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Déclaration du Parti pour le Salut national ( PSN)
Le 23 décembre prochain, le peuple comorien sera consulté sur le
projet de constitution du Nouvel Ensemble Comorien. En effet, si l’on
se réjouit du consensus obtenu par l’ensemble de la classe politique
comorienne ayant permis son élaboration, beaucoup de manques et de
contradictions subsistent. Dans le fond comme dans la forme, par les
incertitudes qui pèsent sur son applicabilité en raison de son incohérence
et tenant compte des expériences récentes vécues en la matière, ce
texte est inacceptable. Il ne peut être adopté en l’état.
Le changement de la dénomination de l’Etat et la rupture avec les
symboles nationaux qui ont fait la fierté de notre pays et celui du
combat pour l’indépendance nationale ne sont que des manifestations
gratuites d’une volonté délibérée de faire table rase avec la mémoire
de notre pays.
La multiplication des centres de décision, sans possibilité de contrôle,
donc de sanctions, prédispose l’Etat à des conflits permanents quine
pourront que déboucher sur la scission définitive entre les îles.
Et, l’argumentation selon laquelle, il suffirait de voter« Oui » au
référendum pour se débarrasser du pouvoir militaire n’est qu’un
raisonnement absurde ne pouvant justifier en aucune manière le soutien
à une constitution dont l’issue est la balkanisation inéluctable des
Comores.
Aussi, pour toutes ces raisons, le PSN appelle à voter« Non »
au referendum constitutionnel du 23 décembre.
Le PSN propose le report du référendum afin de réviser le texte du présent
projet de constitution du NEC. À défaut, le PSN propose que : une fois
que le présent projet sera repoussé par le peuple, il soit procédé
à l’élection d’une Assemblée constituante sur la base des lois électorales
existantes, afin d’élaborer un nouveau texte, en prenant comme modèle
la constitution de 1978 et l’Accord-cadre de Fomboni, du 17 février2001.
Fait le 11 novembre 2001
Le Secrétaire Général
Said AliMohamed.
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