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Politique

CE N' EST PAS DE LA FAUTE A L' INDEPENDANCE
MON PAYS BIEN AIME

Un paradis baignant dans un océan , beau est son paysage religieux et culturel qui offrait à ses citoyens beaucoup d'amour de tolérance et de fraternité. C'est à la veille de la naissance de la république. A ce moment là, l'insularité n'avait pas de sens, mais d'abord, la comorienneté. En effet, la vie politique comorienne a longtemps été dominée par feu Said Mohamed cheick de 1946 à 1970. Cet autoritaire, conservateur de la tradition comorienne est député à Paris jusqu'à 1961, puis président du conseil de gouvernement des Comores. En 1970 après sa mort, le prince Said Ibrahim le succède à la présidence du conseil de gouvernement jusqu'à 1972 date à laquelle ce dernier est censuré par les députés de l'époque sous la présidence de Mouzaoir Abdallah à la chambre des députés. Autodidactes et respectueuses de la hiérarchie comorienne, les autorités de l'époque mettaient tout en oeuvre pour parfaire leur taches notamment l'unité et l'intégrité territoriale. Alors depuis le six juillet 1975 les Comores ont accédé à la souveraineté nationale ; " huria"est née avec espoir et enthousiasme. Certes, de 1975 à nos jours, les Comores assistent à des évènements douloureux de toutes sortes. Ceux avec lesquels "huria" est née ont vingt et sept ans aujourd'hui. Ces jeunes sacrifiés, témoignent sa vie c'est à dire celle de "huria" avec des symptômes terrifiants .Toute fois, à l'aube de ce XXIè siècle, l'archipel des comoriens est réveillés de son sommeil profond par des sinistres situations inhérentes aux différents régimes épisodiquement hostiles à son peuple. En effet, le 3 août 1975 le premier coup d'Etat a vu le jour aux Comores, c'est avec quoi, Bob Denard a découvert les îles de la lune. Depuis cette date, jusqu'en 1978, trois ans du régime au sein duquel des incultes, des immatures, des dénigreurs... qui dressent les comoriens les  uns contre les autres, cultivé la haine et font fuire la valeur traditionnelle de notre pays. Nos us et coutumes attentés, la pudeur gommée... cela était à l'oeuvre de commando moissi, de la célèbre citerne, des comités locaux agissant d'une manière aussi sadique... ( chindini, Mbeni... témoignent ) De 1978 à 1989, un nouveau régime s'instaure par un coup d'Etat ourdi le 13 mai, le même affreux ( Bob Denard et ses hommes ) prennent terrain. Depuis ce moment les Comores suent sous la chaleur de l'oppression et de la tyrannie dans les mains de ce poignet d'hommes masochistes dernièrement cités. Cette dictature est charmée par la G.P ( garde présidentielle ) les exécutions sommaires et la disparition des hommes sur laquelle on se pose toujours des questions. Epoque qui me rappelle de Abdul-kader Hamissi, Boinaidi, Said adam, Gaya, pour ne citer que ces hommes. En suite de 1990 à 1996, six ans d'anarchie: magouilles, corruptions, détournements des deniers publics, abolition de certaines sociétés d'Etat, SO.NA.TRAM, société Air Comores ( hashley )... ainsi que l'apparition de l'affaire Intertread, que sais-je encore... un démantèlement total de tous les secteurs en particulier la santé et l'éducation nationale, deux domaines gravement blessés, de sorte qu'ils soient rendus presque inexistants. En suite de 1996 à 1998, deux ans de régime du chauvinisme insulaire, des discours provinciaux, d'enrichissement de certaines têtes individuelles par la sueur du petit peuple au moment où ce dernier est laissé espérer aller à "rehemani".De là, la porte est hermétiquement close ou voie si longue mais si admirable. Ce régime a construit aux intéressés un château en Espagne. Plus courte, mais une des pires périodes dans l'histoire de mon pays sans histoire. Un an et quelques mois , après la mise en