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Politique

 

HANTSIDZI-CHEZANI : ENTRE HORREURS  MENSONGES,
DEVOIR DE MÉMOIRE ET DE VÉRITÉ
Par MANSOIBOU Mohamed

Retrouvez les premiers éléments de ce dossier en clair dans la page, en cliquant ici

 


Version PDF de chacun des textes sur ce dossier

Préambule

devoir de memoire et de verite

lettre ouverte à l'état comorien

lettre ouverte au citoyen comorien et franco-comorien

lettre ouverte aux cadres et habitants de chezani

temoignage de 1996

Mesdames, Messieurs,

De la pseudo-indépendance à la balkanisation de notre pays, Les Comores, en passant par sa corruption généralisée, du simple citoyen aux dirigeants du pays, presque personne ne semble être épargnée par cette gangrène incurable, le manque de courage effectif, d’honnêteté, d’impartialité et d’objectivité, assimilé par certains comme endémique ou inhérent à notre culture, continue donc de rythmer, incontestablement, la vie de la « cité » comorienne. Cité à reconquérir d’ailleurs, puisque disloquée par l’opportunisme comorien et par la mainmise impérialiste, sous la responsabilité et la « bienveillance », il est vrai de l’autorité Française, notre « bienfaiteur ». Le tout, habillé de vertu et vécu, bien sûr, au sein du socle intouchable, paraît-il, de la « fantastique » culture féodale « ‘ANDA NAMILA », alliée inconditionnelle, de l’oppression nationale et étrangère, au cœur duquel se dégage deux grandes caractéristiques, des plus significatives, des plus fâcheuses et donc des plus regrettables, qu’il est désormais d’appeler « marque déposée négative » de la société Comorienne, à savoir :

1. L’arbitraire, dans l’étroitesse, comme mesure de jugement, de l’échelle individuelle à la pseudo-autorité officielle, en passant, inlassablement, par le pouvoir féodal des notables.

2. La célébration, pharaonique, ostentatoire, généralement hypocrite, des mariages, arrangés et quasi-forcés, ce qui dénie totalement toute initiative volontaire dans le choix réciproque des futurs époux et par conséquent aucune responsabilité de leur part dans cette mis en scène n’est à leur actif, pour vu que :
          D’une part, l’honneur de la famille soit assuré et un grade, supplémentairement virtuel, soit gagné dans l’hiérarchie de la société ;
          D’autre part, les sommes colossales, qui pourraient servir, à bon escient, à financer plus de projets de développement dans un pays pauvre tel que le nôtre, soient dilapidées, en l’espace d’un clin d’œil, ce qui pérennise la pauvreté économique et culturelle . Au prix fort, bien entendu, de sacrifier, particulièrement le bonheur de l’épouse, si ce n’est entièrement du couple et de sa famille, finalement par voie de conséquence de la société comorienne entière. Quel gâchis !!!
C’est à l’évidence, au plus profond de cette cacophonie confuse, d’arbitraire, de mis en scène d’incompréhension, d’hypocrisie, de lâcheté et de mépris de tout idéal salutaire, qu’il est possible de détecter les raisons de l’impunité de la nouvelle barbarie, d’une cruauté vertigineuse, réapparue dans la société comorienne. Une telle infamie, d’un autre âge, qu’on croyait révolu, continue non seulement d’aggraver cette crise déjà aigue, mais en même temps décourage, complique voire détruit, toute approche, objectivement, apaisée permettant d’apporter plus de lumière, en vu de trouver les solutions qui s’imposent face à cette triste et inédite crise de notre société comorienne.

Ainsi, face à un tel désastre de grande trahison, il est devenu urgent qu’un sursaut de conscience puisse s’opérer de l’intérieur même de la base et tenter d’apporter, au moins par témoignage, de nouvelles perspectives permettant de venir à bout de cette grande épreuve de haute envergure que traverse notre société. Rester spectateur, sans essayer d’initier quelque chose sur le terrain, aujourd’hui, devant un tel tableau aussi sombre, ne nous est pas permis.
C’est pourquoi, après un modeste travail, courageux, objectif et impartial, sur un cas précis de barbarie, dont nous sommes il est vrai victime et que vous êtes prier chers amis et compatriotes de tout horizon, de prendre connaissance pour mieux vérifier par vous-mêmes cette assertion du trio, en étudiant attentivement le dossier ci-joint, nous vous convoquons, (après étude de ce travail) à un débat publique qui aura lieu courant septembre 2003 à Marseille, dans un premier temps (Nous espérons le faire dans d’autres grandes villes, Paris Lyon, Nice etc.) et aux Comores, bien entendu dans un futur proche.
Bien que notre étude qui se voulait particulière, car touchant un cas précis et concret d’une tragédie a surtout l’avantage, vous le remarquerez sûrement, d’aborder la question comorienne d’une façon générale. D’où l’intérêt du débat pour trouver les vraies solutions de notre pays. On ne peut exiger naturellement, que l’audace, l’honnêteté, l’impartialité, l’objectivité et l’écoute dans le dialogue, la volonté ferme de sortir notre pays dans cette torpeur qui a trop duré. Ce qui doit constituer un gage minimum, selon nous, pour pouvoir mener à bien les réformes tant attendus dans notre pays, allant de l’indépendance authentique et digne de ce nom au respect des droits élémentaires des concitoyens.
Ce qui ne sera pas facile, nous devons l’admettre, sans un engagement assidu et ferme de notre part. Mais nous disposons tout de même des assises qui doivent nous aider pour y réussir. D’où cette nécessité de multiplier les débats citoyens dans laquelle la base motrice doit être les citoyens ordinaires, dans leur majorité.
Enfin, pour ce qui est du débat déjà prévu en septembre prochain, nous vous prions de bien vouloir contacter les personnes suivantes pour avoir plus d’information ou donner votre avis sur le document, en attendant le débat proprement dit dont la date exacte sera diffusée ultérieurement, Insha-Allah.

MANSOIBOU Mohamed (Tél. : 04 91 06 50 42)
YOUSSOUF Moussa (Tél. : 06 98 11 04 62)
MANSOIBOU Moissuili (Tél. : 06 61 33 45 21)
MANSOIBOU Ali (Tél. : 06 63 27 50 78)

Dans l’intérêt de tous, tout en vous remerciant d’avance, nous vous prions de prendre en considération le document ci-joint.

Croyez, Mesdames, Messieurs, l’assurance de nos salutations distinguées.

MANSOIBOU Mohamed

Marseille, le 28 juin 2003