
Le 13 mai 2006
Déclaration N°
3
Unité - Justice - Progrès
===================
Élections présidentielles séparatistes au Comore
La République de Comore
Etat démoli * Peuple déchiré * Islam trahi
Le Comore :
est un seul pays composé d’un seul
peuple comorien vit dans quatre îles : Maoré, Mwali, Ndzouwani et Ngazidja,
uni par une seule langue, une seule culture et une seule religion qui est
l’Islam.
Le Comore traverse une crise constitutionnelle sans précédente depuis
1997. Des mouvements séparatistes ont bouleversé le pays sans que personne
n’ose parler des vrais problèmes ou n’ose proposer des solutions adéquates.
Des plusieurs tentatives ont vu le jour sans succès, car les solutions
proposées à cette crise ne sont pas des initiatives provenant des comoriens
eux-mêmes, mais ce sont des solutions provenant de l’extérieur et imposées aux
comoriens contre leur gré.
Les grands problèmes qui secouent
et menacent l’Unité Nationale de l’Etat Comorien :
1-
La corruption générale de
l’administration de l’Etat Comorien avant et après l’indépendance.
2-
La mauvaise foi de tous les
dirigeants comoriens, présidents, Ministres, Députés et administrateurs, qui
ont dirigé l’Etat Comorien depuis l’indépendance, qui ne pensent qu’en
l’enrichissement personnel au détriment de notre pays (à l’exception du
Président Ali Swalihi et le Président Mohamed Djohar).
3-
L’indifférence du peuple comorien
devant cette situation déplorable en raison de la misère, de la pauvreté, des
maladies et de l’ignorance qui font que chaque comorien n’a pas le temps que
de penser à son pain et à son sort.
4-
La dépendance totale et aveugle de
la vie de comoriens dans tous les domaines : administration, éducation et
enseignement, alimentation, soins médicaux, infrastructures, etc.
Depuis l’indépendance, l’Etat
Comorien est dirigé par cinq Présidents :
1-
Le Président Ali Swalihi a
dirigé l’Etat Comorien durant une période de deux ans et dix mois ;
2-
Le Président Ahmed Abdallâh a
dirigé l’Etat Comorien durant une période de onze ans ;
3-
Le Président Saïd Mohamed Djohar
a dirigé l’Etat Comorien durant une période de cinq ans ;
4-
Le Président Mohamed Taki a
dirigé l’Etat Comorien durant une période de deux ans et demi ;
5-
Le Président actuel le colonel
Athouman Azali a dirigé l’Etat Comorien durant une période de six ans.
A l’exception du Président Ali Swalihi, qui nous a laissé environ 70
Moudiryats (communes) transformés après sa mort, par le
Président Ahmed Abdallâh des collèges ; aucun des dits
présidents n’a servi que ses intérêts, ceux des ses proches et ceux des ses
gouvernements et de leurs amis.
Le Président Ahmed Abdallâh qui a dirigé l’Etat Comorien durant une
période de onze ans était la personne la plus riche de l’océan indien ; Il n’a
pas mis sa richesse au profit de l’île de Ngazidja.
Les manipulateurs du mouvement séparatiste prétendent que la richesse de
l’Etat Comorien n’avait servi depuis l’indépendance que l’île de Ngazidja.
Par conséquent, il est important de rappeler à tous nos concitoyens
comoriens et d’expliquer aux autres les sources du développement de cette île :
La population de l’île de Ngazidja s’organise à l’intérieur comme à
l’extérieur dans le carde de regroupements ou des associations villageoises
dans le but d’une solidarité sociale en collectant de l’argent pour le
développement de leurs villes et de leurs villages, en assumant la
responsabilité de construire des : Mosquées, des rues, des centres
médicaux, des foyers communs réservés à l’organisation des cérémonies et des
fêtes des habitants de la ville ou du village ; construire des marchés, des
installations électriques, d’organisation des funérailles et des obsèques de
leurs morts ou de les rapatrier au Comore … etc. Ce genre de
regroupement et solidarité n’existent aucunement au sein de nos frères issus
des autres îles de Comore.
Les recettes de l’Etat Comorien proviennent essentiellement de frais des
douanes de Moroni. Ces recettes sont partagées entre les trois îles :
Ndzouwani, Mwali et Ngazidja, qui forment l’Etat Comorien.
Le port international maritime comorien se trouve à l’île de Ndzouwani.
Ses recettes ne sont pas partagées entre les trois îles, elles appartiennent à
l’île de Ndzouwani toute seule.
Où sont-t-elles, alors, les richesses qui serrent seulement l’île de
Ngazidja ?
Nous rappelons, nos frères concitoyens de Mwali et de Ngazidja que le
Mouvement séparatiste de Ndzouwani a mobilisé les Wandzouwani
par l’organisation des manifestations de soulèvement populaire à Ndzouwani
pour faire pression sur les deux autres îles dans le but d’imposer la mise
en place de cette Constitution séparatiste actuelle au Comore.
