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« Mayotte n'est pas à brader », selon son sénateur mise à jour 20/08/2005


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Le Figaro, no. 18825 - samedi 12 février 2005

« Mayotte n'est pas à brader », selon son sénateur

Adrien Giraud, sénateur UDF de Mayotte, a déclaré hier que l'île, la seule des quatre îles des Comores ayant choisi de rester française en 1975, n'était « pas à brader ». Le sénateur réagissait à des propos du président comorien Azali Assoumani selon lesquels « vu de Moroni aux Comores (...) Mayotte est comorienne ». Adrien Giraud a fait ce commentaire : « Les responsables comoriens ont proclamé unilatéralement l'indépendance des Comores sans pouvoir entraîner Mayotte dans ce qui nous était apparu comme une aventure sans issue... », a indiqué le sénateur, avant d'évoquer la situation de l'archipel comorien, « miné par les conflits internes, la confiscation des libertés, la corruption ».

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12 février 2005
Mayotte : Le sénateur Giraud rappelle que Mayotte « n’est pas à brader »

Mayotte : Le sénateur Giraud rappelle que Mayotte "n'est pas à brader" Adrien Giraud, sénateur UDF de Mayotte, a déclaré que l'île n'était "pas à brader", après des propos du président comorien Azali Assoumani sur Mayotte, seule des quatre îles des Comores ayant choisi de rester française à l'indépendance de l'archipel en 1975.


Réagissant à des propos du président Azali, selon lesquels "vu de Moroni aux Comores (...) Mayotte est comorienne", M. Giraud a rappelé, dans une déclaration à l'AFP, jeudi, la volonté de la population mahoraise de demeurer au sein de la République française.

"Les responsables comoriens ont proclamé unilatéralement l'indépendance des Comores sans pouvoir entraîner Mayotte dans ce qui nous était apparu comme une aventure sans issue et qui a été rapidement ponctuée par une longue succession de coups d'Etat et d'assassinats politiques...", a indiqué le sénateur, avant d'évoquer la situation de l'archipel comorien, "miné par les conflits internes, la confiscation des libertés, la corruption et tous les drames matériels et humains dus au sous-développement".

Inscrivant le cheminement politique de Mayotte au sein de la République française "dans le principe fondamental du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", le sénateur Giraud s'est dit en revanche favorable à une coopération régionale. "Les Mahorais préféreront toujours une coopération volontaire et surtout organisée et n'accepteront pas une coopération subie en raison de l'immigration comorienne", a poursuivi le sénateur mahorais.

"Non, décidément, mon colonel, contrairement à ce que vous affirmez trop légèrement, Mayotte n'est pas à brader," dit en conclusion M. Giraud à l'endroit du président Azali.