Echos
Les Echos des autorités
 
Les Institutions
Les institutions
 
Partis Politiques
Les Partis Politiques
 
Opinions
Opinions diverses
 
 

 

Politique

COMMUNIQUE DU GRITAC SUR LES PRESIDENTIELLES AUX COMORES

 

 En approuvant à près de 77% , le 23 décembre 2001, la nouvelle constitution, les Comoriens de la GRANDE COMORE, de MOHELI et d'ANJOUAN (en attendant ceux de MAYOTTE), ont certes jeté par cet acte, les bases d'une réconciliation, sans pour autant, au train où vont les choses, voir se résoudre la double crise institutionnelle (perpétrée par le colonel Azaly) et séparatiste (entretenue par le colonel Abeid).

 Le GRITAC dans l'esprit du "MEETING DU 1ER OCTOBRE 2000" organisé à PARIS par 7 partis politiques comoriens et 8 organisations comoriennes de la société civile, opposés à la "DECLARATION DE FOMBONI" du 26 août 2000, des deux colonels pourfendeurs de la souveraineté et de l'intégrité des COMORES, demande le stricte respect des termes l' "ACCORD CADRE DE RECONCILIATION DU 17 FEVRIER 2001". Accord signé, cette fois là, sous l'égide des instances internationales (ORGANISATION DE L'UNITE AFRICAINE, UNION EUROPEENNE ET ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE), par le colonel Azaly pour la junte militaire au pouvoir, par le colonel Abeid pour les séparatistes anjouanais et par Abbas Djoussouf pour l'opposition nationale.

 Au lendemain de l'approbation de la nouvelle constitution et à la veille des prochaines élections présidentielles, les événements ne cessent de donner raison au GRITAC
* qui a toujours fustigé la mainmise d'Azaly et de ses proches, sur les affaires du pays pour se constituer un butin de guerre, profitant ainsi de la léthargie légendaire d'une opposition divisée, qui continue à se complaire dans la résignation.

 * qui continue toujours à soutenir, qu'il ne peut être question d'éradication du séparatisme aux COMORES, tant que sévira celui de MAYOTTE, encouragé et entretenu par les forces d'occupation française dans l'indifférence générale.

 * qui a toujours dénoncé les trahisons, les ukases et les abus d'une armée répressive, budgétivore et assoiffée de pouvoir, dans un pays qui manque cruellement de corps de métiers utiles et serviables à l'instar des brigades de pompiers, de gardes côtes, de sauveteurs d'accidents de toutes sortes...

 * qui avait hélas, des bonnes raisons de nourrir des craintes sur la portée et les mesures d'application de l' "ACCORD CADRE DE RECONCILIATION DU 17 FEVRIER 2001", puisque la candidature d'Azaly, contre toute attente, a été retenue, non seulement dépit de fortes présomptions de haute trahison et d' atteinte grave à l'autorité de l'Etat, mais surtout, de non-respect et de violation caractérisée de l'accord cadre, que le postulant a lui-même signé, et qui prévoit la démission du chef de l'Etat en exercice dans les 7 jours (et non dans les 24 jours), suivant la promulgation des résultats du référendum, au cas où il se présente.

 * qui ne désespère pas de voir un jour traduire devant une haute juridiction, sans aucun recours d'amnistie ou de prescription, les responsables civiles, politiques et militaires, convaincus de trahisons, forfaitures, concussions et autres violations des droits de l'Homme, afin de mettre un terme à cette spirale d'impunités qui empoisonne les COMORES depuis plus d'un quart de siècle.

 Pour des élections libres, incontestables, justes et sans tâches, le GRITAC réitère ici son souhait de voir enfin la "COMMISSION ELECTORALE", sous la houlette du "COMITE DE SUIVI", faire preuve de probité et d'impartialité, en assujettissant au préalable, tout mandat électif, à une enquête sérieuse et minutieuse, sur l'intégrité et la moralité irréprochables des candidats. Ce qui est loin d'être le cas, puisque cette même "COMMISSION ELECTORALE" a cru bon et juste, d'un côté, retenir les candidatures de certaines personnes gravement soupçonnées de non-respect d'accord signé, de haute trahison, de collusion avec mercenaires, d'atteinte à l'autorité de l'Etat, de forfaitures, de concussions etc..., et de l'autre, rejeter entre autres, celles d'autres personnes, au motif fallacieux de non résidence "sans interruption" sur le territoire national, durant les 6 derniers mois, selon un non moins fallacieux nouveau code électoral, taillé sur mesure pour certains. Ce qui jette un discrédit fâcheux sur cette "COMMISSION ELECTORALE", qui risque de compromettre gravement tout le processus de réconciliation.

 Le 26 / 02 / 2002

gritac_2000@yahoo.fr