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Politique
Conférence des Partenaires de l'Union des Comores mise à jour 11/01/2006



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LISTE DES PARTICIPANTS A LA CONFERENCE DES BAILLEURS

1. Afrique du Sud 2. Maurice 3. Union Africaine 4. ONU 5. Union Europeenne 6. LEA (Ligue des Etats Arabes) 7. France 8. Chine 9. Etats - Unis 10. Kuwait Fund 11. Libye 12. BEI 13. OMT 14. BIT 15. OMS 16. COTECNA 17. BID 18. Algerie 19. Saudi Fund 20. INSB (International Naval Survey Bureau) 21. BAD 22. Banque Mondiale 23. AFRICARE 24. Egypte 25. ISESCO 26. Allemagne 27. Inde 28. Indonesie 29. Japon 30. Nigeria 31. FMI 32. UNFPA 33. PNUD 34. UNESCO 35. OIF 36. COMESA 37. Oman 38. Seychelles 39. COI 40. AFD 41. AGA KHAN 42. Soudan 43. OPEC FUND 44. FAO 45. ONUSIDA 46. UNESCO 47. Madagascar 48. Russie

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Discours d’ouverture de la conférence des bailleurs à Maurice
UNION DES COMORES Unité - Solidarité - Développement
ALLOCUTION De Son Excellence Monsieur AZALI Assoumani, Président de l’Union des Comores Lors de la Cérémonie d’Ouverture des Travaux de la Conférence des Bailleurs de Fonds en faveur de l’Union des Comores
GRAND BAIE, REPUBLIQUE DE MAURICE
Le jeudi 08 décembre 2005

Excellence Dr Navinchandra RAMGOOLAM, Premier Ministre de la République de Maurice et co-President de la Conférence ;
Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République d’Afrique du Sud et co-Président de la Conférence
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Representant de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes,
Monsieur le Représentant de l’Union Européenne,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’OIF,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques et des Organisations Internationales,
Honorable Assistance,
Mesdames et Messieurs,

