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Politique
Les dérives de l'armée comorienne dénoncées par le GRITAC

GRITAC
(Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores)
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MEMORANDUM SUR LES MEFAITS, L'INUTILITE ET LA NOCIVITE DE L'ARMEE AUX COMORES

Suite au discours prononcé le 1er juillet dernier par le colonel - président Azali, lors d'un séminaire organisé conjointement par le ministère de la Défense extérieure et l'état major de la mal nommée AND (Armée Nationale de Développement), sous le thème "Défense et sûreté, base de la souveraineté d'un Etat de droit", le GRITAC soupçonne la junte toujours, pour ainsi dire, au pouvoir aux COMORES, de nourrir pour ces dernières, un noir dessein dans les semaines à venir. En effet, après s'être emparée par effraction des rênes du pouvoir, refaite une santé et dotée de conforts et d'avantages substantiels, grâce aux subsides de l'Etat, cette junte ne recule devant rien pour défendre et protéger les intérêts personnels et ceux d'une corporation (l'armée) improductive, coûteuse, et néfaste à tout point de vue. Et ce, au détriment des secteurs de développement susceptibles de sortir les COMORES d'une perpétuelle stratégie politique d'assistanat et de mendicité, fustigée par ailleurs et à juste titre, en mai dernier par Vincent da Cruz, représentant de la Banque mondiale en ces termes : "Je souhaite que vous imaginiez une stratégie pour ce pays, basée sur une vision sans aide des bailleurs. Une vision, poursuit-il, comme celle qui a permis à l'île MAURICE (pays sans armée, NDLR), de sortir de la pauvreté il y a 20 ans. Ce pays de la région, précise-t-il, ressemble beaucoup au votre, et maintenant ne reçoit aucune aide extérieure. C'est sur les actes que l'on vous jugera". Fin de citation.

D'ici là, l'incompétence en matière politique de développement et la "militarisation" de tous les secteurs de l'Etat vont bon train. La junte, n'envisage d'autre perspective que celle de l'assistanat et des opérations commerciales viles et illicites pour renflouer les caisses de l'Etat, qu'elle s'empressera de vider. Une junte qui n'a aucun scrupule à faire des COMORES, le seul et premier pays à s'avilir de la sorte, en bradant le patrimoine national que constitue le "Code pays des COMORES", titulaire des numéros de téléphone à préfixe 269-8.

Par ailleurs, au plus fort de la double crise comorienne, à la fois séparatiste (depuis la sécession illégale le 3 août 1977 par Abdallah Ibrahim de l'île comorienne d'ANJOUAN, 22 ans après celle de MAYOTTE en 1975,toujours sous colonisation française), et institutionnelle (suite au coup d'Etat malencontreux du colonel Azali, chef d'état major de la soldatesque comorienne, le 30 avril 1999), Azali  n'hésite pas à laisser en plan, l'OUA (Organisation de l'Unité Africaine), l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et l'UE (Union Européenne) en plein travaux, pour se rendre   dare-dare le 27 janvier 2001 aux USA, finaliser avec le révérend Moon, chef du secte de même nom, un document de financement d'un projet "providentiel". Et que dire de la généralisation du trafic d'influences et celui illicite, des pavillons de complaisance vendus aux plus offrants, en dehors de toute règle de moralité. Tant et si bien que les COMORES en sont devenues là aussi,  les pourvoyeurs patentés de réseaux peu recommandables (mafia, terroristes et trafiquants de toutes sortes).

Les faits sont têtus et nous prouvent ici, que contrairement aux allégations du "grand Mufti" sensé incarné les valeurs de paix, de justice et de tolérance, propres aux hommes sages, la patrie est le cadet des soucis de cette armée, pourfendeur en chef des valeurs patriotiques, toute entièrement dévouée à ses suzerains et mentors de l'armée française. Une armée française paradoxalement en charge de l'intégrité et de la Défense extérieure de la partie libérée de l'archipel, et en même temps, force occupante de l'île comorienne de MAYOTTE, au grand dam de la Communauté internationale. Si armée rimait avec prospérité, ça se saurait sous les cieux du LIBERIA porté à bout de bras par les USA, du CONGO riche en minerais, de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE riche en diamant, de la COTE D'IVOIRE riche en produits agricoles etc. D'un autre côté, "des pays sans ressource" comme l'île MAURICE ou la COSTA RICA qui ont la particularité de ne posséder sur leur sol ni armée, ni base militaire étrangère (en dépit des nombreuses sollicitations), sont sans cesse cités en exemples pour leur développement harmonieux, dans une démocratie apaisée qui fait le choix de miser sur un développement intégré et adapté au bien-être de leurs populations dans un environnement agréable. Cela n'est possible qu'avec une bonne politique sociale , une éducation et un enseignement multi - directionnels (musique, sport, hygiène, instruction civique, exercices de sauvetage, stage de bénévolat d'entraide et campagnes de solidarité. Sans oublier l'éradication de l'illetrisme, la présentation d'un bon taux  d'alphabétisation etc.). Cela n'est possible également qu'avec une politique de santé accessible par tous et dans les meilleurs hôpitaux qui soient.

