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Politique
Conflits de mémoires, par Ismaël Ali Abdoul Bassur
Page mise à jour le 01/11/2006

 
Conflits de mémoires
par Ismaël Ali Abdoul Bassur 05/06/2006

 

Rencontre des mots et des  faits, des théories et des révolutions techniques et économiques, sont les maîtres mots qui ont  bercés l’humanité. La primauté des classes, cette pièce-clé qui combattait le fameux marxisme continue comme une réalité sous une autre forme à être admise dans la société comorienne .En ce temps où la crise économique exaspère les conflits sociaux ,détournement de deniers public et délinquance ,qui constituent ,l’un et l’autre ,la part actuelle la plus vivante de la société comorienne :un peu comme si le pays , lent à s’assimiler les idéologies  comme les nouveautés ,la technologie  ,à adapter la modernité  ne devrait pas s’asseoir sur une base,une fondation à avoir au–delà  des frontières du pays sinon des villes ,comment le monde ontologique décuple l’espérance de l’homme . Dans ce pays où tout le monde est politicien, tout le monde est géni  à tout discipline confondue encore fidèles à tant des traditions vacillent entre ancienneté et modernité se trouve  en dehors du grand débat : C’est l’Homme qui est au centre du débat et non plus Dieu.

La mauvaise conscience de la part de l’Etat est top évidente .La dégradation de l’enseignement ne révèle-t-elle pas aussi du même état d’esprit ? C’est le signe d’une supercherie héritée d’une longue tradition en fait tyrannique et révolutionnaire d’une part. D’autre part un héritage métropolitain saillant l’ensemble du souffle national. Mais aussi la conscience d’un nécessaire renouvellement des classes dirigeantes. La plupart de nos chefs d’Etats ,de nos grands administrateur ,de nos  officiers d’active – c’est-à-dire une fraction importante de nos classes  dirigeantes sont convaincus que le système auquel ils obéissent est  totalement corrompu  ,le pays incapable d’effort et inapte à rendre le moindre bien ,économique ou militaire ,le peuple tout entier dégénéré  ,perverti par des allocutions malsaines . Ces condamnations sans appel, qui sont la tarte à la crème de toute une presse, de toute une élite, oublient seulement que ce régime et ce peuple sont aussi ce que les dirigeants les ont faits.

Mais ,cette mauvaise conscience révèle surtout l’essoufflement des classes dirigeantes :elles ont perdu la foi ,l’utilité ,la cause en leur mission et transfèrent la responsabilité de cette chute  sur autrui .Ainsi vivre à la petite semaine entre copain et copine , entre maître et maîtresse ,entre lesbienne , entre homosexuel  devient une habitude, sinon idéal .

S’ajoute à cela ,l’incivisme fiscal ,la dérobade devant l’impôt n’est pas le fait des salariés , mais de ceux qui peuvent dissimiler ,transférer des revenus à l’étranger , opérer dans la comptabilité des entreprises des jeux d’écritures ,mieux encore ,le recours au budget  public,devient une forme courante de fuite économique.

Cet essoufflement n’est pas seulement d’ordre matériel l’amenuisement des fortunes et des revenus sont à jauger ici, Dr Aziz dans son œuvre fard.

Comment préparer les lendemain de la révolution technicienne, les troupes d’ingénieurs ,des chercheurs nécessaire face à une mondialisation qui s’impose ,alors que cet Etat avaricieux paie moins bien  les professeur de ses  enfants que ses domestiques ?

Et ce n’est qu’un exemple .Dans le pays de multiples drapeaux, de changement continue de constitution, des mœurs incontestablement plus libre qu’autre fois se sont acclimatée dans les villes : ce fut une réaction après des lustres de souffrances et aussi le fait d’une croyance généralisée dans un monde meilleur que l’électricité, la télévision le numérique rendent quotidiennement plus semblable ….

Mais la classe religieuse cesse de donner le ton, si ce n’est pour manifester un antiféminisme nettement dépassé par l’évolution économique de l’homme, dans son temps, dans son espace et la place croissante prise par la femme dans la vie sociale, depuis l’époque du prophète Mohamad.

Si ce n’est pour utiliser le discours herméneutique souvent réduit au dogmatisme pour demandé à Dieu  la force, la richesse, d’affaiblir autrui ; au lieu d’interpréter dans un ensemble intelligible la science exacte, la science de la vie, la littérature … la construction de la société telle est la structure d’une nation vouée d’Elite digne de ce nom.

Si ce n’est pour faire de la pratique religieuse souvent réduit à un conformisme dominant sans ferveur-le signe même de l’appartenance à la classe dirigeante des « bien-pensants ». Autant des réactions des faiblesses. Dans ce pays déchiré par la quête d’identité spoliée par le modernisme vestimentaire et le vandalisme alcoolique .Une nouvelle tendance liée à l’ignorance sans scrupule .Au fond, le meilleur signe de cet essoufflement serait sans doute la « lâche soulagement »de toujours lier nos actes à la divinité. Alors que Dieu tout puissant n’y est pour rien. L’homme est le seul responsable des  ses faits et gestes.

                                                                                          Ismaël Ali Abdoul Bassur