Chers Amis des Comoriennes et des Comoriens
C’est avec émotion et beaucoup de plaisir, que je m’adresse vous, Eminents Représentants des Nations, des Peuples et des Organisations, pour vous dire d’abord, combien mon pays est honoré, de voir autant de personnalités, se mobiliser en sa faveur, dans le cadre d’une Conférence placée sous le seau de la confiance et de la solidarité.
Alors, merci de tout cœur, à chacun de Vous ! Merci d’avoir accepté d’honorer de votre présence, les travaux de cette importante Conférence consacrée à mon pays, l’Union des Comores.
Je voudrais ainsi, au nom du peuple et du Gouvernement comoriens, adresser nos sincères remerciements au peuple frère et au Gouvernement de la République de Maurice, et tout particulièrement á mon frére et ami, le Premier Ministre Dr Navinchandra RAMGOOLAM, pour avoir accepté d’abriter, généreusement, les travaux de cette assise.
Je ne trouve pas les mots qu’il faut pour exprimer, avec la justesse et la précision souhaitées, ce que, au fond du cœur, le peuple comorien éprouve et ressent fortement en ce moment.
Nous sommes infiniment reconnaissants aux autorités mauriciennes, pour l’excellence très avérée des dispositions prises, afin d’assurer le bon déroulement et le succès de ce rendez-vous.
En effet, nous ne dirons jamais assez, notre gratitude envers la République de Maurice, cette île sœur connue pour son grand charme naturel, sa beauté rare, son hospitalité légendaire et pour le professionnalisme attesté de son peuple.
Mon pays rend ainsi un hommage bien mérité à toutes les autorités de ce pays qui, au-delà des alternances qui peuvent intervenir, dans la marche normale de leurs institutions républicaines, ont toujours su accorder une attention permanente et toute particulière à l’évolution de la situation nationale aux Comores.
Excellences Mesdames et Messieurs,
Mon pays exprime également ses sincères remerciements à la République d’Afrique du Sud, pays coordonateur des efforts des pays de la Region, pour la reconciliation nationale aux Comores.
L’Union des Comores est extrêmement reconnaissante des efforts, des énergies et des moyens inestimables, que le peuple frère et le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud ont investis aux Comores, dans leur souci constamment manifesté de voir les comoriennes et les comoriens se parler, se comprendre et se réconcilier, pour batir ensemble le pays.
Nous rendons un hommage particulier à Son Excellence, mon Frère, le Président Thabo MBEKI qui, chaque fois que cela était nécessaire, a su trouver les moyens de mobiliser un espace de son agenda particulièrement chargé, afin de se rendre aux Comores pour réactiver le processus de réconciliation nationale et lui apporter sa totale bénédiction, aux côtés des autres éminents Représentants de la Communauté internationale.
Je reste fortement convaincu que l’action réussie de sa coordination dans le monde restera un bel exemple dans le cadre de la gestion et du reglement des conflits.
D’ailleurs, la disponibilité de Son Excellence, le Président Thabo MBEKI, à co-présider les travaux de cette Conférence est, en elle-même, un témoignage suffisant de cette volonté sud-africaine, de solidarité totale avec les Comores. Q’il en soit infiniment remercié !
Excellences Mesdames et Messieurs,
Je réserve, bien évidemment, une mention spéciale et bien méritée à l’Union Africaine, notre Organisation continentale.
Parce que d’abord, c’est sous ses auspices que s’est concrétisée la réconciliation nationale dans mon pays, ensuite sous son égide, que se déroulent les travaux de la présente Conférence des Donateurs.
Je salue, á travers la présence parmi nous du Commissaire Said DJINNIT, representant le Président de Commission Africaine, á qui j’adresse mes remerciements, ainsi qu’á ses prédecesseurs, leurs Excellences Messieurs Salim Ahmed Salim et Amara Issy.
Aujourd’hui, avec la tenue de cette Conférence, l’Union Africaine assiste à la concrétisation d’une étape capitale de la dynamique qu’elle a lancée, en vue de consolider les acquis obtenus au terme d’une marche longue et patiente.
L’Union Africaine mérite, encore une fois, toute la reconnaissance du peuple comorien. Nous lui formulons tous nos vœux de succès dans la tenue de cette Conférence qu’elle a fortement recommandée et appelée de tous ses voeux, dans son souci majeur de voir l’Union des Comores s’engager résolument sur la voie de la relance de son développement socio-économique, afin de promouvoir le bien-être de tout son peuple.
Excellences Mesdames et Messieurs,
A l’OIF et particulierement á Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie ainsi qu’á son predesseur, Son Excellence Dr Boutros Boutros Ghali, nous exprimons notre gratitude.
L’OIF, l’Union Africaine et la Ligue des Etats Arabes sont restées tout au long du processus de réconciliation nationale dans mon pays, une source intarissable d’appui et d’encouragements et un soutien inestimable de l’effort de chaque partie au processus, dans la recherche des voies et moyens de parvenir à un règlement rapide, juste et équitable à cette crise.
A l’Organisation des Nations Unies, à l’Union Européenne, à l’Organisation de la Conférence Islamique, à la Commission de l’Océan Indien, à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International et à tous les autres partenaires, qui ont apporté appui et soutien à mon pays, durant cette phase, j’exprime, au nom du peuple et du Gouvernement comoriens, notre profonde gratitude pour cet élan de solidarité exemplaire.
