Echos
Les Echos des autorités
 
Les Institutions
Les institutions
 
Partis Politiques
Les Partis Politiques
 
Opinions
Opinions diverses
 
 

 

Politique
Bulletin du Comité de soutien à Maitre Larifou

COMITE DE SOUTIEN A Me SAID LARIFOU
BULLETIN N0 1

LA VERITE SUR L’AFFAIRE LARIFOU

Deux mois après l’inculpation et l’incarcération de Me Said Larifou, leader du R I.D.J.A., le Comité de Soutien, crée aux Comores, à l’île de la Réunion Madagascar, à Maurice, à Marseille, Paris, Dunkerque, Maroc, Sénégal, et en Côte d’Ivoire, pour sa libération, estime juste et nécessaire de porter à la connaissance de l’opinion publique le dessous de cette affaire, et déjouer la grosse manipulation encours, orchestrée contre lui.


I CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS.

a) L’idée des marches pacifiques a été émise par un militant du RIDJA originaire d’Itsandra, lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 17 août 2003, à l’hôtel le Moroni.

A l’unanimité, les militants et sympathisants présents à l’assemblée ont opté pour une manifestation de protestation contre la hausse des prix des produits de première nécessité.

b) Les délégués régionaux du RIDJA, réunis exceptionnellement le 20 aôut03, ont à leur tour entériné cette décision et demandé au bureau exécutif du parti de prendre les dispositions nécessaires pour l’exécution de cette décision.

C’est alors que le RIDJA avait lancé une grande campagne d’information, 500 cassettes audio ont été enregistrées et largement diffusées dans toutes les régions de la grande Comore pour sensibiliser et expliquer à l’opinion la philosophie de la non-violence, le but des marches pacifiques, les lieux ainsi que les dates du déroulement de ces manifestations.

De même, par leurs interventions dans la presse et médias nationaux et internationaux, les dirigeants du RIDJA ont souligné précisément le caractère non violent et pacifique de leurs manifestations.

c) Suivant sa lettre du 11 septembre 2003, le RIDJA avait informé les autorités compétentes, qui l’avaient autorisé, à organiser une marche pacifique et non violente à Foumbouni, le 15 septembre, à Mbeni le 18 septembre, et à Moroni le 22 septembre 2003.

d) Le 11 septembre 2003 dès l’arrivée de Me Said Larifou à l’aéroport Prince Said Ibrahim, la Police lui a remis une convocation pour se présenter au service de l’immigration le 12/9/03 à 8h30.Se conformant à sa convocation, il s’est présenté au commissariat.

Au cours de son audition, Me Said Larifou avait donné des précisions utiles sur les marches, et confirmé les itinéraires et les dates retenus par le bureau politique du RIDJA. Spontanément, sans avoir été invité à le faire, il avait par ailleurs donné l’identité des observateurs venus assister à ces marches, leurs nationalités et leurs dates d’arrivée à Moroni. En somme, le RIDJA a tenu d’emblée à faire preuve de transparence sur le caractère pacifique, populaire et démocratique des ses manifestations.

e) Le 13 septembre 03, jour de l’arrivée aux Comores des observateurs, des incidents graves ont été signalés à l’aéroport de Hahaya, le journaliste qui avait fait le déplacement pour assister à ces manifestations avait fait l’objet d’une tentative d’expulsion au motif qu’il n’avait pas de visas d’entrée alors qu’il est d’usage que cette autorisation soit délivrée à l’arrivée en territoire comorien. Finalement, après ces quelques incidents, le journaliste fut admis à rester aux Comores.

f) A la demande de Me Said Larifou, les observateurs ont tenu une conférence de presse trois quarts d’heure après leur arrivée, ils tenaient à s’expliquer sur le motif de leur séjour aux Comores et ce afin de dissiper tout malentendu. Lors de leurs interventions, ils ont bien souligné la nature de leur mission dans le cadre des marches pacifiques et non violentes organisées par le RIDJA.

Les manifestations organisées à Foumbouni et à Mbéni se sont déroulées pacifiquement et sans violence, malgré quelques incidents et provocations volontaires de la radio nationale et des proches du régime.

g) Le 19 septembre 2003, à la demande de Me Said Larifou, M. Amine Kalfane a accepté de le recevoir avec M. Aït Habbouche, celui-ci souhaitait rencontrer les opérateurs économiques pour faire une série des reportages sur la vanille et le secteur privé, notamment le tourisme aux Comores.

h) Le 20 /9/03, à sa demande et en présence d’un témoin, Me Said Larifou s’est entretenu avec le Ministre de la Défense. D’emblée, celui-ci lui a indiqué l’objet de leur entretien et demandé la mise à la disposition des forces de l’ordre pour assurer la sécurité des manifestants.

Me Said Larifou lui a indiqué que l’obligation de maintien de l’ordre et la protection des personnes incombe au pouvoir public dès lors qu’il autorise une manifestation pacifique.

Me Said Larifou lui a confirmé l’itinéraire et le caractère pacifique des marches.

i) Le 22 /9/03 à 6 heures 30, alors qu’il se trouvait à Foumbouni Me Said Larifou a reçu un appel l’informant de l’arrestation de M. AÏT Habbouche.

Me Said Larifou s’était rendu à la gendarmerie de Moroni pour s’informer de la situation, celui-ci, à son tour a été arrêté vers 10h15.

C’est seulement vers 13h 30 qu’il a su le motif de son arrestation « pour Atteinte à la sûreté de l’Etat >> . Après 48heures de garde à vue, le juge d’instruction l’a inculpé et placé en détention provisoire.