place du régime de "rehemani", le mois de juillet 1997, il naît le clivage, la dislocation de l'archipel, et j'en passe. Les séparatistes anjouanais hissent le drapeau de"Mawana"et détachent cette île de l'ensemble de l'archipel, au moment où les grandes nations du monde s'unissent pour ce troisième millénaire et d'autres ont retourné leurs origines Hong-kong fait l'exemple. Cependant, cette thèse mesquine vis à vis au peuple d'Anjouan en particulier et des Comores en général, me déçoit. Ce faisant ce petit paradis est transformé en archipel des crises, crise économique, crise  Politique... Le régime de "rehemani" a abandonné les gueux dans la misère et les déshérités dans le malheur.  Enfin, cette jeune nation est loin de perdre haleine; surprise à nouveau par un pouvoir qui fait son repos au bout du fusil le 30 avril 1999, la détresse et l'indigence accentuent, quelle que soit la place de chacun ou son rang social. Les technocrates choisis par le chef d'état major de "rehemeni" n'ont pas pu éviter le pire, le péril... avec leur incapacité, irresponsabilité... ils laissent l'effondrement de l'archipel avec des conférences calculées par le suprême Satan, sans doute en sa faveur." Diviser pour régner "Le pouvoir de "kandani"et nos assoiffés de pouvoir ont enterré la république" ,mission accomplie" Sachons bien que le problème devient beaucoup plus... inquiétant. Les Comores perdent leur image réelle. vingt et sept ans d'indépendance, constitutions innombrables, trois hymnes nationales, quatre drapeaux, trois modèles de passeport... et quelques dénominations de la nation. Voilà brièvement comment les autorités comoriennes depuis 1975 se révèlent incapables de gérer notre pays indépendant. Un bilan sans doute catastrophique. Dans ces conditions, ayant fait une vue superficielle et globale à la situation comorienne, il est certain que toutes les générations ont échoué à leur missions durant ces deux décennies et demi. Cela est dû, de l'irresponsabilité et leur faiblesse, dans les gouvernements successifs, comme dans leurs écarts de ces derniers( opposition) à travers une solution pragmatique à ces crises."oishilé, nkodo, nkodo" la paix naissante et l'unité de l'archipel de parfum tournent court. Plus d'unité, plus de patriotisme, plus de tradition, plus de fraternité... plus de... En outre ne restons pas sans savoir que les dirigeants comoriens de cette durée, sont majoritairement formés par l'administration coloniale. Ce qui fait que ces soient disant responsables , n'ont aucun souci que de satisfaire leurs propres besoins et celui de leur "GOUROU". En accord avec ce dernier, nos politiques impatients et irresponsables, plongent les Comores dans un cul-de-sac. Bonheur et honneur où êtes -vous? Malheur au petit peuple abandonné sur une brûlante lave, malheur à moi, jeune à l'avenir minable et miné. Alors "huria" à toi, nous demandons pardon, car si nous savions que tu seras traitée de cette manière, nous n'aurions pas te pressé de venir nous joindre, même si s'était le moment opportun. Nos pleurs et nos plaintes sur toutes les tribunes, nous les avons faits avec amour, pour que nos chères Comores aient leurs places aux différentes audiences. L'artiste comorien Mr Mohammed Ali Mohamed a interpellé 'huria" de loin et convié son séjour éternel sur le sol comorien." huria utsike hule nasi"...hélas! Enfin, l'heure n'est plus aux divisions ni aux luttes partisanes. L'heure n'est plus aux clans ni aux replies sur soi même. Notre pays qui vient de subir le moment le plus tragique de son histoire a besoin de vivre dans la paix , la liberté et le bonheur. Pour clore, et vous les politiques, le bilan d'un homme honnête ne se fait qu'après lui. Disait déjà Bechir, ben yahmed, pour Gamal Abdel Nasser.

Said Ahmed Said Yassine ( Yassine )