J’adresse à tous les pays Amis des Comores, toute l’estime de mon peuple pour avoir bien voulu rester toujours à nos côtés, et pour avoir généreusement accordé a notre pays, leur assistance multiforme, leur expérience et leur expertise, dans le cadre de la recherche d’une porte de sortie honorable à la crise comorienne.
Je voudrais dire, à l’ensemble de la Communauté Internationale, et à la Communauté des Donateurs en particulier, combien mon pays est sensible à leur disponibilité renouvelée à nous accompagner.
La normalité retrouvée aux Comores, notamment au terme de la mise en place de toutes les nouvelles institutions, est encore bien fragile, et sachons qu’un rien, un tout petit rien, pourrait tout faire basculer.
En effet, la phase post-crise et de convalescence, dans laquelle mon pays se situe en ce moment, est toujours une phase délicate et critique, et le deployement de toutes mesures, susceptibles de consolider les nouvelles institutions s’avere nécessaire.
C’est pour cela que nous nous réjouissons, de voir votre présence ici aujourd’hui, rehausser considérablement les chances de succès de ces assises qui sont, pour tout le peuple comorien, le rendez-vous de tous les espoirs.
Excellences et Chers Amis,
Le chemin que nous avons emprunté ensemble, pour arriver en République de Maurice aujourd’hui, a été, rappelons-le, bien long et compliqué.
Il nous a conduit d’abord à Addis Abeba, en Ethiopie en decembre 1997, puis à Antananarivo, à Madagascar, en avril 1999, ensuite à Fomboni, dans l’Ile comorienne de Mwali, en février 2001, plusieurs fois à Paris, à Pretoria et enfin à Beit-Salam, aux Comores, en décembre 2003.
Nous avons emprunté le long chemin du dialogue inter-comorien et de la réconciliation nationale, parce que c’était la voie la plus indiquée pour arriver aux solutions justes et appropriées.
Nous avons préféré ce long chemin à celui de la confrontation, car nous nous sommes convenus, que pour trouver une vraie solution aux problémes comoriens, il fallait faire preuve de patience en privilégiant le dialogue, la compréhension et le consensus.
Je sais qu’il n’est pas nécessaire de rappeler le détail de chacune de ses étapes dures et pleines d’embuches, parce que nous avons tous en mémoire, le rôle que chacun de nous a joué, dans notre détermination commune de réconcilier les comoriens.
Nous avons fait face à beaucoup d’obstacles, mais à chaque fois, nous les avons surmontés parce que notre volonté d’aller toujours de l’avant, était sans faille et n’a jamais une fois fléchie.
Aujourd’hui, vous nous donnez encore une fois la preuve que la communauté internationale, entend toujours rester à nos côtés, pour consolider les acquis de cette reconciliation.
Nous enregistrons avec bonheur, votre volonté de mettre en œuvre la décision du Conseil Exécutif de l’Union africaine qui s’inscrit dans la droite ligne de la résolution 58/120, de l’Assemblée Générale de l’ONU et des résolutions pertinentes de la Ligue des Etats Arabes.
Excellences et Chers Amis,
Chacun de nous sait parfaitement, que toutes les crises de part le monde, puisent souvent leurs sources dans la pauvreté, la précarité et le desespoir. Tel a été certainement le cas aux Comores.
Aussi, tant que nous n’aurons pas extirpé le mal par ses racines, il nous sera difficile, voire impossible, d’arriver à des solutions durables.
Voilà pourquoi cette Conférence arrive à point nommé, parce qu’elle constitue une partie intégrante du processus de réconciliation nationale aux Comores.
Il est vrai que tous les Accords signés dans le cadre de la concrétisation et de la consolidation de la réconciliation nationale aux Comores ont prévu la tenue d’une telle conférence, afin de mobiliser les moyens nécessaires à la relance de l’economie dans le pays et promouvoir des conditions sociales dignes pour tous et acceptables par tous.
Les attentes du peuple comorien sont, aujourd’hui, bien nombreuses. Elles concernent tous les secteurs de développement de notre pays, en vue d’ asseoir des bases solides pour relancer l’économie nationale, maîtriser la paix sociale et pérenniser les nouvelles institutions.
Elles sont traduites sous la forme de priorités de développement et regroupées dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
Notre Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté a ainsi identifié les secteurs dans lesquels se concentrent les plus démunis, de manière à accroître directement et rapidement leur revenu d’une part et assurer, d’autre part, le développement à moyen terme de nouveaux secteurs porteurs de croissance.
De ses sept axes prioritaires, je ne citerai que l’engagement de mon pays à contribuer aux efforts de promotion de la paix, de la sécurité et de la bonne gouvernance.
Excellences Mesdames et Messieurs,
Cette Conférence est le cadre indiqué et le lieu approprié pour une meilleure concertation entre nous Comoriens et vous Amis et partenaires des Comores, afin de mieux relancer la coopération et engager les Comores sur la voie de la reconstruction nationale et de la consolidation de la paix, de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.