La non-existence, voir même l'éradication d'une armée budgétivore dans un petit pays, qui plus est, pauvre, est non seulement un gage sérieux de sécurité, de stabilité et de démocratie (car la détention d'arsenal de mort, ne peut qu'exciter les appétits de pouvoir les plus exacerbés, d'une soldatesque formée non pour la "défense et la sécurité, base de la souveraineté d'un Etat de droit", mais "comme instrument de répression domestique"), comme l'écrit si justement Aboubacar M'Changama dans "Archipel" du 20 avril 1999, dans un excellent article intitulé "Pouvoir politique et pouvoir militaire". Article dont les premiers mots sont :"Pouvoir politique et pouvoir militaire ont toujours agi ici en mauvaise connivence, dans laquelle chacun pouvait compter sur l'autre, pour agir dans une impunité propre aux régimes dictatoriaux".

LE POUVOIR A N'IMPORTE QUEL PRIX

Les événements récents comme la rétrocession programmée de l'île comorienne de MAYOTTE aux forces d'occupation par les autorités fantoches, lâches et capitulardes qui semble-t-il, ont fait l'objet "de pressions énormes" selon le fantasque Houmédi Msaidié (ministre d'Etat au Développement, aux Infrastructures, aux Transports internationaux, aux Postes et Télécommunications et en même temps porte-parole du gouvernement), constituent en soi, un tournant préjudiciable à l'unité, à l'indépendance, bref, à l'avenir politique des COMORES, composées jusque là de quatre îles : NGZIDJA (GRANDE COMORE), MWALI (MOHELI), NDZUWANI (ANJOUAN) et MAORE (MAYOTTE). Mais de quelles terribles pressions peut-il être question, au point de mettre en péril l'honneur d'un pays, jusqu'à en venir à négocier pour la première fois, sa souveraineté, son intégrité et son indépendance chèrement acquises un certain 6 juillet 1975.

Le GRITAC s'insurge contre les fréquents écarts de langage et cette langue de bois, qui consiste à glisser quelques messages subliminaux des autorités comoriennes, tendant à abonder dans le sens des autorités françaises, tout en laissant croire, très maladroitement le contraire. Il en est ainsi par exemple quand au cours de cette fameuse conférence de presse de Houmédi Msaidié en mai, ce dernier parle délibérément sans être repris par qui que ce soit de négociation "pour régler l'ensemble des questions qui préoccupent à la fois les responsables de l île de MAORE (et non les autorités françaises, NDLR), et ceux de l'UNION DES COMORES (dont ne font plus partie à ses yeux, les Maorais, NDLR). Il en est ainsi également lorsque après son dernier entretien avec Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, son homologue comorien Souef Elamine déclare à PARIS, que MAYOTTE peut participer aux prochains jeux de MAURICE en qualité de "FRANCE de l'OCEAN INDIEN", en prenant au dépourvu, toute la Communauté internationale et surtout le peuple comorien, qui ont toujours fait de l'intégrité des COMORES issue de la colonisation, un préalable non négociable.

Après avoir été le pays mis en coupe réglée par les mercenaires, avec l'appui et la bienveillance de l'ancienne puissance administrante (la FRANCE), repliée sur l'île comorienne de MAYOTTE, les COMORES encore sous le joug d'une junte militaire depuis plus de 4 ans, à l'instar des républiques bananières en AFRIQUE, se sont offertes en la personne d'Azali, leur putschiste, qui conformément  la norme, s'est forgé au forceps, une légitimité, non sans s'arroger au passage de pouvoirs spéciaux et exceptionnels, dans un processus qui fait la part belle à l'arbitraire, au culte de la personnalité, au clientélisme, au népotisme voire même, à l'instrumentalisation de la religion par "Grand Mufti" interposé. Ainsi à l'instar des républiques bananières sœurs d'AFRIQUE, celle des COMORES prouve que les rênes du pouvoir se trouvent à portée de main, de n'importe quel lâche aventurier, pour peu qu'il ait en sa possession des armes (de l'arsenal de l'Etat nourricier de préférence). Ainsi comme ses homologues et maîtres à penser des républiques bananières, et sous prétexte de sortir le pays d'un soi-disant chaos, après s'être arrogé les pleins pouvoirs en foulant aux pieds toutes les institutions démocratiques, en bon élève, Azali promet mordicus, sans en penser un mot, de rendre le pouvoir aux civils incessamment sous peu. Le reniement de la parole donnée si chère à un soldat digne de ce nom, va jusqu'à d'incessantes violations des lois, par le premier magistrat comorien. Une fois bien installé, il peut à loisir gouverner par ordonnances, en faisant main basse sur les deniers publics, juste le temps d'asseoir son pouvoir sans partage, avant de procéder à des mascarades d'élections, pour s'acheter à bon compte, l'estime de la Communauté internationale. Compte tenu de l'état de délabrement avancé qui prévaut aujourd'hui aux COMORES, il est fort à craindre que la prochaine étape, à l'instar des républiques bananières sœurs (le ZAIR de Mobotu, l'OUGANDA d'Idi Amin Dada, la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE de Bocassa, la COTE D'IVOIRE de Robert Guéi, le LIBERIA de Charles Taylor etc.) ne soit l'inéluctable guerre civile, qu'aurait attisée à la longue, l'appétit de pouvoir de ces galonnés de pacotille, hermétiques à toute idée d'une armée portant haut l'étendard de l'honneur avec abnégation et courage, et par-dessus tout, au service de l'Etat et non le contraire. Car en dépit de son élection entachée d'irrégularités, Azali conscient d'être assis sur un siège éjectable, a beaucoup de mal à s'affranchir de son passé de putschiste. Du reste, il n'a jamais cessé de se comporter en médiocre seigneur de guerre, dans la partie comorienne qu'il arrive, bon an mal an à contrôler. A savoir, la GRANDE COMORE, seule île que la soldatesque d'Azali réussit jusqu'alors à mettre en coupe réglée.

