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A PROPOS
DES COMMUNES Pour la chose communale comme on dit dans le jargon
administratif, une association est une des sources de financement au même
titre qu'un administré de cette Commune. La Commune est une personnalité
morale représentée par le maire. A ce titre, elle peut emprunter de l'argent,
ouvrir un compte bancaire, émettre des bons de Trésor (ce qui est une forme
d'emprunt auprès des citoyens de la cité ), posséder des entreprises publiques
,attribuer des concessions, taxer des entreprises et toutes formes de
manifestations dont le Anda . Ce dernier reste un bien économique qu'il faudra
savoir exploiter .Tout cela ,pour dire qu'il y a toute une palette de sources
de financement des projets communaux sans oublier les subventions de l'Etat et
les bénéfices de jumelage avec d'autres cités nationales ou internationales.
En revanche, se pose le problème de contrôle et d'utilisation de ces
différentes recettes pour des villages et des villes habitués à tout confier
au chef du village, aux notables , etc. La ville de Foumbouni a créé sa
Commune à titre expérimental, mais, les recettes transitent encore hélas par
ce canal traditionnel et coutumier. Malheureusement, rien n' a été encore
institutionnalisé , puisqu'on attend toujours la mise en place des parlements
insulaire et national. Il y a encore une mise en chantier énorme de ces
Communes. Il y aura le problème changement de mentalité du citoyen qui, cette
fois-ci n'ira pas jusqu'à dire "Nari yile", puisque c'est son denier qu'il va
confier au Maire .Comme tu le dis, les élus auront des comptes à rendre
directement aux administrés qui, à travers leurs contributions (impôts locaux,
taxes indirectes ou directes, bons de trésor, dons, etc.) se sentiront
responsables et concernés. Ils vont avoir des devoirs certes, mais, ils auront
aussi des droits. C'en est certainement fini pour l'opacité dans la gestion
des biens publics. Donc, les Maires n'auront pas la tâche facile, quand bien
même ils seront tentés de s'appuyer sur les associations qui ont le vent en
poupe pour récolter des recettes en tout genre. Puis, viendront les régions
qui se prendront en charge pour leur développement et leurs infrastructures en
tout genre. Cela fait des années qu'on réclame la mise en place officielle des
Communes , car, ce n'est plus un secret pour personne que les associations
villageoises ont toujours initié à leur manière des projets grandioses même
s'il leur manquait l'idée d'exploitation en aval de leur réalisations. La
notion d'Etat n'existe pas chez le Comorien habitué à voir tout pour son
village. Cet Etat a toujours joué aux abonnés absents quand il fallait
manifester sa présence. La seule chose qu'on nous bassine à longueur d'année,
c'est le paiement des fonctionnaires durant "n" mois. Que ce soit avec les
Dinos ou les Crocos des marigots, la gestion de la chose communale et le
changement de mentalité concomitante vont révolutionner la démocratie de
proximité dans les villes. Aux élus communaux de faire preuve de leur sérieux
et de leur compétence. C'en est fini des "belles paroles mielleuses".
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