Depuis le 17 février 2001, l’Union des Comores s’est engagé à bátir un état de droit, oú l’exercice de la démocratie sera une réalité, un Etat oú les libertés individuelles et collectives ainsi que les droits de l’homme sont scrupuleusement respectés.
Toutes les institutions prévues par les différents Accords signés, ont été mises en place, dans la transparence et sous la supervision de la communauté internationale qui les a jugées satifaisantes.
Depuis six ans, les Comores n’ont jamais été épinglées, par aucune Organisation, dans le cadre de la libre exercice des droits humains et des libertés individuelles et collectives.
Pour avoir pratiqué les notions de bonne gouvernance, l’Union des Comores a renoué avec ses partenaires au développement, après l’an 2000 et conclu un programme de surveillance avec les institutions de Bretton Woods. Les évaluations ont montré que que nous sommes sur la bonne voie et les progrés enregistrés ont éte jugés très satisfaisants.
L’Union des Comores prend, ainsi, l’engagement qu’avec votre appui, elle persevera dans ses efforts pour batir un véritable état de droit.
C’est dans ce contexte, que mon pays, l’Union des Comores fait appel á vous, Representants de la Communaute Internationale, et à toutes les bonnes volontés pour réussir les prochaines élections présidentielles, pour que l’alternance, prévue dans qulques mois, se déroule dans les délais impartis, dans la liberté et la transparence, afin que les nouvelles autorités aient la légitimité nationale et internationale requise, qui leur pertte de gérer avec plus de ssérénité le pays.
Excellences Mesdames et Messieurs,
Cette Conférence est aussi, pour le peuple comorien, le lieu de l’espoir, le lieu indiqué pour leur fournir les ressources nécessaires, afin de réaliser ses priorités de développement.
Cette Conférence est enfin le lieu, Excellences Mesdames et Messieurs, et Chers Amis, de donner les chances aux Comores de contribuer, de façon dynamique et efficace, aux efforts que déploie les pays membres du Concert des Nations, en vue de faire du monde qui est le nôtre, un espace de paix, de sécurité, de progrès et de prospérité et un cadre favorable à l’épanouissement de la démocratie et propice au développement durable.
Cette conférence aura donc réussi lorsqu’elle aura permis à l’Union des Comores, d’engager des concertations sérieuses avec ses partenaires autour du programme de développement du pays afin de relancer son economie a travers la coopération.
Cette conférence aura également réussi si elle parvient à mobiliser les ressources nécessaires au financement du plan d’actions 2006 - 2009 rendant opérationnelle la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté.
Elle aura atteint ses objectifs lorsqu’elle aura permis aux Comores de réaliser une croissance forte et durable et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Elle aura enfin atteint ses objectifs si elle permet au secteur agroalimentaire en général et à celui des petites et moyennes entreprises en particulier, de devenir les moteurs de la relance de l’économie nationale.
Je rends hommage aux pays du G8, pour la remise de dette totale accordée à 18 pays en voie de développement dont 14 pays africains, lors de sa dernière réunion tenue au Royaume Uni.
Je garde l’espoir que mon pays, qui figure sur la liste des pays identifiés par le G8, pour bénéficier d’une réduction importante de la dette extérieure, verra rapidement la concrétisation de cette importante décision qui lui ouvrira des perspectives nouvelles, dans son processus de développement amorcé.
Je saisis cette opportunité pour remercier la France et tout particulièrement le Président de la République Française, SEM Jacques CHIRAC pour le soutien qu’il apporte aux pays en développement en général, et le notre en particulier et pour sa disponibilité à nous aider à concluire un programme avec les institutions financières internationales.
Je rends hommage à tous les pays amis des Comores, notamment la République Populaire de Chine, pour leur volonté d’accompagner mon pays, d’une facon permanente dans le processus de son développement.
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
L’Union des Comores se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins.
En effet, elle doit d’une part, rendre irréversible, le processus de pérennisation de ses nouvelles institutions et, d’autre part, faire face aux multiples défis de son développement socio-économique.
Dans ce contexte, les Comores ont plus que jamais besoin de la présence et du soutien de chacun de ses partenaires, afin de promouvoir les conditions de vie de sa population et éviter tout retour au marasme ex-ante qui avait conduit le pays au bord de l’implosion.
Il est donc tout à fait légitime, que l’ensemble des autorités de mon pays et toutes les composantes de notre population, reposent tout leur espoir, en cette conférence qui leur a été programmée depuis fort longtemps.
Nous restons convaincus qu’avec vos précieuses et généreuses contributions, et votre accompagnement multiforme, l’Union des Comores inaugurera le début d’une ère nouvelle, porteuse de stabilité, deprogrès et de prospérité.
Je vous remercie tous, encore une fois, Excellences Mesdames et Messieurs, d’avoir fait le déplacement à l’île Maurice.
Je souhaite plein succès à nos travaux et, à chacun de Vous, un excellent séjour en République de Maurice.
Vive le partenariat et la solidarité internationale ! Je Vous remercie.

