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- la mise à bas de toutes les institutions démocratiques, par la junte au pouvoir et leur remplacement par un pouvoir corrompu et autocratique, à l'abri d'un arsenal de guerre au service, non de la défense de la souveraineté et de l'intégrité de son pays, mais au service de la répression domestique, doublée d'une vassalité et d'une docilité rampante et bienveillante, vis à vis des autorités françaises, qui n'ont d'égal que la consolidation de la mainmise de ces dernières sur l'île comorienne de MAYOTTE, au mépris des différentes résolutions des instances internationales. - l'édification et la consolidation par cette junte, d'une république bananière qui a l'art et la manière de faire de la militarisation de tous les secteurs de l'Etat, au même titre que les tentatives de caporalisation de la population, un système de gouvernement, au détriment d'une réelle politique de développement, susceptible de sortir les COMORES d'une perpétuelle stratégie politique d'assistanat et de mendicité. - le manque de perspective politique de cette junte, à part celle des opérations commerciales viles et illicites (braderie du patrimoine national que constitue "le code pays des Comores", titulaire des numéros de téléphone à préfixe 269-8, trafic délictueux des pavillons de complaisance, tenues de conciliabules avec les officines françaises de la "FRANCAFRIQUE", avec la secte "Moon", avec certains réseaux de la mafia et du terrorisme etc.), pour renflouer les caisses de l'Etat, qu'elle s'empressera de vider éhontément, avec garantie d'impunité. - les atteintes graves aux libertés démocratiques et aux principes des droits de l'Homme, illustrées ces derniers temps, par des arrestations arbitraires sous des motifs fallacieux, de personnalités gênantes pour le pouvoir putschistes, à l'instar de Me. Saïd Larifou, un des rares (avocats) comoriens à oser (témoigner) prêcher aux assises de PARIS, dans l'affaire relative à l'assassinat du président Ahmed Abdallah, contre les redoutables mercenaires français, au nombre desquels Bob Denard.
Pour
toutes ces raisons, nous associations de la société civile, estimons que la
crise institutionnelle qui sévit aux COMORES, depuis l'acte de trahison et de
félonie que constitue le putsch d'Azali, n'autorise en rien aujourd'hui, la
perpétuation des atteintes graves aux droits de l'Homme, qui vont de
l'arrestation arbitraire à la détention abusive et sans jugement, en passant
par l'humiliation et la privation de droits de personnes présumées innocentes.
Aussi demandons-nous aux autorités comoriennes de se conformer une fois pour
toutes, aux règles universelles telles que définies par les conventions
internationales en vigueur. Ont
signé ce communiqué, ce 07 octobre 2003 : - l'ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) - SOS DEMOCRATIE
- le GRITAC
(Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de - la GAC (Guilde des Artistes Comoriens)
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