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Politique

Déclaration du Parti Djawabu

Suite aux événements dramatiques du mercredi 28 août 2001, où l’armée a tiré à balles réelles sur la foule, et face au délabrement de la situation politique, économique et sociale le Parti Djawabu considère que la violence ne saurait en aucune circonstance se substituer au dialogue.

Nous attirons l’attention de tous sur la longue série de blocages voulus et entretenus par les pouvoirs de l’Union à l’encontre et au détriment de l’île de Ngazidja en particulier, et des Comores en général. Le gouvernement du colonel Azali, qui piétine depuis le début une constitution dont il se vante en permanence d’être le principal artisan, est comptable de la détérioration de la situation de notre pays. Les conséquences sont aujourd’hui, une armée qui tire à balles réelles sur des enfants.

Djawabu réitère son attachement aux principes du droit de réunion et de manifestation et condamne avec vigueur le recours systématique à l’armée comme réponse aux aspirations légitimes du peuple comorien. Nous rappelons, à ce propos, que la nouvelle constitution interdit toute implication de l’armée dans les affaires internes des îles. Elle ne lui accorde qu’un rôle défensif dans une guerre contre un ennemi extérieur (article 12).

Même si, comme l’ensemble des Comoriens, nous avons perdu toute illusion sur une justice presque entièrement entre les mains du colonel Azali, le Parti Djawabu appelle à la formation d’une commission d’enquête pour établir les responsabilités dans ces incidents et soutiendra toute action judiciaire des familles des victimes contre les militaires qui ont tiré sur leurs enfants et sur les donneurs d’ordre.

Nous lançons un appel à tous les démocrates, à tous les patriotes et à toute la société civile comorienne pour veiller à l’application stricte d’une constitution qui a été adoptée par une large portion du peuple comorien. Des aménagements sont certes nécessaires pour éviter la destruction de l’unité des Comores. Ils devront être mis en œuvre par les représentants légitimes du peuple.

C’est pourquoi Djawabu appelle à la mise en place rapide des institutions prévues par cette Constitution, et notamment l’Assemblée nationale. Celle-ci devrait rapidement limiter les velléités autocratiques du colonel Azali.

 

Le Président