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Le colonel Azaly
Assoumani, chef de la junte, a marqué le premier anniversaire de son coup
d'Etat qui l'a
porté au pouvoir en annonçant qu'il était prêt à s'effacer au profit d'un civil si un
consensus émergeait dans la classe politique au sujet d'un candidat.
Le dirigeant militaire, qui a pris les rênes de l'archipel à l'issue d'un coup
d'Etat
sans effusion de sang, a déclaré vendredi soir dans un discours à la radio qu'il
n'avait aucun intérêt à s'accrocher au pouvoir. |
Azaly avait plongé l'Archipel , il y un an dans l'incertutude quelques jours apres les accords de Tana qui permettaient d'envisager une
solution à la crise sépariste. Le chef de la junte a souligné la nécessité pressante
d'un "sursaut national", il a ajouté: "Si la classe politique et la
société civile parviennent à un consensus sur un successeur civil, je remettrai le
pouvoir immédiatement."
Les antagonismes entre partis politiques rendent toutefois problématique le choix d'un
candidat à la présidence de l'archipel.
Le colonel Azaly Assoumani avait renversé le président Tadjiddine Ben Saïd Massonde en
avril 1999 en manifestant la volonté de rétablir l'ordre après plusieurs jours de
violentes manifestations dans les rues de Moroni, la capitale, et en promettant de céder
le pouvoir au bout d'un an.
Après avoir repoussé des appels en ce sens, il a déclaré vendredi soir que l'armée
réaffirmait solennellement qu'elle n'avait pas vocation à accéder au pouvoir ni à y
rester indéfiniment. Mais elle n'est pas prête à le céder à n'importe quel prix,
a-t-il ajouté.
Le colonel Azaly, n'a jamais respecté ses engagements devant
l'opinion : il s'etait déjà engagé a mettre en oeuvre les accords de Tana et a remettre
le pouvoir au bout d'un an.
L'intéret supérieur de la nation dont il se fait le
défenseur, fait sourire quand on sait que ce militaire s'etait refugié a l'Ambassade de
France , lors du débarquement d'une poignée de repris de justice français- Azaly etait
alors chef d'etat major...
Le colonel Assoumani a formé un gouvernement composé pour l'essentiel de civils, tout en
conservant un rôle clé en tant que président et ministre de la Défense. Il a
également pris des mesures pour combattre la corruption, mais les Comores demeurent un
etat de non droit ou l'arbitraire est la regle et sans aucune institution
démocratique.
Anjouan, l'une des trois îles de l'archipel, est contrôlée par des dirigeants
sécessionnistes proche de l'extreme droite française qui ont rompu avec Moroni en 1997
et défié des pressions internationales pour négocier une formule qui donnerait à
Anjouan et Mohéli une autonomie accrue à l'égard de la Grande Comore. L'archipel a
acquis son indépendance envers la France en 1975.
Ali Moussa