UNE SOUVERAINETE ET UNE INTEGRITE SACRIFIEES

Nous sommes nombreux aujourd'hui à nous poser des questions sur cette façon de faire des gouvernements successifs comoriens, dans l'indifférence quasi totale des oppositions comoriennes, qui consiste à laisser entrer le loup (la FRANCE) dans la bergerie (les COMORES), jusqu'à signer des accords de défense avec pourtant le seul Etat menaçant, l'ancienne puissance administrante (la FRANCE), qui n'ait pas hésité à balkaniser son ancienne colonie (les COMORES), en occupant par effraction administrativement, militairement et surtout politiquement une des îles de celles-ci (MAYOTTE). Et non sans attiser la déliquescence, la ruine et la déstabilité de l'ensemble de l'archipel, avec la complicité agissante de ses hommes liges comoriens, incrustés au sommet de l'Etat et de la nation.

Aujourd'hui, la FRANCE qui n'en est pas à une contradiction près, n'a cependant pas eu grand-peine à rallier la junte d'Azali, devenue un instrument politique d'occupation de l'île comorienne de MAYOTTE. Ile dont l'hypothétique libération aurait dû en principe, s'imposer comme raison d'être de cet ersatz d'armée budgétivore, couard et assoiffé de pouvoir. Un ersatz d'armée qui n'a pas vocation (contrairemen aux suggestions erronées du colonel - président dans son discours fleuve du 6 juillet dernier), ni à faire du social, ni à s'occuper d'affaires judiciaires ou à assurer le service d'ordre dans des manifestations revendicatives pacifiques, encore moins à s'emparer du pouvoir avec tout ce que cela suppose comme forfaitures. "NON. A chacun son travail", comme cela est martelé à tort et à travers, dans la plaquette de propagande de l'armée, "La force comorienne de défense. A quoi sert-elle ?".

Le maintien d'une armée aux COMORES n'a de sens que si elle prend une part active à la défense de l'intégrité et de la souveraineté des COMORES, dans ses frontières héritées de la colonisation. Auquel cas, nul besoin de signer des accords de défense avec qui que ce soit, encore moins avec la FRANCE. Plus d'un quart de siècle sous protection française n'ont pu venir à bout des fréquentes incursions meurtrières fomentées de PARIS par des mercenaires français, avec disaient-ils, le feu orange des officines françaises, communément appelées "FRANCAFRIQUE". D'un autre côté, la docilité rampante et les attentions conciliantes et déférentes de la junte au pouvoir aux COMORES, n'ont d'égal que la consolidation de la mainmise de la FRANCE sur l'île comorienne de MAYOTTE, au mépris des différentes résolutions des instances internationales.

Et partant, la FRANCE qui a les coudées franches, s'emploie impunément à toujours appliquer aux COMORES, d'un côté, la politique de la carotte, par des avantages substantiels offerts à leurs hommes liges au pouvoir aux COMORES ou par des accords de coopération anachroniques et inadaptés, qui n'ont de coopération que le nom, et de l'autre, la politique du bâton qui consiste depuis plus d'un quart de siècle, en  une série de pressions et de manœuvres de diversion, de chantage,  et de déstabilisation.

L'Etat français a de tout temps violé impunément la souveraineté et l'intégrité territoriale des COMORES, en abusant surtout aujourd'hui, de la crédulité et de l'avidité de la junte au pouvoir. Jamais cette souveraineté et cette intégrité n'ont été aussi menacées que sous le régime Azali. Les COMORES sont devenues une passoire pour les mercenaires certes, mais aussi pour les activistes et hommes politiques  français, suppôts du séparatisme maorais ou anjouanais. Les autorités françaises, non contentes d'occuper MAYOTTE, peuvent se permettre quelques actes d'ingérence, quelques écarts de langages ou même, quelques attitudes équivoques, sans risquer le moindre incident diplomatique.

