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COMORES - 30 octobre 2006 - PANAPRESS Les élections municipales de l’île de la Grande Comore sont fixées au 17 décembre, a appris la PANA à Moroni, la capitale lundi. Pour la première fois de l’histoire de l’île, près de 47 nouvelles communes d’environ 4.000 habitants en moyenne vont devoir élire leur maire, si d’ici la délimitation géographique de ces circonscriptions aura été réglée. Le gouvernement de l’île autonome estime que les structures sociales ont fait leur temps et doivent maintenant céder la place à des administrations locales modernes issues d’élections et capables de gérer leurs affaires en dehors de l’organisation traditionnelle portée par les notables. D’ores et déjà, des voix s’élèvent contre ce qui est considéré comme une remise en cause de la sagesse populaire qui a permis de maintenir la cohésion sociale malgré l’absence de l’Etat dans les localités de l’arrière pays. "Il ne faut rien imposer aux Communautés de bases. Il convient de nous inscrire dans les habitudes pour pouvoir les dépasser ensuite sous peine de prendre le risque de provoquer des effets inverses", estime Mohamed Abdallah Mchangama, ancien président de l’Assemblée de l’Union et maire provisoire de la commune pilote de Mohoro. En l’absence de structures communales légales, des villes et des villages de l’île se sont érigés en commune pilote et gèrent leurs affaires en prenant pour modèle la première expérience initiée à Mbéni en décembre 1999. |