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Politique

LE « COUPABLE » de la MISERE COMORIENNE.

Les Comoriens sont en phase avec les autres populations du reste du monde et font le même rêve. Tellement que le monde est petit et que la nature humaine  est bien la de la même espèce. Les partisans d’une race faible se surprendront plus d’une fois.

Etre homme, n’est ce pas soigner sa dignité au quotidien et aspirer en toute légitimité à une vie décente ?

Si tel axiome se défend, les Comoriens ne restent pas en marge, et leur histoire témoigne combien ils se sont battus pour cette cause inhérente à l’égocentrisme humaine. Ils ne se sont pas laissés faire par les envahisseurs de tous les temps, et la multitude des défaites essuyées au cours des batailles ne leur ont pas fait abandonner la permanente guerre. Aujourd’hui la colonisation française des îles Comores pendant près de deux siècles est un vécu incontournable  qui n’est pas sans empreintes. En effet comme dans tout rapport  de force, le faible développe une haine contre le fort mais aussi  une admiration de sa position.

Une haine car nul ne vit bien la dépendance ni la servilité envers autrui.

Une admiration car jouer le rôle inverse ne leur déplairaient pas.

La haine a triomphé au jour ou Les Comores ont aspiré et accédé à une indépendance administrative, mais l’admiration, elle n’a jamais su s’estomper. Cette admiration est soutenue par la pauvreté grandissante qui colle à leur peau au point de regretter les miettes des assiettes de leurs anciens patrons, mais surtout entretenue par l’illusion de richesse affichée par les quelques compatriotes qui ont gardé la nationalité française ou qui ont eu « la chance » d’émigrer vers la métropole  France. Ces derniers subviennent ponctuellement à leurs besoins par un peu d’argent, quelques friperies issues des marchés aux puces, des Emmaüs ou carrément des poubelles françaises, mais surtout débarquent en masse aux Comores pour leurs vacances d’été avec de beaux habits flambant neufs, qu’ils n’auraient  jamais eu l’occasion de mettre dans leur vie de métro-boulot-dodo. Ils viennent soit pour leurs grands mariages ou celui d’un de leurs proches. Tout pour orienter les ambitions vers la regrettée France.

 A mesure que la misère augmente, le phénomène gravit les marches pour devenir national par excellence. De quoi nourrir la fierté de Mayotte  pour s’être démarqué  d’avance comme ayant anticipé le mal qu’engendrerait le divorce avec le colonisateur.

 Les Morais  auraient-ils emprunté  réellement la bonne voie ?  Telle est la question que les Comoriens pensaient tout bas mais qui finit par exploser de jour en jour à travers leurs agissements. Combien de Grand-comoriens, de Mohicans et d’Anjouanais ont péri dans les mers dans leurs tentatives de rejoindre Mayotte illégalement sur des embarcations de fortune ? Combien ont renouvelé leurs tentatives sous l’humiliation et les sévices infligés par les gardes côtes de l’île française ? Combien de fois l’île de Mohéli ou d’Anjou an a tenté de se détacher de la nationalité comorienne en lorgnant sur l’île sœur de Mayotte ?  On pourrait se  poser encore et encore des questions, mais les réponses restent tellement d’une aveuglante évidence pour illustrer combien le comorien cherche la lumière partout sauf aux Comores. Le désespoir a, à la longue, envahi leurs corps et esprits. Le POURQUOI est clair mais le COMMENT reste dans le mystère de l’énigme comorien.

C’est bien beau et combien légitime pour un pays de défendre ses frontières, de se battre pour son intégrité territoriale, mais un parent qui sombre dans la pire des délinquances ne peut réclamer de la justice la réintégration d’un de ses enfants qui s’est détaché de la cellule familiale, de crainte qu’il ne se dévoile pour se voir enlever ceux  qui sont restés sous sa coupe.

On pourrait ainsi dire, à tous ceux qui, aujourd’hui, clament haut et fort, MAYOTTE COMORIEN , de le faire avec un programme et des actions convaincantes car sa population se débat pour un quotidien et, détrompez-vous, pas pour une identité illusoire. Si rester comorien est un devoir pour Mayotte, ses ambitions d’une vie meilleure lui restent un droit immuable. Les îles comoriennes, sœurs de sang de Mayotte, méritent  un placement social  d’urgence pour mauvais traitement ou orphelinat.