Une première de plus : "les élus" de l'administration française de l'île comorienne de MAYOTTE sont reçus en grande pompe pour la première fois, comme si de rien n'était, au ministère comorien des Affaires étrangères. Des "élus" mis en confiance qui ne se gênent aucunement pour :

-                     confirmer le maintien du tristement célèbre "Visa Balladur", en dépit de l'hécatombe de naufragés comoriens de la GRANDE COMORE, de MOHELI et d'ANJOUAN, devenus du jour au lendemain des "immigrés clandestins", sans considération aucune, des liens séculaires familiaux, linguistiques, culturels, religieux, qui sont autrement plus forts, que ceux qui unissent par exemple entre eux les Corses, les Bretons, les Basques, les alsaciens etc.

-                     demander sans contre partie, la participation, pour la première fois, avec "les pressions amicales" de la FRANCE, la participation de MAYOTTE aux prochains "Jeux des îles de l'Océan Indien", flanquée du drapeau des forces d'occupation. Ce qui leur est, pour la première fois, dans l'histoire comorienne, accordé par la junte, "compte tenu des pressions qui s'exerçaient sur notre pays…", selon les termes dégradants de Houmédi Msaïdié, le préposé des conciliabules

-                     clamer haut et fort en terre libérée, et sans être repris par qui que ce soit, l'appartenance de MAYOTTE dans l'ensemble français et non comme stipulé dans la Constitution du NEC (Nouvel Ensemble Comorien) parlant de "seul sujet de droit international fondé sur le respect de l'unité nationale, de la souveraineté et de l'intangibilité des frontières des COMORES, telles qu'internationalement reconnus".

UNE POLITIQUE DE CAPITULATION

Vis à vis de la FRANCE, la junte au pouvoir présente toujours le profil bas, digne du vassal face à son suzerain. Un comportement hautement préjudiciable aux intérêts des COMORES et des Comoriens, caractérisé par :

·                     Un black out criminel et intolérable, sur l'entrave à la circulation des personnes et des biens, dans le sens îles libérées vers MAYOTTE, à un moment où le bras de mer qui les sépare, tient lieu de sépulture pour des centaines de Comoriens "indésirables". Comoriens qui à bord de vieux rafiots, n'hésitent pas à risquer leur vie, pour rejoindre à MAYOTTE (en dépit du verrouillage sans coup férir de l'île, par le fameux "Visa Balladur"), qui un parent, qui un ami, qui un collaborateur ou un associé, etc. , que rien n'arrête. Rien ! Pas même l'inertie (voire même l'approbation des autorités comoriennes), ni même l'arsenal de l'appareil répressif des forces d'occupation, encore moins les campagnes de désinformation et de falsification de l'histoire comorienne. Campagnes destinées à faire d'un côté, du Français métropolitain, un vénérable citoyen appréciable à tout point de vue, bienvenu en terre comorienne de MAYOTTE, et de l'autre, du Comorien des autres îles, un étranger, au pire, un immigré clandestin "réprimable", "emprisonnable", "expulsable" et au mieux taillable et corvéable à merci. Aussi est-on en droit de se poser quelques questions du genre de celle de Paul Vergès (qui n'est pourtant pas un responsable comorien), président du Conseil régional réunionnais qui à propos du "Visa Balladur" affirme dans "le Quotidien de la Réunion" du 26 octobre 2001 : "Comment peut-on envisager le co-développement sans échange humain ? C'est une contradiction qu'il faudra résoudre".

·                     Un black out lâche et veule des autorités comoriennes sur toutes formes de prétentions ou revendications en rapport avec l'appartenance de l'île comorienne de MAYOTTE à l'ensemble comorien, si on se réfère à la déclaration de Dominique de Villepin du 16 octobre 2002 au sénat : "La position des autorités comoriennes évolue dans le cadre des contacts réguliers que nous avons avec elles. Ainsi, poursuit-il, la question de MAYOTTE n'est plus traitée aux Nations Unies. Les responsables des COMORES ont en effet accepté de retirer ce point à l'ordre du jour de la dernière assemblée générale, de ne plus demander de débat, ni de prendre de résolution sur ce sujet". Et d'ajouter plus loin : "Le meilleur moyen de faire connaître aux autorités comoriennes, notre souveraineté sur MAYOTTE et de faire mieux accepter notre présence, est d'engager un dialogue avec elles sur les questions qui les préoccupent". Difficile d'être plus clair ! Jamais pouvoir politique, s'agissant des COMORES, n'est allé aussi loin dans la flagornerie pour s'attirer à moindre frais, les faveurs et la bienveillance des autorités françaises, en sacrifiant l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité et la défense de la nation, sur l'autel de la vassalité rampante.