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Connférence des bailleurs de fonds
Vibrant appel de Ramgoolam et de Mbeki en faveur des Comores


Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en compagnie du président de l'Union des Comores, Azali Assoumani (à gauche) et du président sud-africain Thabo Mbeki au Centre de conférences internationales à Grand-Baie

L'ouverture de la conférence internationale des bailleurs de fonds en faveur des Comores a été marquée, ce matin, par un vibrant appel des coprésidents Navin Ramgoolam et Thabo Mbeki en faveur du soutien de la communauté internationale à l'archipel. " Une occasion de jeter les bases en faveur d'un Etat de Comores stable, en paix avec lui-même et capable de contribuer à l'établissement de stabilité et la sécurité dans la région ", a souligné le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam. Le président sud-africain a, de son côté, observé que " si la communauté internationale ne peut apporter son aide à une petite économie de 576 000 habitants, l'avenir de l'humanité serait très sombre ". Plusieurs personnalités - représentant respectivement la Commission européenne, l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophone et la Ligue arabe - sont intervenues, ce matin, au centre de conférence internationale de Grand-Baie. Pour sa part, le président Azali Assoumani des Comores a renouvelé son attachement à la démocratie, à l'Etat de droit, au respect de la liberté et à la bonne gouvernance. Il a aussi insisté sur l'espoir des Comoriens de trouver les ressources financières nécessaires pour mener à bien les priorités définies dans le plan d'action 2006/2009. L'ouverture de la conférence s'est déroulée, ce matin, en présence d'une centaine de délégués d'organisations internationales et d'Etats. Les intervenants ont successivement insisté sur les progrès accomplis depuis la première réunion des bailleurs des fonds en 2001, à la suite de la signature de l'accord de Fomboni sur la réconciliation nationale aux Comores. " Since the signing of the Fomboni Agreement in February 2001 and the Beit Salam Agreement in December 2003 the Comoros have made progress in establishing a more representative institutional structure and a more stable political environment. The holding of Parliamentary Elections in April 2004 bears witness to this progress. The installation of the National Assembly in June last year and of the Constitutional Court four months later have contributed to the credibility of the Legislature and of the Judiciary. The Poverty Reduction Strategy has been implemented with renewed energy ", a observé le Premier ministre mauricien. La réunion des bailleurs de fonds est, selon lui, une occasion de prendre note des progrès accomplis vers la complétion du processus de réconciliation nationale et les préparatifs en vue des élections présidentielles prévues en avril de l'année prochaine. Elle est également l'occasion de discuter de l'aide que la communauté internationale peut offrir aux Comores sur la base des documents qui ont été préparés par le gouvernement comorien. " Je suis convaincu que c'est maintenant l'occasion de jeter les bases d'un archipel des Comores stable, en paix avec lui-même et capable de contribuer à l'établissement de la paix et de la sécurité dans la région ", a affirmé Navin Ramgoolam. " Neighbouring countries, of course, also have an important role in improving the prospects for all concerned ", a-t-il poursuivi. " Challenges " Navin Ramgoolam a rappelé l'aide apportée par Maurice aux Comores tant sur le plan financier que celui de la création des institutions démocratiques dans le cadre de la transition. " The holding of Presidential election would mark the completion of the Transitional Arrangements of 2003. It would enhance the credibility of the new institutional architecture ", a-t-il dit.. " The stakes for the Comoros are high and the challenges ahead formidable. There are, as a consequence, also very great expectations that the Comorian Leadership will show determination in tackling the Comoros'prevailing governance problems by maintaining a permanent political dialogue with other political authorities ", a ajouté M. Ramgoolam. Le président Thabo Mbeki a, lui aussi, insisté sur les progrès accomplis par les autorités comoriennes pour surmonter l'instabilité. Il a souligné l'importance des prochaines élections présidentielles qui doivent être un succès afin de permettre l'émergence d'un pays uni. L'organisation d'élections libres et équitables permettra de créer un environnement propice à l'avancement du processus démocratique. Le président Mbeki a aussi souligné l'importance pour les Comores d'avoir le soutien de la communauté internationale. La France est représentée par une délégation dirigée par l'ambassadeur Pierre-André Wiltzer. Ce dernier a, dans une déclaration au Mauricien, souligné la volonté de la république française d'accorder toute son aide à l'Union des Comores tant sur le plan bilatéral que sur celui multilatéral. Il a fait comprendre que la France annoncera une aide conséquente aux Comores cet après-midi. Les travaux de la conférence internationale se déroulent à huis clos sous la coprésidence du ministre mauricien des Affaires étrangères, Madan Dulloo, rentré au pays hier soir, et de J. Moleketi, vice-ministre sud-africain des Finances.