Ce Mouvement séparatiste de
Ndzouwani nous a fait
croire que cette constitution destructive représente la seule issu de la crise
Constitutionnelle comorienne qui lui ramènera à l’Unité Nationale de l’Etat
Comorien.
Le Mouvement séparatiste de Ndzouwani n’a pas tenu ses promesses,
il a continué dans la voie séparatiste :
1-
Une indépendance séparatiste est
proclamée par ce Mouvement depuis le 03 août 1997 jusqu’à ce jour ;
2-
Un gouvernement séparatiste dirige l’île de
Ndzouwani depuis le 03 août 1997 jusqu’à ce jour ;
3-
L’île de Ndzouwani n’a pas participé aux
élections présidentielles organisées en 2001 au sein des îles de
Ngazidja et Mwali qui forment l’Union de l’Etat Comorien, selon les
dispositions de la Constitution séparatiste actuelle, sous prétexte que
cette île est devenue indépendante depuis le 03 août 1997 ;
4-
Le Drapeau National de l’Etat Comorien n’a
jamais flotté un jour sur l’île de Ndzouwani depuis le 03 août 1997
jusqu’à ce jour sous prétexte qu’elle est indépendante ;
5-
Aucun bureau à Anjouan (Ndzouwani) ne représente
l’administration de l’Union de l’Etat
Comorien ;
6-
Le Mouvement séparatiste de Ndzouwani a
continué à fêter son indépendance séparatiste tout le 03 août de chaque
année ;
7-
Aucun fonctionnaire de l’Etat Comorien issu de
Mwali ou de Ngazidja n’a le droit d’exercer sa fonction à
Ndzouwani ;
8-
Le Mouvement séparatiste de Ndzouwani ne
regarde les deux îles de Mwali et de Ngazidja que par l’œil
d’intérêt comme des marchés commerciaux rentables et lucratifs, des
entreprises bénéfiques pour leurs marchandises.
Par conséquent, il n’est pas
acceptable, en aucune manière, qu’un président issu du mouvement séparatiste
ou qui le soutien par ses actes ou par ses paroles ou bien par son silence,
peut devenir président de la République Comorienne ou président de l’Union
de l’Etat Comorien !
Toute personne issue de l’île de Ndzouwani, qui est actuellement
indépendante, n’a aucune légitimité de diriger l’Union de l’Etat
Comorien, il ne mérite auprès de la population comorienne que la
désobéissance jusqu’à ce que l’île de Ndzouwani revienne au sein de
l’Union de l’Etat Comorien.
Pour résoudre la crise comorienne, tous les Comoriens doivent engager une
lutte contre les problèmes majeurs qui secouent et anéantinssent l’Unité
Nationale du peuple Comorien et menacent l’existence de Comore :
1-
L’annulation pure et simple de la
Constitution séparatiste ;
2-
L’annulation pure et simple de
l’indépendance séparatiste de l’île de Ndzouwani ;
3-
La mise en place d’une Constitution
fédérale pour les quatre îles comoriennes qui donnera le droit d’avoir un
Président de l’Etat fédéral élu au suffrage universel direct des quatre îles,
des Gouverneurs élus au suffrage universel direct dans chaque île ;
4-
Lutter contre la Corruption
Générale de l’administration de l’Etat Comorien par : Des mesures de
contrôle décisives de biens de l’Etat et le contrôle décisif aux dépenses du
gouvernement, des fonctionnaires et de leurs directions.
5-
Lutter contre la mauvaise foi
des dirigeants comoriens, présidents, Ministres, Députés et administrateurs,
en fixant le délai minimum de la destitution du Président de la République en
cas d’ abus de biens sociaux de l’Etat Comorien en s’occupant seulement de
ses intérêts personnels.
6-
Lutter contre l’indifférence du
peuple comorien devant les situations déplorables qui frappent le pays en
l’accordant la liberté des critiques constructives aux dirigeants comoriens.
7-
Lutter contre la dépendance
totale et aveugle de la vie comorienne de l’étranger dans tous les
domaines : administration, éducation et enseignement, alimentation,
soins médicaux, infrastructures…etc. en développant les richesses comoriennes :
agriculture, pêche, élevage et nourrissage du bétail ainsi que le
développement des services sociaux : constructions des hôpitaux, des écoles,
des routes sécurisées, organiser l’urbanisme et supprimer les bidonvilles en
construisant des maisons équipées de tous les moyens humains.
8-
Sauver l’économie nationale qui
parte à l’étranger pour soigner nos concitoyens et assurer l’enseignement de
nos enfants, en édifiant des hôpitaux, des écoles secondaires et supérieures.
9-
L’Union c’est comme un mariage qui a
besoin d’amour mutuel. Nous sommes d’accord avec l’Union Nationale des îles
comoriennes, mais nous sommes totalement contre que l’île de Ndzouwani
proclame une indépendance de leur île et veut encore partager le
pouvoir de l’Union de l’Etat Comorien qu’elle n’ y est pas et ne fait pas
partie.
Vive l’Unité Nationale de Comore ; Vive
l’Intégrité territoriale de l’archipel de Comore
(Maoré * Mwali * Ndzouani * Ngazidja).
