Echos
Les Echos des autorités
 
Les Institutions
Les institutions
 
Partis Politiques
Les Partis Politiques
 
Opinions
Opinions diverses
 
 

 

Politique

L'archipel des Comores adopte une constitution de transition

7 Aout 2000

azaly

Une conférence nationale a adopté lundi  07 août aux Comores une constitution de transition destinée à restaurer l'ordre constitutionnel dans l'archipel et à contraindre les militaires à renoncer à une partie de leur mainmise sur le pouvoir.

''Les lois fondamentales qui sont remplacées par cette constitution de transition avaient été écrites dans des baraquements militaires'', a déclaré lundi l'homme fort des Comores, le colonel Azali Assoumani, à l'issue d'une conférence de trois jours. ''Mais la nouvelle constitution a été rédigée et adoptée par des citoyens dans un lieu civil'', a-t-il ajouté.

En avril 1999, suite à des émeutes sur Grande Comore provoquées par la tentative de sécession de l'île d'Anjouan, le chef d'état-major de l'armée des Comores, Azali Assoumani, avait pris le pouvoir dans un coup d'Etat sanglant. Il avait ensuite fixé un calendrier pour un retour à un pouvoir civil d'ici avril 2000.

Participaient à la conférence nationale réunie sur Grande Comore, la plus grande des trois îles qui composent l'archipel, des partis politiques, des représentants de l'armée et des corps professionnels, des leaders religieux et d'autres organisations civiques. Aucun représentant de l'île d'Anjouan n'était en revanche présent.

Le colonel Assoumani a cependant précisé qu'une délégation se rendrait la semaine prochaine sur l'île sécessionniste pour tenter de persuader ses représentants de revenir dans la Fédération des Comores sous la nouvelle constitution, qui accorde une plus grande autonomie aux îles.

La nouvelle charte donne des pouvoirs étendus au parlement pour superviser le travail du gouvernement et les institutions publiques, et sépare les pouvoirs présidentiel, judiciaire et parlementaire.