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Discours de cloture de la conference des bailleurs à Maurice

UNION DES COMORES Unité - Solidarité - Développement

ALLOCUTION De Son Excellence Monsieur AZALI Assoumani, Président de l’Union des Comores Lors de la Cérémonie de cloture des Travaux de la Conférence des Bailleurs de Fonds en faveur de l’Union des Comores
GRAND BAIE, REPUBLIQUE DE MAURICE Le lundi 12 décembre 2005

Excellence Dr Navinchandra RAMGOOLAM, Premier Ministre de la République de Maurice et co-President de la Conference ;
Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République d’Afrique du Sud et co-Président de la Conférence
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Representant de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes,
Madame la Représentante de l’Union Européenne,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’OIF,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques et des Organisations Internationales,
Honorable Assistance,
La conférence des bailleurss de fonds en faveur des Comores se termine sous le signe de l’espoir, pour mon pays, l’Union des Comores.
Permettez-moi, en ces instants sollennels, d’exprimer la profonde gratitude, du Gouvernement et du peuple comoriens, à vous, Monsieur le Premier Ministre, au Gouvernement et au peuple mauriciens, pour l’hospitalité et l’accueil chaleureux, qui nous ont été reservés à l’Ile Maurice, terre d’accueil de ce rendrez-vous de l’amitié et de la solidarité.
Cette conférence, vient de traduire l’engagement de la communauté internationale, à soutenir le développement de l’Union des Comores, afin de consolider les acquis de la reconciliation nationale, pérenniser les nouvelles institutions et les rendre capables de porter, dans la paix, l’unité et la dignité, les Comores nouvelles.
La résolutions de la crise comorienne et la tenue de cette conférence, consacrent les efforts d’un continent, fortement soutenu par la communauté internationale, mais aussi, celui d’un fils de l’Afrique qui, avec le devouement, l’humilité qui le caracterisent, s’est inspiré sans conteste, des valeurs de tolérence, d’humanisme, d’un homme de statut exeptionnel, le President MANDELA : je veux nommer mon frère, le Président Thabo MBEKI qui, ce matin, s’est adressé à nous de tout son coeur.
Merci encore une fois à l’Union Africaine, notre organisation, qui n’a menagé aucun effort, trente ans durant, pour accompagner mon pays en toutes circonstances, sur le chemin de la recherche des voies et moyens de défendre et promouvoir sa destinée.
Je voudrais également, renouveler toute notre gratitude, à l’Union Africaine, à la Ligue des Etats Arabes, l’Organisation des Nations Unies, à l’Union Européenne, à l’Organisation de la Conférence Islamique, à la Commission de l’Océan Indien, à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International et à tous les autres partenaires, pour cet élan de solidarité exemplaire.
A tous les pays amis des Comores et à l’ensemble de la Communauté Internationale, j’exprime toute l’estime du peuple comorien.
Je voudrais dire aux Donateurs en particulier, combien mon pays est sensible à leur disponibilité, à leur contribution et à leur solidarité.
Excellences, Mesdames et Messieurs, chers amis,
Le Gouvernement, le peuple comoriens et la délegation qui m’accompagne, voudraient à travers ma voix, renouveler leur gratitude à chacun de vous, honorables participants.
Vos contributions, celles de vos pays et organisations respectifs, constituent le meilleur témoignage, de l’élan de solidarité envers le peuple comorien, sa jeunesse, et les générations futures.
A ce stade de mon propos, je voudrais remercier les Etats, les Organisations, les institutions, la Sociéte civile, le secteur privé, pour leur contribution et leur participation à cette conférence de tous les espoirs.
Permettez-moi de remercier tout particulièrement tous les pays et les Organisations qui se sont exprimés, pour leur contributions et leurs annonces généreuses à cette Conférence, mais aussi pour leurs annonces ultérieures, en faveur des Comores.
Etm comme l’a souligné le Président Thabo MBEKI, La France mérite de notre part, une mention spéciale.
Honorable aassistance, vous venez de m’offir le meilleur des cadeaux, qui puisse permettre à mon pays, de s’engager résolument, dans la voie du développement et du bien-ètre.
Le peuple comorien, gardera de cette conférence de Maurice, l’expression vive de la volonté de la Communauté internationale de l’accompagner et lui accorder les conditions indispensables à son éssor économique, condition sine-qua-non à l’avènement d’une société comorienne plus solidaire et plus démocratique.
Durant les six dernières années, la volonté, la patience et la mobilisation du gouvernement et du peuple et des forces vives de la Nation comorienne, ont permis de doter le pays d’une nouvelle constitution, consacrant ainsi une étape importante de la réconciliation nationale.
Il revient au peuple comorien, aujourd’hui, de ne pas vous décevoir. Je m’y attelerai personnellement, pour que votre génerosité, parvienne à ces hommes et ces femmes, épris de paix, de liberté et de justice.
Je souhaite pouvoir rencontrer chacun de vous, demain, dans vos pays respectifs ou aux Comores, lorsque je redeviendrai simple citoyen comorien, pour vous redire notre gratitude.
Je voudrais enfin, adresser un mot de remerciement, aux interprètes, aux secrétaires, aux techniciens et aux chauffeurs, pour leur travail et leur dévouement, pour la réussite des travaux de cette conférence.
Honorable Assistance,
Permettez-moi de vous renouveler les remerciements et la reconnaissance du Gouvernement et du peuple comoriens, et de souhaiter à chacun de vous, un excellent séjour à Maurice et un bon retour dans vos pays respectifs.
Vive la solidarité internationale.
Je vous remercie.