·                     Black out sur les divulgations du "Nouvel Observateur" du 5 au 12 avril 2001, révélant l'existence à MAYOTTE d'une base d'écoutes "satellitaires" pour le compte de la FRANCE, en violation de la vie privée des citoyens et de la souveraineté des Etats d'AFRIQUE, du MOYEN ORIENT, de l'ASIE etc. Attitude qui hypothèque pour de bon, tout ce qu'a pu dire jusque là, l'ancienne puissance administrante, sur ses "bonnes intentions" dictées par des arguties humanistes, humanitaires, altruistes et autre prétexte sur la volonté et le "Droit des Maorais à disposer d'eux-mêmes" et qui montre que l'acharnement des autorités françaises à se maintenir à MAYOTTE, pour être personnellement bénéfique à certains hommes liges comoriens, aussi bien putschistes que séparatistes (anjouanais ou maorais), n'en est pas moins favorable, voire profitable aux forces d'occupation, par services français d'espionnage de la FRANCAFRIQUE, interposés.

·                     Black out sur les marchandages, micmacs et autres intrigues nouées autour des douteux conciliabules franco - comoriens (Instrumentalisation par les autorités françaises des prochains jeux des îles de l'Océan Indien pour que MAYOTTE "française" ait droit de cité ; récupération de la double crise comorienne, pressions diverses et prise en otage d'un pays intentionnellement maintenu sous perfusion économique…).

Sans cesse ridiculisées et humiliées, les autorités comoriennes en viennent aujourd'hui à remettre définitivement le destin de leur pays entre les mains de la force occupante de l'île comorienne de MAYOTTE, jusqu'à accepter de se rendre en terre française, recueillir une fois de plus, les desiderata des experts de l'ancienne mère patrie, pour, tenez-vous bien, l'élaboration d'un avant - projet de lois organiques concernant les COMORES et les Comoriens.

Quant aux autorités françaises, elles sont toujours confortées dans leurs manœuvres de déstabilisation de l'archipel des COMORES, par la vassalité bienveillante des autorités putschistes, qui ont toujours brillé, plus par leur état d'assujettissement et d'asservissement que par leur patriotisme. Rien donc d'étonnant, si elles en viennent aujourd'hui à ne considérer leur pays qu'amputé de leur quatrième île (MAYOTTE), préoccupées qu'elles sont, à déployer des trésors d'imaginations, pour s'attirer plutôt, l'estime et les faveurs de la FRANCE, puissance "tutrice" aussi bien de ce qui reste de l'Etat comorien, que de l'île comorienne de MAYOTTE, qu'elle occupe illégalement, au grand dam des instances internationales.

Dans ce climat délétère, malsain et nauséabond où règne le jésuitisme, cette soldatesque comorienne, bonne seulement pour les parades militaires, ne peut aujourd'hui, qu'être sérieusement ébranlée dans son tréfonds, par tant d'épisodes teintés de trahisons, de désertions, de corruptions, d'abus de pouvoir, de collusions avec les mercenaires etc.

UNE ARMEE DE PARADE, BUDGETIVORE

Nous en sommes venus tout naturellement à nous poser des questions sur la vocation de cette armée incapable de préserver, de consolider, ou de faire respecter, ni l'indépendance, ni la souveraineté, ni l'intégrité territoriale des COMORES dans ses frontières naturelles issues de la colonisation (NGAZIDJA (GRANDE COMORES), MWALI (MOHELI), NDZUWANI (ANJOUAN) et MAORE (MAYOTTE).

Après avoir laissé MAORE prendre le large sans coup férir, après avoir battu en retraite le 9 septembre 1977, sous la menace des milices séparatistes de NDZUWANI (en faisant au passage main basse sur un avion civil sensé évacuer vers les îles voisines, en priorité les blessés, une mission de l'ONU et les étrangers pris au piège dans ce brasier), après avoir pris l'habitude de raser les murs, à la simple vue du moindre mercenaire (exception faite de l'épisode rocambolesque du lynchage et arrestation à MOHELI, d'une douzaine de pieds nickelés français en guenille, à bout de force et mal équipé, en décembre 2001), cette armée à l'abri de tout tracas de fins de mois difficiles, ne rate pas une occasion, une fois le danger écarté, de parader en tenue d'apparat, de s'auto - congratuler entre deux expéditions punitives, de s'auto - amnistier après chaque forfaiture et pour finir, de s'octroyer à la pelle, des primes de je ne sais quelle loyauté. Bref ! Autant de graves infractions au devoir de sa charge, qui font de cette armée comorienne, bien avant les autorités françaises et la classe politique comorienne, le principal pourfendeur de l'Etat de droit, mais aussi de l'intégrité et de la souveraineté comorienne. Avant l'acte de félonie que constitue le putsch d'Azali du 30 avril 1999, cette armée de parade est en vérité d'ores et déjà, plus d'une fois passible de la plus haute juridiction de l'Etat.

