayer d'expliquer à nos partenaires mon point de vue
sur l'évolution du processus, écouter ce qu'ils pensent, et de toutes les
manières nous sommes tous d'accords qu'il y a eu un blocage.
Personne ne détient la solution magique, mais nous sommes tous convaincus
qu'on doit toujours continuer de façon à trouver une solution qui va sortir
les Comores de cette crise. »
Mohamed Bacar a terminé son intervention en ajoutant :
« A paris j'ai été aussi reçu par le député de Mayotte, Monsieur Mansour
Kamardine, reçu par le premier Ambassadeur de la coopération régionale dans
l'Océan indien, ensemble nous avons discuté des voies et moyens pour
développer très rapidement cette coopération régionale qui nous sera vraiment
très utile.
Je profite pour dire haut et fort, toute notre inquiétude, notre souci face à
ce fléau, de ces gens qui partent à Mayotte pour chercher une vie meilleure.
De mon côté, j'ai essayé d'expliquer aux autorités françaises qu'on peut déjà
commencer par ouvrir la vente des produits maraîchers qui sont produits à
Anjouan vers Mayotte, ça pourrait aider certains Anjouanais à venir
s'installer à Anjouan. On a aussi vu le coté sanitaire, comment faciliter la
demande de ceux qui sont malades qui ne peuvent pas être soignés à Anjouan
pour qu'ils aient des soins dans des conditions favorables à Mayotte, nous
avons aussi vu le volet social, faut pas oublier qu'il y a beaucoup
d'Anjouanais qui ont des familles à Mayotte.
Ce que je voulais, c'est que nous Anjouanais surtout, comprenions que c'est un
souci, c'est un fléau qui nuit à l'image d'Anjouan, qu'on se serre les bras
pour essayer d'arrêter ce fléau et nous serons gagnants. » Fin de citation.
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