Article paru dans L'Express

http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=5569


Rs 6 milliards pour les Comores


Assoumani Azali, Navin Ramgoolam et Thabo M’beki se sont tous trois dit satisfaits, hier, de l’issue de la table ronde.

La conférence de Grand-Baie a permis à l’Union des Comores d’obtenir des promesses de dons pour son développement représentant la moitié de la somme qu’elle attendait. Maurice donnera Rs 30 m.
La réunion des bailleurs de fonds pour les Comores a pris fin hier après-midi à Grand-Baie. Les bailleurs de fonds se sont engagés à débourser Rs 6 milliards (200 millions de dollars) pour cet archipel.
La France vient en tête avec un engagement de Rs 2,3 milliards (65 millions d’euros) pour soutenir le développement socio-économique des Comores. Maurice compte donner Rs 30 millions.
Les promesses fermes de 200 millions de dollars représentent un peu plus de 50 % de la somme que les Comores attendaient. Le Premier ministre Navin Ramgoolam, le président sud- africain Thabo M’beki et le président comorien, Assoumani Azali, affichent quand même la satisfaction. Car d’autres donateurs, absents de la réunion, se sont engagés à intervenir dans les différents programmes de développement socio-économique et réformes structurelles et axes stratégiques présentés par les Comores. L’Union de Comores avait pensé pouvoir réunir 300 millions de dollars à cette conférence. 21 pays et 28 organisations internationales et régionales étaient présents.
Lors de l’ouverture de la conférence, l’allocution spontanée et lucide du président sud-africain Thabo M’beki, a marqué les esprits. “Si l’on n’arrive pas à aider une nation de seulement 576 000 habitants, cela signifiera que l’avenir de l’humanité est très sombre.” Elle avait débuté avec un appel emphatique à la compassion des partenaires, aussi bien traditionnels que nouveaux, de cet archipel fragile. “Pouvez-vous nous aider à trouver cette assistance minuscule pour renforcer les processus démocratiques ?” a lancé candidement Thabo M’beki.
Le président Azali a tenu à remercier les gouvernements de Maurice et d’Afrique du Sud et l’Union africaine, qui ont soutenu les Comores dans l’organisation de cette conférence. “Cette conférence a été un succès. On attend aussi que d’autres donateurs confirment leurs engagements”, dit le président Azali. Sur cette même question de somme déjà réunie le président M’beki affirme que “c’est un très bon début”. Alors que Navin Ramgoolam souligne “qu’un très grand pas en avant a été franchi”.
Le président M’beki a parlé de l’assurance donnée par le président Azali que les élections présidentielles prévues en avril 2006 “auront lieu à temps, qu’elles seront crédibles, justes et libres, et que toutes les conditions seront créées pour quelles soient ainsi”.
“Les engagements donnés par les leaders comoriens, dit le président M’beki, nous permettent d’avancer que l’instabilité est chose du passé. Les dons proposés à la conférence sont basés sur la confiance dans cette direction.” Il avait souligné en début de conférence que malgré la vulnérabilité de l’archipel - comme le démontre son statut de petit Etat insulaire en développement et son appartenance aux pays les moins avancés – l’Union tente, coûte que coûte, de “surmonter un processus d’instabilité qui a duré 30 ans”.
Elections
Le président Azali rassure qu’il est de l’intention des Comores “de faire mieux qu’en 2001, quand avait commencé le processus de réconciliation qui avait abouti à l’adoption d’une nouvelle Constitution, mieux aussi qu’en 2002 et 2004 quand des élections ont été tenues et qui ont été approuvées par la communauté internationale”.
“Pour cette raison, ajoute le président Azali, il n’y a pas lieu d’être inquiet. Nous ne voulons pas jouer les prolongations pour les élections de l’année prochaine.”
Le thème de ces élections, qui seront effectuées selon le principe d’une présidence tournante (ce qui signifie que le prochain président de l’Union devra être originaire de l’île autonome d’Anjouan), a justement été évoqué par plusieurs intervenants. Si Thabo Mbeki a souligné “l’importance critique ” de l’événement, Assoumani Azali a donné sa garantie que l’Union a “toutes les bonnes volontés pour réussir les prochaines élections présidentielles, pour que l’alternance, prévue dans quelques mois, se déroulent dans les délais impartis, dans la liberté et la transparence, afin que les nouvelles autorités aient la légitimité nationale et internationale requise”.