Le ministère de la défense extérieure et l'armée, en organisant un séminaire à moins d'une semaine de la fête nationale du 6 juillet, entendent faire la promotion de cette même armée mal - aimée, encore appelée par dérision "Nayile yilale" (les popote - dodo). Et ce, à un moment où la soldatesque s'affaire à astiquer son arsenal de mort, pour le seul rôle (après les habituelles répressions brutales, pour toutes velléités revendicatives pourtant pacifiques) qui lui sied à merveille : le défilé de parade du 6 juillet, de cette armée de pacotille, vierge de tout titre de gloire et de tout fait d'arme.

D'aucuns pensent à juste titre, que Azali met autant de hargne à faire voter une Constitution pour le moins bâclée, qu'à la violer en permanence, à partir du moment ou elle reçoit l'onction du suffrage universel. Une Constitution qui fait pourtant du colonel - président dans son article 12,

1.                  "Le symbole de l'unité nationale", et non le bradeur en chef de la souveraineté et de l'intégrité des COMORES, qui encourage par sa politique d'allégeance et de révérence vis à vis de la FRANCE, le séparatisme sur toute l'étendue de l'archipel, en foulant aux pieds les fonctions régaliennes de l'Etat. Son acharnement à s'opposer, aux côtés des autorités françaises, à la venue aux COMORES durant cette double crise séparatiste et institutionnelle, d'une force internationale de paix et d'interposition, pour accompagner les efforts de rapprochement et de réconciliation entre les îles, montre bien, selon les termes de Baudelaire, "la perversité naturelle qui fait que l'homme est sans cesse et à la fois homicide et suicide, assassin et bourgeois".

2.                  "Le garant de l'intégrité des frontières, telles qu'internationalement reconnues, ainsi que la souveraineté de l'union" et non l'observateur atone et pleutre, qu'il nous a été donné de voir, notamment lors de sa première sortie officielle en tant que "président élu, débarrassé de ses oripeaux de putschistes", au premier sommet de l'UA (Union Africaine) à DURBAN du 8 au 10 juillet 2002. Sommet au cours duquel les participants se relaient à la tribune pour faire une oraison funèbre d'une OUA (Organisation de l'Unité Africaine) qui, selon le terme consacré, a su venir à bout de "la décolonisation en Afrique". Sic !

3.         "L'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" et non l'obstacle essentiel, l'élément perturbateur et déstabilisateur du fonctionnement des institutions, qu'il a toujours été et qui le reste, avec la complicité agissante de sa soldatesque répressive, budgétivore et toujours nuisibles aux intérêts des COMORES et des Comoriens. Du reste Houmédi Msaidié , le charismatique super ministre actuel d'Azili,   ex - égérie de l'opposition du même homme, ne s'est pas trompé lorsqu'il déclare, avant un de ces retournements de veste dont il a le secret : "Pour la sécurité du pays, Azali est la pire des solutions". Fin de citation.

DES SOLDATS AU RABAIS UTILISES A CONTRE - EMPLOI

Voilà une armée de va-nu-pieds encadrés par des chefs, qui ignorent jusqu'aux missions élémentaires qui leur sont assignées par la nation. Formés dans les officines pour apprentis putschistes de la FRANCAFRIQUE, ces chefs n'ont aucune culture digne d'une armée normale, fière de son code d'honneur et qui se fait un devoir de porter au pinacle, l'Etat et ses institutions, qu'elle est tenue de servir fidèlement et en toutes circonstances. Des chefs formatés pour être des futurs putschistes paranoïaques, plutôt préoccupés par la sécurité et l'avenir de leurs personnes et de leurs proches, en échange d'une consolidation de la mainmise d'un "Etat suzerain" (la FRANCE) sur toute l'étendue de l'archipel des COMORES. Ce sont là, des chefs à la tête d'une armée qui sans conteste, fait peu cas, des principes des droits de l'homme, de la tolérance et des libertés démocratiques. Une armée comorienne qui donne à penser que sa raison d'être se résume en une défense, non des intérêts de la nation, mais de ceux d'une corporation, même s'il faut pour cela, supprimer les institutions démocratiques, réprimer toute velléité revendicative, violer les libertés démocratiques... Bref, une armée dotée d'un arsenal de guerre destiné plutôt à assurer la quiétude, la tranquillité et la sécurité des braves gens du pouvoir putschiste. La défense du pays en cas d'évasions des redoutables mercenaires étant dévolue d'autorité, de l'avis d'Azali, à la population aux mains nues. "La défense et la sécurité ne sont pas l'affaire des militaires uniquement, mais tous les Comoriens doivent se sentir responsables", martèle-t-il dans son discours d'ouverture du séminaire du 1er juillet, avant d'insister sans rire : "Notre défense nationale ne peut être assurée que par les Comoriens". Ce n'est pas la première fois que le colonel - président Azali nous rebat les oreilles avec propos saugrenus, en totale contradiction avec la mission première d'une armée, il est vrai, dans un Etat de droit. Déjà le 11 janvier 2000, il se répand en aveux lors d'une conférence de presse mémorable en ces termes on ne peut plus déroutant : "Il ne revient pas à l'armée d'assurer la défense du territoire. Ce rôle incombe à la population. Les grands patriotes sont plutôt l'émanation du peuple et non de l'armée". Fin de citation. Mais alors, comment un peuple affamé, bâillonné, opprimé, sans aucune formation militaire et surtout sans arme, peut-il venir à bout de mercenaires furent-ils cinquante, en lieu et place d'un millier de soldats de métier, armés jusqu'aux dents, repus et sans fins de mois difficiles ?

