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Politique

Le "président" d'Anjouan Saïd Abeid a réclamé la levée de l'embargo en vigueur contre cette île séparatiste comorienne, à l'occasion de la célébration jeudi du 3ème anniversaire de son indépendance, auto-proclamée le 3 août 1997.

"Si l'embargo n'est pas levé très rapidement, ne serait-ce qu'à l'intérieur des eaux territoriales de l'océan Indien, c'est-à-dire entre Moroni, Mayotte, Anjouan, voire Madagascar, je ne vois pas pourquoi on continuerait à discuter", a déclaré le président Saïd Abeid dans une conférence de presse tenue à l'issue de la cérémonie.

L'Organisation de l'unité africaine (OUA) a imposé le 20 mars un embargo économique sévère contre Anjouan, interdisant tout lien aérien, maritime et coupant même les télécommunications avec l'île.

Malgré les pénuries de carburant liées à cet embargo, près de 5.000 Anjouanais se sont rassemblés jeudi à Mutsamudu pour célébrer le 3ème anniversaire de leur indépendance, qui n'a été reconnue par aucun pays ou organisation internationale.

De nombreuses femmes vêtues de chiromani (pagnes fleuris et colorés en rouge et noir) et des hommes habillés en djoho (tenue traditionnelle anjouanaise de cérémonie) s'étaient regroupés devant l'entrée du port et la place Mroni, pavoisée du drapeau anjouanais rouge, frappé d'une main et d'un croissant blanc, et de banderoles, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le clou de ces festivités a été le défilé des troupes de la gendarmerie, de la police et du service d'intervention rapide (SIR). Cette unité créée en juin 1999 est constituée de 150 membres dont 80 éléments issus de l'ancienne milice surnommée "les embargos", qui avaient pris part à la défense d'Anjouan contre un débarquement des forces de Moroni en 1997.

Ils ont été intégrés dans le SIR après une formation militaire.

Selon Saïd Abeid, des délégations d'Anjouan et de Moroni se sont rencontrées à deux reprises, le 29 juillet et le 2 août, à Mohéli. Ces entretiens "ont permis aux responsables des deux îles de se rapprocher de plus en plus vers l'esprit d'une prochaine union ou confédération des Etats des Comores", a-t-il déclaré.

Une nouvelle rencontre entre Anjouannais et Grands-comoriens doit se tenir la semaine prochaine, avec le concours d'experts internationaux, pour finaliser un document d'accord.

Selon lui, la confédération, qu'on peut appeler union, devrait permettre à chaque île de gérer ses affaires internes et de maintenir des relations extérieures bilatérales, indépendamment de décisions prises par l'entité comorienne.