Echos
Les Echos des autorités
 
Les Institutions
Les institutions
 
Partis Politiques
Les Partis Politiques
 
Opinions
Opinions diverses
 
 

 

Politique
Appel de la DIASCOM au Colonel AZALI

 LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES

Coordination des associations de la diaspora comorienne
- DIASCOM -
diascom@caramail.com

Monsieur Azali Assoumani
Président de l’Union des Comores

 

Monsieur le Président,

Conformément à ses objectifs et particulièrement à sa charte qui lui confère un droit de défense des intérêts des Comores, et plus particulièrement de son unité nationale, comme
c’est le cas de tout citoyen comorien, la DIASCOM voudrait vous faire part de ses inquiétudes quant à la situation politique, économique et sociale que traverse actuellement notre cher pays.

Depuis la tentative séparatiste de l’Île d’Anjouan en 1997, et malgré des efforts louables de réconciliation, la communauté comorienne de l’étranger ne cesse de se poser des questions sur l’avenir politique et social de leur pays. En fondant beaucoup d’espoir sur ce nouvel ensemble comorien, aboutissement d’un processus ayant reçu le soutien de la communauté internationale, c’est avec beaucoup de regret que la diaspora comorienne constate des blocages dont les conséquences, en terme de stabilité politique et de développement économique, sont désastreuses pour l’ensemble de la population comorienne.

L’instabilité politique qui prévaut aujourd’hui aux Comores, véritable frein pour le développement économique, caractérisée par un manque de volonté pour trouver un consensus sur le respect de la nouvelle constitution, désespère et inquiète encore plus la diaspora.

La communauté comorienne de l’étranger, en particulier de France, se désole que depuis l’indépendance des Comores, celles-ci ne soient mieux connues que par son instabilité politique chronique dont les politiques comoriens, sans exception, sont responsables.


Monsieur le président,

La DIASCOM en appelle à votre haute responsabilité afin que tout soit fait pour qu’enfin les Comores puissent retrouver leur dignité et leur crédibilité politique dans la région et dans le monde.

Aujourd’hui beaucoup de nos compatriotes, au de là de leur tristesse, manifestent un sentiment de honte quant au spectacle politique, peu glorieux, que notre pays donne à la face du monde.

Quand un prestigieux journal français consacre quatre pages pour dire que les Comores ne vendent que de « l’Ylang et des coups d’état », pendant que nos voisins vendent du tourisme et développent leurs économies, il y a là de quoi ne pas être fier quant on est comorien de l’étranger. Pour mieux vivre à l’étranger, nous avons besoin de notre pays ; des Comores politiquement stables et économiquement prospères.

Nous espérons que le sommet France-Afrique, auquel vous venez de prendre part, et dont l'ordre du jour est la recherche des voies et moyens afin d'éradiquer toutes les formes d'instabilité possibles en Afrique, sera bénéfique pour la démocratie dans notre pays .

Nous vous prions de croire Monsieur le Président à l’expression de nos sentiments respectueux.

Le bureau de la DIASCOM

Paris le 21/02/2003