“L’Union des Comores se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. […]. Nous restons convaincus qu’avec vos précieuses et généreuses contributions, l’Union des Comores inauguera le début d’une ère nouvelle, porteuse de stabilité, de progrès et de prospérité”, a conclu Assoumani Azali.
Mais, comme l’a fait remarquer un membre de la diplomatie sud-africaine, il existe souvent une différence substantielle entre les sommes promises par les pays et les sommes versées.
De son côté, Navin Ramgoolam a donné l’assurance de l’engagement du gouvernement mauricien envers le peuple comorien et surtout de “fournir toute l’assistance possible pour la bonne conduite d’élections libres et justes ” en 2006. Il a ajouté lors de la clôture : “Le processus est en place. Nous sommes confiants que tout va se dérouler comme prévu.”
Le Premier ministre mauricien estime “que, pour les Comores, cette conférence permettra la consolidation de la paix et de la réconciliation aussi bien que la continuation du programme d’allègement de la pauvreté”.
“Elle symbolise en même temps, dit-il, la solidarité de la région dans ses engagements pour la création des conditions essentielles à la paix et au développement d’un de ses Etats membres. Pour la communauté internationale, le succès du processus de paix aux Comores symbolise l’établissement de l’État de droit et de la promotion de la démocratie et des droits de l’homme”.
Selon lui, ce processus ne peut réussir sans le développement économique. Les fonds que les donateurs se sont engagés à offrir seront utilisés pour renforcer les infrastructures, améliorer les services de base, alléger la pauvreté et créer les conditions pour le développement économique du pays.
Réconciliation
Navin Ramgoolam est “convaincu” que la consolidation du processus de développement aidera les Comores à jouer un rôle plus prépondérant dans la région et à faire face aux défis de la globalisation dans de bien meilleures conditions.
Navin Ramgoolam et Assoumani Azali, avaient à l’ouverture également fait ressortir les enjeux considérables de la table ronde en matière de la réconciliation nationale, la stabilité politique, et du développement économique. Ce dernier a fait une longue intervention pour remercier les partenaires qui ont répondu positivement à l’appel de son pays et, surtout, pour rappeler le chemin “long et compliqué” emprunté par l’archipel pour arriver à cette conférence. “La normalité retrouvée aux Comores, notamment au terme de la mise en place de toutes les nouvelles institutions, est encore bien fragile, et sachons qu’un rien, un tout petit rien, pourrait tout faire basculer”, a-t-il toutefois mis en garde.
Assoumani Azali, arrivé au pouvoir au terme d’un coup d’Etat après la tentative de sécession d’Anjouan, a également évoqué la Stratégie de croissance et de réduction de pauvreté (SCRP) de son gouvernement. Elle identifie “les secteurs dans lesquels se concentrent les plus démunis, de manière à accroître directement et rapidement leur revenu d’une part et assurer, d’autre part, le développement à moyen terme de nouveaux secteurs porteurs de croissance”.
Le Premier ministre mauricien a rappelé l’histoire de la solidarité mauricienne commençant par sa “donation symbolique” de $ 25 000 dans la mise en œuvre de l’accord de Fomboni, ainsi que la participation du pays à la conférence des Amis des Comores à Paris en 2001 où Maurice avait “ouvert une ligne de crédit de $1 million” et aussi la donation de $100 000 au Multi-Donor Trust Fund établi dans le cadre du processus de réconciliation.
En l’absence du commissaire européen au développement, Louis Michel, c’est le chef de la délégation de la Commission européenne à Maurice, Claudia Wiedey, qui a lu son discours. “Cette conférence représente un moment important dans le processus de réconciliation nationale. J’apprécie la SCRP qui est basée sur une analyse sérieuse et lucide et issue d’une concertation très large.”
L’assistant secrétaire général des Nations unies pour les affaires politiques, Tuliameni Kalomoh, le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité, Said Djinnit, le représentant du secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, Lamine Loum, le directeur du département de la coopération de la Ligue des Etats arabes, Samir Hosny, se sont également adressés aux participants lors de l’ouverture.
Alain BARBÉ
Nicholas RAINER