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Politique |
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Visite en France du président de l’Union des
Comores, M. Azali Assoumani, du 31 janvier au 2 février 2005 |
Source :
http://www.diplomatie.gouv.fr

PHOTOS OFFICIELLES EN BAS DE PAGE
Déclaration du porte-parole du Quai
d’Orsay
(Paris, le 28 janvier 2005)
Le président de l’Union des Comores, M. Azali Assoumani, effectuera une visite
officielle en France du 31 janvier au 2 février 2005.
Le président Azali sera reçu par le président de la République le 31 janvier.
Il aura également des entretiens avec le président de l’Assemblée nationale,
M. Jean-Louis DEBRE, et le ministre des Affaires étrangères, M. Michel Barnier.
Le ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie,
M. Xavier Darcos, offrira un dîner en son honneur au Quai d’Orsay.
Un entretien avec le secrétaire général de l’Organisation internationale de la
Francophonie, M. Abdou Diouf, est prévu, ainsi qu’une visite à l’Agence
française de développement et à l’Institut du Monde arabe.
Le président comorien effectuera également une visite à la mairie de Lyon et à
l’Institut Biomérieux.
Cette visite témoigne d’une volonté commune de développer davantage notre
coopération, qui se concrétisera par la tenue de la commission mixte
franco-comorienne, prévue en mars 2005. Cette visite sera également l’occasion
de saluer le rôle du président Azali pour mettre en oeuvre l’accord de
réconciliation de Fomboni, signé par les Comoriens en 2001.
Allocution de M. Darcos lors du
dîner offert en l’honneur du Président de l’Union des Comores, M. Assoumani
Azali (Paris, 31 janvier 2005)
ALLOCUTION DU
MINISTRE DELEGUE A LA COOPERATION, AU DEVELOPPEMENT ET A LA FRANCOPHONIE,
M. XAVIER DARCOS,
LORS DU DINER OFFERT EN L'HONNEUR DU PRESIDENT DE L'UNION DES COMORES,
M. ASSOUMANI AZALI
(Paris, 31 janvier
2005)
Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mes chers Amis,
Monsieur le Président,
permettez-moi d'abord de vous dire combien votre visite en France est un
événement important pour nos deux pays.
Cette visite est l'occasion pour la France d'exprimer sa satisfaction de voir
les Comores enfin sorties d'une longue crise. Il y a quelques années, cette
crise menaçait l'unité de votre pays et son existence même.
Depuis, les Comoriens ont su mettre en place de nouvelles institutions,
organiser des élections et créer les conditions de stabilité favorables au
développement.
Il faut s'en féliciter.
***
Monsieur le Président, je suis
également heureux de vous recevoir au Quai d'Orsay, car j'ai eu l'honneur
d'être accueilli chez vous, à Moroni, l'an dernier. Et à cette occasion, j'ai
pu apprécier votre hospitalité. Il faut dire que l'hospitalité, aux Comores,
ce n'est pas un vain mot. C'est un des attraits de vos îles, que je voudrais
souligner. Mais il y en a d'autres.
Votre culture, notamment, qui est le produit étonnant d'une longue histoire de
brassage de populations et de contact entre civilisations. Elle puise son
origine dans la présence de marins et de négociants arabes, perses, africains,
portugais et malgaches, qui naviguaient sur la côte de l'Afrique de l'Est, il
y a plusieurs siècles. Et elle a reçu aussi l'influence directe de la France,
jusqu'à votre indépendance. J'évoquerai aussi la diversité et le charme de vos
îles. Chacune a sa personnalité et chacune mérite d'être découverte et
appréciée. La Grande Comore, avec son massif volcanique dominé par le
Karthala. Anjouan, avec son paysage aux reliefs accidentés et couverts de
verdure. Et Mohéli, avec son écosystème marin si particulier.
Toutes ces richesses culturelles, historiques et naturelles, font l'attrait de
votre pays. Je vous souhaite de pouvoir les faire connaître au-delà de vos
frontières, pour développer le tourisme. Mais les Comores devront avant tout
offrir la stabilité qui pourra attirer les visiteurs et les investisseurs.
***
Pour cela, vous savez que vous pourrez
compter sur l'appui de la France. Nous avons, avec la communauté
internationale, soutenu le processus de réconciliation de Fomboni. La France
est particulièrement attachée à l'achèvement de ce processus, parce qu'elle ne
peut pas rester indifférente à ce qui se passe aux Comores.
En effet, les Comores et la France ne sont pas éloignées l'une de l'autre de
milliers de kilomètres, comme pourrait le laisser croire l'examen rapide d'une
carte du monde. Nous sommes voisins et la présence des élus de Mayotte parmi
nous ce soir en témoigne.
Je sais que ce sujet est sensible et que nos positions divergent à ce sujet.
C'est toute la singularité d'une relation étroite dans laquelle ce qui nous
divise est exactement ce qui nous unit.
Nous avons décidé de gérer cette question dans la sérénité et avec
pragmatisme. Vous aimez à rappeler les liens historiques, culturels et
familiaux entre les Comores et Mayotte.
Quels que soient nos différends, cette proximité est une réalité qui s'impose
à tous. Il nous est impossible d'être des étrangers l'un à l'autre. En tant
que voisins, nous avons le devoir d'entretenir des relations de confiance,
d'entraide et d'amitié. C'est pourquoi, depuis quelques années, nous
encourageons Mayotte à développer une coopération régionale vers ses proches
voisins et plus particulièrement vers les Comores.
