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Politique

UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
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ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
Honneur - Solidarité - Développement
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PRESIDENCE DE L'ILE
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LE CABINET
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Mardi 27
août 2002
N°02 -______PIAN/Cab

Communiqué

A la demande du Président de l’Ile autonome de Ngazidja, une rencontre entre les Présidents de l’Union des Comores, des îles Autonomes d’Anjouan, de Mohéli et de Ngazidja, s’est tenue le samedi 24 août 2002 à Beit Salam en présence des représentants de la Communauté internationale. Les discussions se sont poursuivies le lundi 26 Août 2002, après un report unilatéral du rendez – vous du dimanche 25 Août 2002 par le Président Azali.

Les discussions ont porté sur :

1) l’exécution du budget du 2ème semestre 2002.
2) La mise à la disposition de l’autorité de Ngazidja d’une force de
Sécurité intérieure et de maintien de l’ordre.
3) La gestion des sociétés d’état et établissements publics.

Il convient de noter à cet égard que cette initiative intervient après plusieurs démarches similaires regroupant des représentants des gouvernements des îles et de l’Union.

En effet un accord avait été signé par les autorités de l’Union et des îles(Ngazidja et Moheli) le 27 juillet 2002. Les différentes parties ont pris des décisions importantes sur la gestion du budget 2002. Ils se sont mis d’accord sur :

- une cogestion qui garantirait la transparence.
- une répartition des tâches dans la perception des recettes des
douanes et des impôts.
- l’ouverture d’un compte où transiteraient toutes les recettes
avant d’être reparties à des comptes des Iles et de l’Union.

Cet accord a été précédé d’un autre en date du 25 juin qui a évidemment
été trahi par le Colonel Azali. Tout le monde se souvient de la descente des militaires, le mardi 2 et mercredi 3 juillet, dans les services financiers pour empêcher les agents relevant de l’autorité de l’Ile d’exercer leurs fonctions et pour détourner des recettes amassées.

Le Président de l’Ile Autonome de Ngazidja et son Gouvernement ont ainsi à maintes reprises essayé de créer les conditions d’un dialogue fructueux et constructif, mais AZALI a toujours mis en avant ses intérêts propres au détriment de ceux de la Nation et particulièrement ceux de la Grande Comore.

 

Ainsi, au lieu que ces accords favorisent le fonctionnement normal des institutions, nous constatons une volonté réel de saper les efforts consentis.

 

 

Il est clair que les autorités de l’Union voulaient à tout prix provoquer un affrontement. Conscient de cette manœuvre , le Gouvernement de l’Ile n’a pas cédé à la provocation et continue à croire aux vertus du dialogue.

 

Le Président de Ngazidja a adressé deux lettres, une au Chef d’état – major, et l’autre au Président Azali pour demander la mise à la disposition du gouvernement de l’Ile Autonome de Ngazidja d’une force de sécurité intérieure et de maintien de l’ordre.

Dans sa réponse, le Président Azali, dit avoir donné des instructions au chef d’état major pour détacher rapidement des unités de l’armée au profit de l’Ile. Le détachement n’a pas été réalisé. La rencontre des présidents devait permettre de rapprocher les points de vue et dénouer la crise.

.Malheureusement elle s’est soldée par un échec total à cause du refus du Président Azali :

- d’admettre une exécution collégiale du budget 2002.
- d’accepter un compte à la Banque Centrale par lequel
transiteraient les recettes avant d’être reparties entre les îles et l’ Union.
- de mettre à la disposition de Ngazidja la force de sécurité
intérieure prévue par la Constitution en voulant s’accaparer du pouvoir de Nomination et par conséquent de l’autorité du chef de cette force de sécurité,
- de Continuer les discussions sur la gestion des Sociétés d’
Etat et établissements publics.

 

Malgré la bonne volonté du président de Ngazidja et toutes les concessions qu’il a eu à faire depuis son investiture, le président Azali s’ obstine à tenter de mettre au pas l’Ile Autonome de Ngazidja comme au temps des Gouvernorats dans la défunte République Fédérale Islamique des Comores ;

 

Il est patent que le Président Azali poursuit son coup d’état du 30 Avril 1999.

 

Nous en appelons à la vigilance de l’opinion nationale et internationale et demandons au peuple de la Grande Comore de soutenir les efforts du Président Elbak et de son gouvernement pour que ne soient pas définitivement enterrés les droits légitimes de l’Ile Autonome de Ngazidja.

 

Le Directeur de Cabinet

MOHAMED SINANI