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Politique |
Le droit de la force
mise à jour 16/01/2007 |
Un texte proposé par
Mdahoma Youssouf
sefyou-street@hotmail.com
Le droit de la force
La mentalité qui règne dans la société comorienne étant le reflet de celle de
l'ensemble des dirigeants qui composent ce pays. C’est à chacun de nous de
s'interroger sur le degré de responsabilité et de solidarité ou d'indifférence
et d'égoïsme qui régissent nos existences. C'est avec perplexité que nous
découvrons que, derrière les raisons "officielles" de conflit de compétences,
se cachent des intérêts personnels, économiques et hégémoniques, au profit
d'une minorité de manipulateurs qui, par le biais de sociétés secrètes et à
travers les générations, mènent notre pays par le bout du nez. Le cynisme et
la lâcheté étant le propre de ceux qui oeuvrent dans l'ombre et cultivent le
secret, nous ne connaîtrons sans doute jamais leurs véritables identités, mais
derrière leurs manigances de plus en plus grossières apparaissent sans aucune
ambiguïté possible leurs véritables intentions : DIVISER NOTRE PAYS, le
calciner afin de mieux le dominer, leur démagogie de nous faire croire qu’ils
luttent pour l’intérêt du pays étant déjà une première et juteuse source de
profit.
Qu’aujourd’hui l’on ne s’y trompe pas ! La raison qui pousse le caste d’Elbak
et celui de Mohamed Bacar à durcir leur position au niveau de transfère de
compétences n’est qu’un surmoi collectif contraignant, largement indépendant
des positions de classe, et qui n’obéit qu’aux intérêts de leur propre genèse.
Aujourd’hui, le peuple comorien a passionnément soif de comprendre la vérité,
la quête de la bonne gouvernance des îles exécutives. Mais avec un très bon
réflexe, on s’aperçoit que la politique menée par les dirigeants de nos îles,
particulièrement celui de Ngazidja n’est qu’un système théorique et pratique
clos, habité par sa propre logique formelle et par ses propres normes
transcendent les clans. En effet, le propre de ses dirigeants est de toujours
à jamais se donner pour ce qu’ils ne sont pas. Or leurs formules stéréotypées,
leurs rituels, leur pompe et leurs aphorismes oripeaux ne font que s’imposer à
l’imaginaire collectif. Puisque derrière leur prétexte de vouloir défendre les
droits des îles, on assiste toujours à des spectacles de déceptions et des
illusions, des flots et des fleuves d’incapacités de pouvoir assurer la
stabilité de notre île. Cette analyse que d’autres vont considérer comme
diatribe contre la politique des manipulateurs du nation est sans doute
nourrie de notre propre expérience du pays durant ces derniers périodes. On a
passé notre temps à observer et à tenter de comprendre le concert chaotique
d’Azali contre Elbak. Cette guerre de mousse qui a sans doute entraîné notre
pays dans l’éclipse de son développement. On la croit achever avec
l’avilissement d’Azali et son château de cartes, ce dont j’appelle tour de
pise, hélas cet infâme duel s’ enracine et continu son chemin en s’imposant
dans l’entendement des nouveaux dirigeants.
Que ses dirigeants et leurs tortionnaires sachent que « celui qui impose sa
loi par la force ne saurait prétendre qu'il impose un droit ni qu'il est dans
son droit, s’il faut obéir par force. Le bras de fer engagé par les autorités
des îles contre celle de l’union n’apportera que des fruits de bagatelles à
notre société.
La discorde qui met fin à un trop paisible voisinage, est un prélude à l’union
dans le cadre de la vie quotidienne du pays. En effet, l’idée pastorale des
autorités, je veux dire ce bras de fer que certains prétendent l’idolâtrer,
n’est que droit illusoire voire même une dangereuse tranquillité. Car
l’insécurité, les troubles restent et demeurent sources d’autant d’afflictions
et de folie que de bien. Le débat sur le transfert de la force de sécurité
intérieure au sein des exécutives et l’ultime assaut dans les sociétés de
l’Etat menés par le président de l’île autonome de Ngazidja, reflètent le
miroir d’obsession de pouvoir et d’une illusion de la force du droit et du
droit de la force. Or le droit ne peut pas se fonder sur la force, car le
droit suppose entre les hommes un rapport moral. Il convient donc que la force
ne faite pas droit et qu’on n’est obligé d’obéir qu’à la puissance légitime.