Les citations de Pascal, mises en exergue dans la plaquette de propagande de l'armée intitulée : "La force comorienne de Défense. A quoi sert-elle ?", illustrent bien cette confusion des rôles. Car, lorsque Pascal écrit : "La justice sans la force est impuissante et la force sans la justice est tyrannique", la force est incarné ici, non pas par la redoutable armée répressive avec ses armes de guerre, comme le laisse entendre la plaquette, mais par la force de sécurité intérieure, représentée par la police et la gendarmerie. Et il en est de même de la deuxième citation dénaturée de Pascal : "Comme on n'a pas pu faire que ce qui est juste soit fort, on a fait que ce qui est fort soit juste".

On n'arrivera pas à nous faire croire que la soldatesque sur-armée, payée grassement à ne rien faire, sinon à casser du Comorien, avec comme seuls titres de gloire, la veulerie, la répression brutale de manifestants pacifiques, la désertion, la trahison, la collusion avec les mercenaires et pour finir, les atteintes graves à l'autorité de l'Etat…soit étrangère aux souffrances endurées par tout un peuple, depuis surtout le premier jour maudit, qui a vu au lendemain de l'indépendance des COMORES, la levée de la première armée comorienne sous le régime Ali Soilih, par…Bob Denard, le mercenaire français. Ce dernier étant devenu l'indécrottable maître à penser de la soldatesque comorienne, dont certains et non les moindres, lui ont juré soumission et fidélité. Une soldatesque dont les hommes ont pris justement la fâcheuse habitude, à chaque violation de l'intégrité et de la souveraineté nationale par ses mentors les mercenaires, de toujours prendre la poudre d'escampette, si elle ne rallie pas le camp ennemi, avec armes et bagages, en retournant, au besoin, ces mêmes armes contre son peuple (elle en a l'habitude), voire même, contre ses frères d'armes loyalistes. Mais comment peut-on en vouloir à ces flagorneurs de Bob Denard, lorsque face à une cinquantaine de mercenaires mal équipés, Azali (le chef d'Etat major de l'époque, devenu par effraction chef d'Etat, avant de s'octroyer une légitimité contestée par les urnes), n'hésite pas au risque de s'exposer à la risée universelle, à laisser son millier d'hommes en plan et à prendre, non à la rigueur le maquis, mais la direction du refuge douillet de l'Ambassade de FRANCE aux COMORES.

Mais le comble de l'ignominie, c'est lorsque, pour se dédouaner du tristement célèbre premier putsch militaire comorien du 30 avril 1999, ayant porté gravement atteinte à l'autorité de l'Etat, que l'armée est sensée servir, le colonel - président déclare : "Il n'a jamais été interdit à un soldat qui est un citoyen comorien comme un autre (sic ! NDLR), de faire de la politique" (re-sic ! NDLR). Une lacune de plus mon colonel ! Car dans toute démocratie (et vous vous targuez en permanence d'en être le chantre), et dans un Etat de droit (dont vous prétendez à l'envie, en être l'émanation), la neutralité de l'armée est rigoureusement requise. Le soldat du fait d'un côté, de sa situation particulière (dépositaire de la force par les armes), et de l'autre, de la mission qui lui est assignée (au service exclusif de l'Etat et non le contraire), ne peut être un citoyen comme un autre, ne vous en déplaise mon colonel ! D'un autre côté, bien qu'étant de plein droit électeur comme tout un chacun (et non éligible), le soldat en faisant de la politique, viole délibérément les institutions, en portant gravement atteinte à l'autorité de l'Etat.

DEVENIR DE L'ARMEE COMORIENNE

Les COMORES attendent de leur armée, qu'elle se mette sans état d'âme, sous les ordres et au service de l'Etat, en veillant fidèlement sur les institutions de ce dernier (on est loin), qu'elle assure toujours sous les ordres de l'Etat, le bien être, la sécurité et la tranquillité de la population, contre toute menace extérieure (c'est loin d'être le cas), et surtout, qu'elle protège les frontières et garantisse l'intégrité de la nation formée non de trois, deux, encore moins d'une, mais de quatre îles ayant pour noms NGAZIDJA, MWALI, NDZUWANI et MAORE. (ce qui est le dernier de ses soucis). Mais le pire de tout, c'est lorsque le rôle de l'armée et de l'Etat se trouvent confondus (comme c'est le cas aujourd'hui). Cela s'appelle haute trahison et atteinte grave à l'autorité de l'Etat, passible devant une haute juridiction, dans un Etat de droit.

