Message envoyé par :SAID AHMED said yasine
(Yassine) Lyon sur notre forum HABARI le 11/03/2006
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Bonjour Farha,
Avant tout, tu dois m’excuser du retard avec lequel, je t’écris cette lettre
car, ce-ci ne dépend pas de ma volonté.
J’avais quelques imprévus qui ont basculé mon emploi du temps. Alors saches
que je ne t’ai pas oubliée mon intime.
Farha, je suis tellement content, mais content pour rien. Je dis bien pour
rien car je ne vois pas la raison de mon contentement. Ou je la vois mais elle
est insignifiante.
Farha, ne t’énerve pas contre moi car je veux te poser une question. Je sais
qu’elle sera un peu incommode mais bon…
Farha, dis moi, mon amour. Le 20 février dernier, un procès contre le
mercenaire français, Bod denard était ouvert. Et le 23 de ce même mois,
c’est-à-dire trois jours après, l’accusateur principal de ce mercenaire, le
feu, Djohar a rendu son âme. Ce dernier était président de la défunte
République, fédérale , islamique des Comores. Alors, sans enquête, sans
autopsie, sans rien cet intéressé est enterré, sans qu’on sache la vraie cause
et pourquoi cette coïncidence.
Les Etats des anciens Comores n’ont pas agit. Ni les autorités, ni la
population ni personne.
Alors ma chère Farha, que pouvons nous dire sur ce sujet ?
Et s’il était vivant, est-ce que ces soi-disant cinq ans de prison requis
contre ce mercenaire n’auront pas été quinze ans de prison ? Est-ce que s’il
pouvait se rendre au procès, il n’ y aurait pas une clarté dans cette affaire
judiciaire ? Je t’ai posé cette question car ton père qui se présente candidat
aux élections insulaires prochaines aux défuntes Comores, doit connaître le
fond de ce dossier.
Outre ma chère Farha, pourquoi, dans cette audience, on n’a pas demandé
l’assistance de l’enfant chéri de mon pays là-bas ? Mon pays que se trouve
sous le mont ? Car lui aussi doit y avoir connaissance du fait. Lui avec
l’enfant de l’autre pays, acclamateur de réhémani, qui est parti aux cieux,
ont été désignés coprésidents par cet affreux, juste après le renversement du
vieux Djohar et sa déportation…qui était le souvenir du passé amère.
C’est-à-dire « ha pvehwa burubwa » sans qu’il sache pourquoi.
Je n’ai pas beaucoup à dire ma chère Farha, sinon d’ici quelques jours, et
après réponse de ta part, je t’écrirai une longue lettre.
Mes salams à Mhudini Subira et Mnundi.
Ton intime
Said Ahmed SAID YASSINE
( Yassine ) Lyon