Mayotte n’est pas la cause réelle de l’instabilité chronique et incurable aux Comores.

Mayotte n’est pas honnêtement la cause du sous-développement et de la pauvreté aux Comores.

Mayotte n’est pas la cause du mal comorien, mais plutôt un rejeton  révolté, qui s’est frayé un créneau pour manifester son ras-le-bol et tenter d’évoluer sous un autre toit  d’une famille d’accueil. De quoi aucune personne de bon sens ne peut le reprocher dans l’état actuel des choses et au vu de ce que ses îles  sœurs sont en entrain d’endurer.

Arrêtons de mal caricaturer les problèmes, de mélanger les rôles et de continuer à brouiller les esprits des comoriens, à les abrutir et à leur jeter la poudre aux yeux.

L’origine réelle de l’instabilité repose sur les luttes intestines entre les dizaines de factions politiques incapables de s’unir pour le salut national et qui louchent, les uns comme les autres, sur les richesses illégalement accumulées en rêvant de faire pareil dès que le pouvoir reviendra à leur tour.

            Les coups de force aux Comores, par mercenaires interposés, ont toujours été l’œuvre de ces assoiffés de pouvoir car chacun se fait entourer d’hommes de main de tous genres pour écarter l’autre du chemin du pouvoir. Il n’y a jamais eu de mercenaires Morais pour déstabiliser les Comores et si Mayotte fut une fois un point de transit maritime, terrestre ou  aérien, c’est au même titre que tout autre point géographique au voisinage des Comores.

La présence française à Mayotte pourrait être illégale mais devient de plus en plus humanitaire et en tout cas nécessaire et pour les Morais et pour les pauvres comoriens qui en rêvent à défaut de la vraie France inaccessible.

Les problèmes diplomatiques et géopolitiques méritent d’être solutionnés par un gouvernement comorien et non par des associations communautaires ou humanitaires.

Au lieu d’interpeller les candidats à la présidence de la France pour leur demander d’insérer le mal comorien dans leurs programmes au dépens de tout ce qu’ils ont sur la planche, ne serait-il pas logique et judicieux d’interpeller leurs homologues comoriens qui sont (coïncidence !), eux aussi, en pleine campagne pour leurs propres présidentielles ???

Un bouc émissaire, un prétexte, un alibi, tout ce qu’on peut appeler, pour camoufler l’origine du mal qui ronge le pays par la langue de bois est une politique honteuse et en tout cas non prometteuse.

Tant que les Comores n’atteindront la maturité requise pour se prendre en charge, tant que les problèmes et les solutions seront partout sauf aux Comores, tant qu’un vrai intérêt national ne se développe au sein de la population, tant que les Comoriens ne voudront pas bousculer les mentalités socio-politiques, tout miracle restera impossible.

Pour intégrer Mayotte parmi les frontières historiques des Comores, il suffit de leur assurer mieux qu’ils ne peuvent prétendre ailleurs. On connaît bon nombre de comoriens de nationalité française et originaires des autres îles des Comores qui n’échangeraient leur nationalité française contre rien au monde et c’est souvent ceux-la même qui  crient au scandale pour un Mayotte français ( LES HYPOCRITES !!!).

Les principaux acteurs, du destin compromis des Comores sont bel et bien des comoriens, ne nous voilons pas la face. Aucun des prétendants au siège suprême de l’Union des Comores ne vaut le coup et n’inspire point la moindre confiance et voilà que nos doléances sont adressées scandaleusement, honteusement, au prochain président de la République française. Il faut finalement savoir ce qu’on est et ce qu’on veut car tantôt la France est le principal bourreau et tantôt la même France est le principal bienfaiteur.

Il serait temps que les acteurs de la scène politique comorienne fassent leurs autocritiques, pour reconnaître qu’ils ont toujours œuvré pour l’échec à travers leurs mesquines discordes et leur manque de nationalisme. Mea culpa  sans lequel les Comores continueront à sombrer dans leurs profondes ténèbres.

DJOUNAID OULAME

Mdjoiézi-Hambou

Les Comores