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Politique

LA DIASPORA COMORIENNE DE FRANCE AU CREUX DE LA VAGUE ET ENTRE DEUX EAUX


Le débat anime autour des enjeux que représente notre diaspora face au développement socio- économique national a fait coulé pas mal d’encre chez nos hommes et femmes de plume,  et  saliver pas mal  de  TCHATCHEURS , mais en lançant cette réflexion, je suis persuadé que  beaucoup d’ASSIHAZI feront couler des tonnes et des tonnes d’eau sous le pont de MNAPESINI, avant que nous ne nous mettions d’accord sur la valeur réelle de ces enjeux, et l’espace vital d’expression que la classe politique locale  doit aménager a cette diaspora pour mieux accueillir ses efforts, rationaliser leur gestion et favoriser l’intégration des jeunes génération nées en dehors de nos frontières.

Comme tout insulaire qui se respecte, le Comorien a la vocation aux voyages. L’appel de la mer et des horizons lointains à explorer, lui na forge ce tempérament d’aventurier et aujourd’hui à l’ère des avions celui des airs exerce chez lui, un attrait irrésistible.

Les contacts entre la population de nos Îles et celles de Madagascar et de la cote Est du continent Africain en général, surtout l’île de Zanzibar, remontent très loin dans l’histoire, à la période ante-coloniale.

Les preuves historiques sont faites que bien a avant l’occupation de l’archipel par les Français, des véritables relations d’Etats à Etats ont existées entre les  Sultanats des Comores et les souverains de Zanzibar et de Madagascar. Des échanges ont également existes entre les érudies qui enseignaient la religion et d’autre sciences aux Comores et les rectorats d’Al-AZHAR en Egypte de KARAWIYINE au Maroc, et Koutoubiya en TUNISIE ainsi que ceux de LAME.

A la faveur de deux guerres mondiales, à l’instar des autres peuples d’Afrique sous domination française, les forces vives des Comores enrôlées dans les troupes coloniales pour servir de chair  à Canots dans la défense de la France, ont découvert l’Europe.

Certains tireurs Comoriens – AH ! pardon, tireurs Sénégalais, sont portes disparus , alors  qu’en faite, une partie des rescapes de ces guerres, est tout simplement resté en France, retenue par l’effervescence de la reconstruction de ce pays qu’ils considérait comme sa patrie, au nom de nos ancêtres les Gaulois, et d’autres sont restes dans les pays du Maghreb, après la démobilisation de leurs unités devenues inutiles après les conflits et abandonnes a leur sors par l’autorité coloniale.

Les étudiants comoriens au royaume chérifien du Maroc ont pu rencontrer au hasard de leur séjour à Casablanca ou à MEKNES , les années 1980, certains de ces vielles hommes qui ont conserve dans leur détresse, les souvenirs de leurs îles qu’ils invoquaient avec la nostalgie de leur désespoir. Un de ces globes troters natifs de Mutsamudu n’avait en mémoire que les noms de l’île NDZUWNI et celui des ville. Il ne se rappelait rien de la famille ni de sa vie antérieure à la guerre de 1936-1945.

Les années 1960, verront l’enrôlement des Comoriens dans la force de l’age dans les équipes navigantes de la marine marchande française, et celle de la Guerre.

Certains de ces marins aux quels étaient essentiellement réservées les Corvées que ne voulaient ou pouvaient remplir un métropolitain, laveur de cuves ou aide-cuistots, éplucheurs de pomme de terre finissaient leurs séjours sur terre, dans les villes portuaires françaises de DUNKERQUE, LE HAVRE et MARSEILLE.

Il seront plus tard les véritables points de chute des premiers étudiants comoriens, admis dans les universités et grades écoles de la puissance tutrice, dans sa générosité paternaliste, dont le but avoue avec hypocrisie, est la formation des élites des territoires français d’outre-Mer autrement dit la préparation des héritiers indigènes de l’autorité coloniale.