Partout où elle sévit à mauvais escient, l'armée a la fâcheuse manie de vouloir tout régenter en caporalisant tout le pays. Aussi, en faisant de cette armée de va-nu-pieds, sa garde prétorienne, en charge exclusivement de la défense de ses intérêts personnels et ceux de la corporation, en plaçant ses hommes aux postes - clefs de l'Etat, Azali cherche à faire de la partie comorienne encore sous sa botte (la GRANDE COMORE), un vaste univers carcéral où, créateurs de toutes sortes, investisseurs, opérateurs économiques, artistes, écrivains, poètes, intellectuels etc. n'ont pas droit de cité. Aujourd'hui aux COMORES, rien n'est possible, sans le passage inéluctable sous les fourches caudines dressées par une armée dont la morgue, l'arrogance l'agressivité et l'intolérance n'ont d'égal que l'incompétence, l'inutilité et la nocivité d'un ersatz d'armée. Aussi, les Comoriens ont-ils des bonnes raisons de s'inquiéter, lorsque Azali annonce lors de son discours du 6 juillet dernier :"l'Armée Nationale de Développement procédera incessamment à un recrutement destiné à renouveler ses effectifs appelés à partir sous peu à la retraite". Et plus grave, lorsqu'il tombe le masque en ces termes : "Elles (nos forces, NDLR) devront ensuite, jouer un rôle déterminant dans la lutte contre toute forme de délinquance, en association avec le ministère de la justice (sic ! NDLR). Et, dans l'élan qu'elles se donneront pour accompagner le dynamisme que nous voulons imprimer au pays, elles seront appelées à apporter leur précieux concours, à la politique de formation et de réinsertion socioprofessionnelle de nos jeunes, en leur inculquant les notions de rigueur, et de discipline". Fin de citation. Cet embrigadement des jeunes par une armée bornée et inculte, laisse présager pour les jeunes comoriens un avenir sombre, pavé de sang, de haine et d'intolérance. NON ! A chacun son travail (comme dit la plaquette de l'armée).

Pour sa part, le GRITAC continue à soutenir qu'il ne peut être question de stabilité, de prospérité, de liberté, de sécurité, d'unité et de souveraineté aux COMORES, sans la mise hors d'état de nuire de cet ersatz d'armée budgétivore et nocive, et son remplacement par des véritables corps de métiers adaptés, qui répondent au mieux, aux attentes des populations. Corps de métier de proximité, utiles et serviables, à l'instar des brigades de la protection civile (en cas d'éruption volcanique, de dégâts de cyclones, de tremblements de terre, d'inondations etc.), des brigades de pompiers, des brigades de gardes - côtes et de sauvetage en mer, des brigades de gendarmerie et de police pour la sécurité intérieure etc.

 Mais par-dessus tout, le GRITAC suggère, pour sortir les COMORES d'un état de délabrement avancé, de prendre courageusement le mal par la racine. C'est à dire, reprendre sous l'égide des instances internationale les discussions franco - comoriennes (et non maoro - comoriennes, comme le préconisent les autorités putschistes à l'instigation de la FRANCE) sur un processus de réconciliation et de rapprochement entre habitants de l'île comorienne de MAYOTTE et ceux des autres îles sœurs, qui ont en partage la même population, la même langue, la même religion, la même tradition, la même culture etc. Cela suppose une mise à plat de tous les accords, conventions, pactes, charte etc. entre les deux pays souverains (La FRANCE et les COMORES), dans une synergie de coopération, de solidarité et de développement, qui tienne compte de plus d'un quart de siècle de cavalier seul de MAYOTTE.

Les liens séculaires multiformes qui unissent les COMORES à la FRANCE, l'estime et l'amitié que lui a toujours témoignée la population comorienne en dépit de toutes les vicissitudes et son implication dans les affaires comoriennes, font de l'ancienne puissance administrante, l'acteur incontournable dont dépend aujourd'hui, l'avenir de l'archipel des COMORES.

Le "Pays des doits humanitaires" accroîtrait davantage son capital d'estime de par le monde, en travaillant en direction de rapports harmonieux entre insulaires, non dans une logique d'exclusion d'ostracisme et de confrontation, comme c'est la norme aujourd'hui, mais dans une logique de rapprochement et de réconciliation, dans le prolongement de la déclaration de Jacques Chirac du 24 / 07 / 2003 en NOUVELLE CALEDONIE lorsqu'il dit : "L'intérêt d’une collectivité, dès lors que sa personnalité est respectée, que son identité préservée, que son développement assuré, n’est

pas dans le séparatisme et le repli, mais au contraire, dans l’adhésion à une communauté solidaire ".

Le 25 / 07 / 2003