Les preuves de ces liens d'amitié anciens et profonds entre la France et les
Comores sont nombreuses. J'en citerai trois.
Il y a tout d'abord l'usage du français, notre langue commune. Si la
francophonie prospère et se développe en Afrique, c'est aussi grâce aux
Comores. Vous savez que cette question m'est chère, de par ma fonction, et je
dois saluer ici vos efforts pour enseigner, écrire et communiquer en français.
Je souhaite rendre hommage dans ce domaine à votre décision de créer une
Université des Comores.
Il y a ensuite l'importante communauté comorienne installée en France et dont
une grande partie possède également notre nationalité. Je sais qu'il y a parmi
nous ce soir des représentants de cette communauté. Je profite de cette
occasion pour les saluer et les remercier de participer à cet événement.
Il y a enfin l'engagement de la France à vous soutenir pour développer votre
pays, consolider vos institutions et renforcer votre jeune démocratie. La
France est le seul pays européen à entretenir une représentation diplomatique
aux Comores. Et la fréquence des visites de responsables politiques comoriens
à Paris témoigne également de l'intensité des relations entre nos deux pays.
Cet engagement de la France à vos côtés connaîtra un nouvel élan avec la
tenue, dans quelques mois, de la commission mixte franco-comorienne. Celle-ci
traitera des questions de coopération technique et civile, des questions de
circulation des personnes et des biens.
Elle sera l'occasion pour nos deux pays de réfléchir ensemble aux moyens à
mettre en œuvre pour relancer notre coopération. Je tiens ici à réaffirmer
clairement notre volonté de relancer cette coopération. Notre effort d'aide
publique envers votre pays a diminué ces dernières années, principalement en
raison de la grave crise politique que votre pays a traversé. Cette crise a eu
un effet direct sur notre coopération, car pour coopérer, pour travailler dans
un esprit de partenariat il faut être deux. Notre effort s'accroît à nouveau
et sa relance sera au cœur de la prochaine commission mixte.
***
Avec la franchise qu'impose l'amitié,
je dois aussi vous rappeler que les Comores ont encore de nombreux défis à
relever, dès cette année.
Nous avons pu constater que vos nouvelles institutions fonctionnent. Il y a eu
de nombreux blocages, mais ceux-ci ont tous été surmontés grâce à la volonté
des Comoriens de trouver des solutions de compromis. Cette volonté de
privilégier le dialogue constructif et de préserver l'unité du pays ne doit
pas seulement être maintenue. Elle doit être cultivée et aller de soi, car
c'est l'attitude la plus responsable. Les conflits politiques doivent
désormais être résolus par le débat démocratique entre Comoriens.
Au-delà du fonctionnement normal d'institutions démocratiques, il vous faudra
améliorer la gestion des finances de votre pays et trouver des solutions au
problème de la dette extérieure. Vous avez reçu tout récemment une mission du
Fonds monétaire international. Celle-ci vous a livré son analyse de la
situation. Un calendrier de mesures a été fixé. Vous avez la possibilité de
bénéficier à terme d'une réduction de votre dette en 2006. C'est à vous,
maintenant, de tout mettre en œuvre pour respecter ce calendrier ambitieux.
Les Comoriens ont aussi besoin de voir leurs conditions de vie s'améliorer,
dans le domaine des soins hospitaliers, des moyens de transports et des
infrastructures. Pour tous ces grands chantiers, la France possède les outils
de la coopération et elle contribuera à vos efforts de développement.
***
Monsieur le Président,
La France est consciente du rôle déterminant que vous avez joué pour mener le
processus de réconciliation inter-comorien à son terme et pour maintenir
l'unité de votre pays. Cela ne peut que bénéficier à tous. Il est maintenant
possible de travailler au développement de votre pays et de bâtir son avenir.
Nous continuerons à vous soutenir en ce sens et à vous encourager. Nos deux
pays entretiennent des relations anciennes fondées sur une histoire commune,
avec des épisodes tragiques et d'autres plus heureux. Notre amitié est le
reflet de cette histoire. Comme vous l'a dit le président Jacques Chirac cet
après-midi, nous souhaitons entretenir une relation fraternelle, tranquille et
sereine.
Je lève mon verre à la santé des Comores et de la France et à l'amitié entre
nos deux peuples./.
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Accueil de M. Assoumani Azali, président de l'Union des Comores, par M.
Jacques Chirac, président de la République (cour du palais de l'Elysée)
31.01.2005 - Service de Presse / Actualités diplomatiques / photographie
numérique
Ministère des Affaires étrangères. Photo Claude Stefan identification :
P013355 |
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Accueil de M. Assoumani Azali, président de l'Union des Comores, par M.
Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères (Quai d'Orsay).
01.02.2005 - Service de Presse / Actualités diplomatiques / photographie
numérique
Ministère des Affaires étrangères. Photo F. de La Mure
identification : P013368 |
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Accueil de M. Assoumani Azali, président de l'Union des Comores, par M.
Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères (cour du Quai d'Orsay).
01.02.2005 - Service de Presse / Actualités diplomatiques / photographie
numérique
Ministère des Affaires étrangères. Photo F. de La Mure identification :
P013367 |
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