Me Said Larifou fut libéré par la chambre d’accusation qui, par arrêt du 15/10/03, l’a placé sous contrôle judiciaire avec assignation en résidence surveillée.

Dans sa décision, la chambre d’accusation a explicitement disculpé Me Said Larifou, cette juridiction confirme les déclarations de M. Verdon qui a déclaré n’avoir pas informé Me Said Larifou de sa rencontre avec un officier comorien

j) A Moroni le lundi 22 septembre, 6 000 personnes ont manifesté pacifiquement et dans le calme malgré l’arrestation de Me Said Larifou tout juste avant le début de la grande manifestation, les barrages filtrants, les fermetures des stations –service pour empêcher les gens de pouvoir se déplacer.



II) MANIPULATION INTOLERABLE, VIOLATION DE LA PRESOMPTION D’INNOCENCE ET DU SECRET DE L INSTRUCTION

Dans leurs déclarations dans les médias, M. Boléro et M. Msaidié, respectivement Ministre de la Défense et porte-parole du Gouvernement de l’Union des Comores, ont clairement affirmé disposer de preuves compromettantes contre Me Said Larifou d’avoir tenté de porter atteinte à la sûreté de l’Etat, ils ont fait état d’une cassette audio contenant l’enregistrement d’une discussion que M. Verdon aurait eu avec Commandant M. Combo, à ce jour cette cassette n’a pas été versée dans le dossier judiciaire et pour cause !

Ces mêmes Ministres ont déclaré que la présence de 8 mercenaires sur l’île de Moheli est liée à l’affaire Larifou.

Finalement cette opération de Mercenaires s’est finalement avérée comme une manipulation et une diversion. D’ailleurs, M. Combo refuse de comparaître devant le juge d’instruction pour s’expliquer en face de M. Verdon sur les circonstances et les raisons de sa rencontre avec celui-ci.

L’information judiciaire ouverte contre Me Said Larifou n’a jusqu’alors établi sa responsabilité pénale et confirme la position de prudence préconisée par certains magistrats, très expérimentés en pareille procédure qui avaient persuadé en vain les autorités à ne pas poursuivre Me Said Larifou faute de preuves et d’éléments à charge.

Plus les semaines passent et l’opinion est convaincue que cette affaire Larifou est une grossière manipulation similaire aux diverses tentatives de renversement de l’autorité d’Anjouan et de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ngazidja ou d’autres coups tordus montés contre les opposants au régime d’AZALY



III LA SITUATION JUDICIAIRE DE Me SAID LARIFOU.

Après avoir été placé en détention provisoire le 24/9/03, la chambre d’accusation de Moroni, par arrêt du 15/10/03, l’a placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter sa résidence et le territoire des Comores.

Si dans certaines circonstances, cette décision de la chambre d’accusation pouvait s’expliquer du fait qu’à la date du 15/10/03 Me Said Larifou n’avait pas été entendu sur le fond, l’interdiction qui lui est faite de reprendre ses activités professionnelles, de se rendre à la mosquée le vendredi ou pour la prière de l’ide el fitre constitue une atteinte grave aux droits de l’homme et une << opération de neutralisation >> de cet Avocat qui est par ailleurs constitué dans des dossiers judiciaires contre le régime actuel.

Certains magistrats comoriens le disent à qui veut l’entendre que l’accusation portée contre Me Said Larifou ne tient pas en droit et que cette affaire a une visée exclusivement politique et aggrave le regain de la dictature déjà préoccupant dans le pays.

Il est clair que les dirigeants renouent avec les méthodes qui consistent à utiliser l’institution judiciaire pour réprimer systématiquement les revendications légitimes de la population par des accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat comme instrument de répression efficace pour priver aux citoyens actifs de leurs droits politiques.

Pour preuve la qualification d’atteinte à la sûreté de l’Etat des faits relevés à l’encontre de Me Said Larifou a été décidée par le Ministre de la Défense après des longues heures d’hésitations des autorités judiciaires.

Deux jours avant la manifestation de Moroni, ce même Ministre a tenté de manipuler les diplomates étrangers en poste à Moroni en leur faisant croire qu’un coup d’Etat était imminent dans le pays et que les notables de Foumbouni lui auraient demandé l’intervention des forces de l’ordre dans cette localité pour mettre fin aux troubles à l’ordre public occasionnés par des jeunes drogués et entraînés par Me Said Larifou.

Alors qu’en réalité, face à l’inertie inquiétante des forces de l’ordre, les militants du RIDJA, se conformant aux instructions de leur Président Me Said Larifou, sont intervenus à Moroni pour lever des barrages, et rétablir l’ordre sans répondre aux provocations des militaires ni commettre la moindre infraction.

Le regain des violences politiques et les emprisonnements arbitraires des journalistes et des opposants politiques sont le reflet du climat de tension qui menace la paix civile aux COMORES.


C’EST POURQUOI NOUS APPELONS A UNE GRANDE MANIFESTATION A MARSEILLE
LE 06 Décembre 2003 de 10h à 13h Place Jules Guesde ( Porte d’Aix)
Pour libérer Me Said Larifou et Pour plus de DEMOCRATIE AUX COMORES


LE COMITE DE SOUTIEN A Me SAID LARIFOU
B.P 1905
MORONI (COMORES)

Tel : 73 33 56 Portable : 33 59 22

La REUNION :14 ;rue Archambaud –97450 Saint-Pierre tél 0262 255625 fax 0262258573
PARIS : Mob : 06 85 80 47 22 e-mail : ahmed.mahe@wanadoo.fr
MARSEILLE : Mob : 06 60 96 11 70 / 06 22 67 76 21