Echos
Les Echos des autorités
 
Les Institutions
Les institutions
 
Partis Politiques
Les Partis Politiques
 
Opinions
Opinions diverses
 
 

 

Politique
Primaires 2006  mise à jour 26/05/2006

Les résultats définitifs
Les résultats officiels pronnoncés par le Cour Constitutionnelle
SAMBI (23%), DJAANFARI (13%) et Ibrahim HALIDI (10%)



- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE : Homologation des résultats des primaires du 16 avril
Dans http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=14672

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE : Homologation des résultats des primaires du 16 avril
Publié dans l'édition du lundi 24 avril 2006 (page 11)
C’est toujours Sambi, Djaanfari et Halidi qui poursuivent la course. Après une semaine tendue, des rumeurs diffuses, un début de manifestations de rue et beaucoup de pressions sur les organisateurs des élections, et surtout les représentants de l’Union africaine, la Cour constitutionnelle a tranché. Les résultats d’une quarantaine de bureau de vote, surtout dans le Nyumakélé, ont été annulés, mais cela n’a pas inversé les premiers décomptes provisoires.
DèS le lendemain du premier tour dimanche dernier à Anjouan, plusieurs requêtes en annulation pour irrégularité ont été déposées par 3 candidats dont Caabi El Yachroutu. Le vice-président de l’Union qui était donné pour favori dans ce scrutin, s’est en effet vu éliminé dès le premier tour.
Bien que reconnu pour son honnêteté et son intégrité morale, il a du justifier pendant la campagne son rôle dans les pouvoirs qui se sont succédé ces 2 dernières décennies. Dans ses meetings, le candidat Caabi a donné des gages de fermeté et de plus de détermination à l’avenir pour améliorer les conditions de vie des Comoriennes et des Comoriens, et restaurer l’image extérieure du pays. L’estime que lui portent les partenaires extérieurs des Comores, notamment la France et les Institutions financières Internationales, est utilisée par ses détracteurs pour montrer qu’il sera le défenseur d’intérêts étrangers.
Recours
L’espoir avait resurgi mercredi dernier parmi ses partisans. Des indiscrétions devenues rumeurs disaient que la Cour constitutionnelle a admis la recevabilité des recours de Caabi et qu’on s’acheminait soit vers une invalidation du scrutin dans la région de Nyumakélé, soit vers une annulation de plusieurs bureaux de vote. La tension est montée d’un cran, et des dizaines de militants de la CRC qui soutiennent la candidature de Ibrahim Halidi ont convergé vers le siège de la Haute Cour pour protester contre l’éventuelle élimination de leur candidat. La force interafricaine AMISEC a pris les devants, bloquant les accès au bâtiment situé dans la banlieue Nord de Moroni, et surveillant les environs avec des rotations incessantes d’hélicoptères.
Les résultats ne seront pas diffusés ce 20 avril à 13 heures comme convenu, mais le lendemain vers 16 heures locale. Entre temps, la ville de Moroni avait retenu son souffle, craignant des débordements.
Décision acceptée
Finalement, les résultats homologués n’ont pas bouleversé fondamentalement celui donné par la Commission nationale des élections des Comores (CNEC) au lendemain du scrutin. Cependant, l’annulation de 41 bureaux de vote principalement dans le Nyumakélé a réduit l’écart entre les candidats. Ainsi, Ahmed Abdallah Sambi a obtenu 23.70% contre 26 précédemment, Mohamed Djaafari 13.10 contre 14, Ibrahim Halidi 10.37 contre 13 et Caabi 9.56 contre 10. Ce dernier, dans un communiqué lu dans les radios dans la soirée, accepte la décision de la Cour et appelle ses partisans au calme pour que le processus se poursuive dans la paix et la sérénité. Francisco Madeira, l’envoyé spécial du président de l’Union africaine en charge du dossier comorien, a reconnu la désorganisation totale du scrutin qui tranchait avec l’assurance qu’il donnait la veille. En effet, quelques heures avant le début des opérations de vote, entouré du chef du bureau de liaison de l’Union africaine à Moroni, le commandant de l’AMISEC et l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, il a soutenu que ce scrutin était capital dans sa signification politique, et que donc son organisation pratique ne devait souffrir d’aucune irrégularité, d’aucune contestation. Pour lui, tout a été fait pour faire de ce scrutin "une rupture avec le passé, le début d’une nouvelle culture des urnes".
Des choses à améliorer
Au lendemain des élections, Madeira a reconnu la faiblesse de sa propre gestion des opérations, mais a surtout accusé la Commission nationale des élections aux Comores d’avoir manqué d’expérience et de professionnalisme. Il a aussi ajouté que toute la classe politique comorienne, notamment les administrations centrale et insulaire, a voulu manipuler la commission, ce qui a aggravé ce fiasco. Pour remédier à tout cela, l’envoyé spécial de Alpha Konaré sera plus ferme et plus exigeant : "On fera moins confiance aux organes électoraux des Comores et aux autorités... nous allons désormais insister pour que les choses soient faites". L’un des membres de la Commission nationale accuse, lui, l’AMISEC de n’avoir pas fourni l’assistance promise : "Une femme a dû faire 24 villages dans une 504 bâchée sans aucune protection pour distribuer le matériel, alors que la force interafricaine disposait de dizaines de 4x4". Il reconnaît également qu’une partie des dysfonctionnements relève de manipulations orchestrées par certains candidats. Tandis que les organisateurs cherchent à se justifier, on attend avec impatience le rapport de l’Observatoire des élections qui sort ce week-end. D’ores et déjà, Ismaël Saadi, le président de cette jeune association, donne ses premières analyses. Pour lui, c’est la non capitalisation de l’expérience de la CNEI organisatrice des élections de 2001, 2002 et 2004 qui est la cause de ce désordre : "On avait des personnes rodées aux mécanismes de l’organisation des élections, ayant bénéficié de plusieurs formations, qui auraient dû faire partie de la CNEC. Cependant, chaque camp voulant manipuler le scrutin a placé des partisans qui avaient peu ou pas du tout de notion dans le domaine". Les jeunes observateurs relèvent également une asphyxie des commissions insulaires par la commission nationale aussi bien dans les prérogatives que les moyens matériel et financier.
M. Aliloifa

