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Politique |
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Le gouvernement de
Transition |
La formation du Gouvernement d'Union Nationale de
Transition
Ce dimanche 20 janvier, à vingt heures, heure
locale, le Chef de l'Etat, le colonel Azali Assoumany a signé le décret
N° 02-022/CE
portant formation du Gouvernement
d'Union Nationale. Logiquement, le chef de l'Etat en exercice, est supposé déposer
sa démission demain lundi au plus tard, pour partir en campagne et laisser le
gouvernement gérer la transition.
Depuis la reconduction de M.Hamada Madi BOLERO
au poste de Premier ministre le jeudi 17 janvier, les négociations menées
par le comité de suivi, sous médiation de la communauté internationale,
buttent sur la répartition des postes ministériels.
Les trois parties signataires de
l'Accord-cadre, à savoir l'Autorité d'Anjouan, le Gouvernement et
l'Opposition se sont convenues de former un Gouvernement d'Union
Nationale "sur une base paritaire". Il était acquis, à l'issue de
la dernière session du comité de suivi, que l'Autorité d'Anjouan, occupera
les postes de vice-premier ministre et le ministère des Affaires étrangères,
tandis que la Primature reviendrait à la mouvance présidentielle, et
l'opposition revendiquait le poste des finances et du Budget.
C'est sur le ministère des finances que le
Premier ministre refuse de céder en affirmant "que la Banque mondiale a
émis des réserves quant aux fréquents changements à ce poste".
L'opposition, de la voix de son porte-parole Houmed Msaidié affirme qu'il
"n'est pas question de céder sur ce poste hautement stratégique et que
l'intransigeance du chef de l'Etat montre que la transparence tant vantée
n'était qu'un feu de paille".
Alors que l'OUA jouait la médiation, pour
trouver un terrain d'entente, la liste du gouvernement est diffusée dans les
ondes de la radio nationale. Les postes demandés par l'opposition, plus
particulièrement les finances, n'ont pas été retenus, mêmes si tous
les noms avancés ont été nommés.
Le Gouvernement d’Union Nationale de
Transition des Comores est finalement composé comme suit :
Composition du gouvernement de
Transition
de l'Union des Comores
formé le 20 janvier 2002
avant la démission des opposants
- Premier ministre :
Hamada Madi Boléro
Vice-Premier Ministre,
Monsieur DJANFAR Salim, (Autorité d'Anjouan)
Ministre d’Etat aux Transports, Tourisme,
Postes et Télécommunications,
Monsieur Hassane Ahmed BARWANE (opposition)
Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des
Sports et de l’Information, Porte Parole du Gouvernement,
Monsieur Ali TOIHIR (partie gouvernementale)
Ministre des Finances, du Budget et de la
Privatisation,
Monsieur Assoumany ABOUDOU (partie gouvernementale)
Ministre de l’Economie, du Commerce, de l’Artisanat
et des Investissements,
Monsieur CHABANE Bacar (opposition)
Ministre de la Production et de l’Environnement,
Monsieur SAID ALI Boina Ali (partie gouvernementale)
Ministre de la Justice et des Affaires
Islamiques,
Monsieur CHAKIRA Mouigni (opposition)
Ministre de l’Equipement, de l’Energie et
de l’Urbanisme, chargé des relations avec le Conseil Législatif,
Monsieur Mohamed Ali Attoumane (partie gouvernementale)
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération,
Monsieur HALIDY Charif (Autorité d'Anjouan)
Ministre de l’Education Nationale, de la
Formation Professionnelle et des Droits de l’Homme,
Monsieur Omar ACHIRAFF (opposition)
Ministre de l'intérieur et de la Décentralisation,
Monsieur MOHAMED Ali Soilihi
(Opposition nationale)
Ministre de la Santé Publique, des Affaires
Sociales et de la Condition Féminine,
Monsieur MCHAMI Mohamed
(partie gouvernementale)
Ministre de la Fonction Publique, de l’Emploi et du
Travail,
Monsieur Mohamed ALI HAMIDI (opposition)
L'opposition nationale démissionne
du Gouvernement
d'Union Nationale de Transition
A 22 heures, soit deux heures après la formation du
Gouvernement d'Union Nationale, une déclaration intitulée, "lettre de
démission collective des représentants de l'opposition nationale",
signée par le Dr Mtara Maesha et Monsieur Houmed Msaidié, tous deux représentants
de l'opposition nationale au Comité de Suivi, dénonce le gouvernement formé
en ces termes : "les circonstances dans lesquelles s'est formé le
Gouvernement d'Union Nationale de Transtion ne nous permettent pas de
participer". "En conservant le ministère des finances, le colonel
Azali a confirmé aux yeux de tous que la transparence tant chantée n'est
en fait qu'un écran de fumée" lit-o-n dans la lettre.
Dans cette lettre, l'opposition n'y va pas par quatre
chemins pour exprimer sa désapprobation: "Les ministres de
l'opposition nationale nommés dont les noms figurent ci-dessous démissionnent
par la présente de leur postes respectifs". Il s'agit du Ministre d’Etat
aux Transports, Tourisme, Postes et Télécommunications, Monsieur
Hassane Ahmed BARWANE (opposition), du Ministre de l’Economie, du
Commerce, de l’Artisanat et des Investissements, Monsieur CHABANE Bacar
(opposition), du Ministre de la Justice et des Affaires
Islamiques, Monsieur CHAKIRA Mouigni (opposition), du
Ministre de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle et des
Droits de l’Homme, Monsieur Omar ACHIRAFF (opposition), du Ministre
de l'intérieur et de la Décentralisation, Monsieur MOHAMED Ali
Soilihi (opposition), du Ministre de la Fonction Publique, de l’Emploi
et du Travail, Monsieur Mohamed ALI HAMIDI (opposition).
Les Etats-majors des partis politiques, membres de
l'opposition se sont fixés rendez vous demain pour "se prononcer sur
cette démission collective". Un membre de l'opposition, pense qu'il y
aura "de défections et qu'on risque d'assister à une fissure de
l'opposition".
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