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Politique |
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Déclaration du Collectif des Travailleurs et Cadres Comoriens
mise à jour 11/01/2006 |
Déclaration du collectif des
travailleurs et cadres Comoriens en France
La conférence des bailleurs de fonds réunie le 8 Décembre dernier à l'île
Maurice a été l'occasion pour les partenaires des Comores de manifester une
nouvelle fois leur solidarité agissante.
Un immense espoir a accueilli en effet l'annonce d'une aide financière estimée
à 200 Millions de dollars.Pour peu que les dirigeants Comoriens fassent montre
de bonne gouvernance et de rigueur dans la gestion des affaires de l'Etat et
des finances publiques, elle devrait aider à réduire sensiblement le fléau de
la grande pauvreté dans notre pays.
Face à cet élan de générosité, le collectif des travailleurs et cadres
Comoriens en France , réunis à Paris le 15 Décembre, exprime ses remerciements
les plus chaleureux à toutes les organisations internationales et à tous les
pays voisins et amis qui se sont tant déployés pour la réussite de ce sommet.
Dieu sait ô combien est précieuse la contribution apportée par des
institutions comme l'Union africaine , l'Union européenne, l'Organisation
internationale de la francophonie ou de la ligue arabe, aussi bien que celle
de l'Afrique du sud et la République de Maurice Il faut enfin et surtout
mentionner le rôle d'impulsion joué par notre partenaire privilégié, la
France, dont on sait qu' il a été pour beaucoup dans le succès de cette
conférence.
Pour tirer le meilleur parti de la bonne volonté et de la solidarité de la
communauté internationale et casser la spirale du sous-développement, il
appartient maintenant au pouvoir et aux acteurs politiques de toute obédience
que ce soit,de faire preuve de sérénité et de sens de responsabilité. Voilà
pourquoi nous prenons acte et nous félicitons de l'engagement pris
solennellement par le colonel Azali d'œuvrer pour que<< l'alternance prévue
dans quelques mois, se déroule dans les délais impartis, dans la liberté et la
transparence, afin que les nouvelles autorités aient la légitimité nationale
et internationale requise>>.
Parce que du respect de l'alternance dépend la concrétisation des engagements
souscrits par nos partenaires, ce serait porter gravement atteinte à la
crédibilité internationale de l'Etat que de faire obstruction à la tenue
régulière des élections. La mise en place par décret présidentiel d'une
commission électorale constitue donc un gage de bonne foi. Ce dispositif fondé
sur l'article 13 de la constitution devrait mettre fin aux spéculations et
manœuvres dilatoires cherchant à accréditer l'hypothèse d'une remise en cause
de la constitution.
Notre défi majeur étant de parvenir à restaurer la stabilité politique en
consolidant la réconciliation nationale, la démocratie et l'Etat de droit,tout
le monde doit prendre ses responsabilités pour que ,face à ce nouveau rendez-
vous avec l'histoire, seuls puissent prévaloir les intérêts supérieurs du
pays.
Le CTC
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