Un rapport de force ne peut jamais instaurer une stabilité ni même répondre
aux attentes de la société. Car le citoyen représente toujours la première
victime exposée au danger imminent qui en découle. Ce n’est pas de force que
l’on peut transformer une obéissance en devoir, parce que le fondement de
l’autorité du droit n’est pas dans la force.
Combien de temps les habitants de ce pays miné doivent-ils vivre dans le
cauchemar de croire les mensonges de ces perfides ? N’est –il pas possible de
compter sur la sagesse, la compassion et la morale plutôt que sur la bataille
frivole de vouloir tout détenir ?
Mon propos explore les conditions concrètes pratiques et théoriques dans
lesquelles ce délabrement, cette effroyable fracture a pu se produire, car la
politique des dirigeants des îles mobilise sans équivoque, l’instinct de
survie de chacun de nous. Elle le réalise de la façon la plus perverse qui
soit. Leur idéologie passe au plus vil, au plus irrationnel, à ce qui provoque
dans notre société la soumission la plus complète : le désarroi, l’ignorance
devant un monde menaçant, le désespoir.
La conscience de ses dirigeants, leur vraie armada fonctionne sur un mode
apodictique. C'est-à-dire qu’ils procèdent par affirmation et démagogie
fondatrices qui ne sont pas vérifiables arithmétiquement par l’expérience.
Leur surmoi est apologique : ils veulent nous infliger ce que La Boétie
appelle « servitude volontaire ».
Ce qui afflige notre pays aujourd’hui n’est incontestablement pas compatible
avec l’esprit de l’union et la dignité de notre nation. On a pas crée le
statut de l’union des Comores pour que ce peuple reste toujours dans
l’obscurité et baigné dans des confusions. En réalisant des troubles avec des
prétextes fallacieux, certains allongent rapidement leur autorité tout en
abusant le pouvoir de domination,tandis que la société endure la pauvreté,la
souffrance et la misère qui en résultent. Certains cherchent à diriger le pays
avec des discours théologiques basés sur l’anesthésie de la conscience du
citoyen, en lui nourrisson des moissons de promesses et de fruits d’un avenir
rose, tandis que d’autres sont succombés dans le noir et refluer dans le
désespoir perpétuel.
Au fur et à mesure de l'évolution de déception et d’humiliation, nous sommes
de plus en plus nombreux à prendre conscience des mensonges, des troubles et
des contradictions que charrient nos dirigeants. Les comoriens sont tous
porteurs de désirs, de rêves qui concernent leur nation. Mais le développement
du peuple ne peut se concrétiser que dans un projet collectif, un destin
guider par la bonté, la vertu et la pitié et non pas dans la force barbare de
conflit de compétences. Et c'est dans cet esprit que nous devons refuser foi
et crédit à la théorie de ceux qui veulent nous faire croire qu’il y a que la
force qui peut éradiquer notre société et paver la route pour le
développement. Tous les comoriens et partout où ils se trouvent ont besoin de
la paix, le progrès et la sécurité. Le peuple comorien est affecté par les
événements macabres et les affections cruelles qu’éprouvent certains peuples
du monde tels que les guerres civiles, claniques, l’invasion et l’oppression
dont on prie d’être épargnées. Notre seule et unique guerre consiste et vise à
invalider la corruption et à éradiquer le sous développement au moyen de la
promotion des valeurs universelles.
Notre credo, c’est de voir, du moins en idée, les hommes s’unir et s’aimer.
Pensant à une douce et paisible société d’amitié qui vive dans une concorde
éternelle, animée par une maxime de bonheur et de pleine félicité, afin que
cette nation savoure un jour, la douceur d’un avenir meilleur.
Youssouf Mdahoma
03/01/2007
Etudiant comorien à l'ENA de Rabat-MAROC
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