Les circonstances socio-politiques dans les quelles est intervenue la proclamation unilatérale de l’indépendance le 6 juillet 1975, et le plan machiavélique visant à étouffer dans l’œuf le nouvel Etat des Comores, démarré avec la séparation de Mayotte de son ensemble nature, suivit de cette série de coups d’Etats qui ont rythmes la vie publique des Comores indépendants jusqu’a cette nouvelle tournure de la crise cyclique sous sa forme anjouanaise, ont accélère l’hémorragie migratoire des forces vives et des cadres vers la France, devenue désormais la principale destination de comoriens a l’étranger.

En 1975 après le coup d’Etat qui plaça Ali Soilihi MTSACHIOI au pouvoir, comme en 1978 après celui de Ahmed ABDALLAH ABDEREMANE et BOB DENARD ALIAS MOUSTOIFA   MHADJO, des dispositions législative sont prises par  PARIS  pour  aménager sa politique en matière d’immigration, au fin d’encourager le départ des comoriens en France

Il est capital de rappeler ces deux lois françaises pour éclairer d’avantage les opinions publiques comoriennes et française face a l’attitude discriminatoire de la chancellerie de l’ambassade de France à Moroni aujourd’hui, surtout en matière, de délivrance de visa aux comoriens.

En effet, le comportement du personnel de cette ambassade, traduit aujourd’hui dans ces actes plus qu’éloquents, la nouvelles politique de la France aux comores.

Apres avoir favoriser par diverses mesures, l’installation de plus de vint cinq milles comoriens dans l’hexagone et ses dépendances, il semble que le nouvel consul de cette ambassade et son personnel appliquent avec zèle et mépris, la volonté de briser les liens de cette communauté avec sa mère partie, histoire de les désespérer d’avantage ou un autre façon d’encourager et d’accélérer l’assimilation ou l’intégration, selon le choix de chacune de ces recettes  néocoloniales.

Le service culturel de l’ambassade de France à Moroni, après une quasi fermeture qui a duré trois ans plus, a réouvert ses portes l’année dernière, mais aucun citoyen comorien nécessiteux de ses prestations n’est reçu.

Le service d’Etat-Civil relevant directement du Consulat demeure paralysée par la nouvelle politique appliquée par la nouvelle consul, qui se résume simplement par les options tolérance zéro réponse au compte goûte et de préférence négative et sans raison aucune .

Le service de passeport ne reçoit les Franco-Comoriens que pour bloquer leur dossier, sachant qu’il les laisse sans recours possible à partir des Comores . ce sont la, des dossiers  classés, sans suite ni motif, même  ceux transmis par l’office de migration internationale (OMI) par le truchement de la direction de la population et de migration (DPM), structures françaises à l’abri de tout soupçon de complaisance.

Seules les Comores font l’objet d’une si aimable attention.  La notion de regroupement  familial  n’est pas admise pour les franco-comoriens par leur ambassade à Moroni. Tout les prétextes sont bons pour le classement sans suite de leurs dossiers.

Le Service de visa quant à lui est devenu un service d’archivage des dossiers des comoriens de tous statuts demandant un passage aux frontières françaises.

Si aujourd’hui, le scandaleux visa BALLADUR imposé aux  comoriens désireux de se rendre à l’île comorienne de Mayotte et en passe de devenir l’arbre qui veut cacher la foret , c’est précisément à notre sens, parce que quelque part, une partie ou certains individus esquivent le vrai débat qui interpellent la France et les Comores pour  un sérieux assainissement des rapports entre les deux Etats et les deux peuples dans la recherche d’une regrettable sous le règne de SAID Mohamed Djohar, avant sa déportation.

L’ambiguïté jetée dans les rapports objectifs de ces deux Etats  et ces deux peuples depuis les accord du 13 juin 1973, suivi de  l’incompréhension née de  l’interprétation des résultats de referendum du 22 décembre 1974, ont démarré une bien triste page de notre histoire commune, dans laquelle, l’orgueil l’insolence et l’arrogance s’opposent au cynisme et a l’égoïsme

Que faire, alors ?

N’est ce pas une forme de lâcheté, que de se cacher les yeux, face à une réalité si têtue pour faire croire aux autres, que le problèmes est ailleurs ?

ABDALLAH SAID