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Elections présidentielles : La Cour constitutionnelle clôt le débat sur le dépôt des candidatures


Réunie en assemblée générale, et à l’approche de la convocation du collège électoral, fixé au 10 mars, la Cour constitutionnelle a sorti un communiqué mardi 14 février, résumant la position des juges constitutionnels sur la présidence tournante.
« Les juges ont estimé que sur le silence de la constitution concernant les modalités de dépôt des candidatures du président et des vice-présidents, la nouvelle loi électorale adoptée par l’assemblée nationale le 4 juin 2005 instaure un mode de scrutin au suffrage universel direct à un tour sur l’ensemble du territoire national, après la tenue de l’élection primaire dans l’île à laquelle échoit l’exercice de la présidence de la République.
Le communiqué rappelle que les candidats à la magistrature suprême doivent impérativement déposer leurs dossiers de candidature auprès de la Cour constitutionnelle dans un délai n’excédant pas le 19ème jour (à minuit) après la date de convocation des électeurs pour le scrutin des primaires. Juge du contentieux électoral, la Cour constitutionnelle dont les décisions sont irrévocables et sans recours est composée de neuf membres qui ont la responsabilité de valider la liste des candidats et d’homologuer les résultats définitifs. »

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Comores - L'île d'Anjouan élit ses candidats
Dans http://www.lexpressmada.com/article.php?id=42529&r=14&d=2006-04-15

Comores - L'île d'Anjouan élit ses candidats
Le successeur d'Azali Assoumani doit être un originaire d'Anjouan.

Les électeurs de l'île d'Anjouan doivent choisir dimanche, parmi 13 prétendants, les trois candidats qui se disputeront la présidence de l'Union des Comores en mai, selon un scrutin complexe visant à régler la crise politique qui ronge l'archipel.
Depuis son indépendance obtenue de la France en 1975, cet archipel très pauvre de l'océan Indien, qui compte environ 600.000 habitants, a connu une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives et une série de conflits entre les pouvoirs locaux des trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli).
Pour tenter d'y remédier, la nouvelle Constitution adoptée en 2001 a institué un système qui prévoit une présidence tournante entre les îles. La loi prévoit que le président élu en 2006 sera issu d'Anjouan.
Le président sortant Azali Assoumani - originaire de Grande Comore - arrivé au pouvoir en 1999 par un coup d'Etat puis élu en 2002, ne peut donc se réprésenter.
Seuls les 117.249 électeurs anjouanais voteront dimanche pour ces primaires qualifiées de "premier tour" avant la présidentielle du 14 mai.
Les 222 bureaux de vote répartis sur l'île seront ouverts de 07H00 locales (04H00 GMT) à 18h00 (15H00 GMT). Cette fermeture pourra être prolongée jusqu'à 21H00 locales maximum en cas de retard, selon la Commission nationale des élections aux Comores (CNEC).
Pour la première fois, les électeurs vont expérimenter un bulletin unique, où figurent les noms des 13 candidats - tous masculins - accompagnés de leurs photos, d'une case pour signer et de symboles les représentant qui vont d'une maison, à un poisson ou un épi de maïs.
Selon la CNEC, des résultats provisoires pourraient être connus dimanche dans la soirée. Les résultats définitifs ne seront annoncés qu'après la validation par la Cour constitutionnelle de l'Union, qui pourrait intervenir d'ici mercredi.
La Mission de l'Union africaine (UA) pour la sécurisation des élections aux Comores (Amisec), dont la mission est notamment d'assurer que les scrutins soient "crédibles, transparents et démocratiques", s'est déployée dans les trois îles.
La situation à Anjouan est particulière: l'île avait fait sécession en août 1997, avant de réintégrer l'Union en échange d'une large autonomie, et en refusant notamment au colonel Azali d'y déployer son armée.
L'Amisec est formée de 462 militaires et policiers, dont 371 venus d'Afrique du Sud, mais aussi de la République démocratique du Congo (RDC), du Rwanda, du Mozambique, de Maurice, de Madagascar, d'Egypte et du Nigeria.
Le casernement de l'armée comorienne et de son matériel a également été prévu.