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Politique
Contre la discrimination à l’embauche à Mayotte
mise à jour 10/07/2006

COMMUNIQUE
Contre la discrimination à l’embauche à Mayotte
27/04/2006

Une fois n’est pas coutume. Nous venons d’apprendre par « Le Quotidien de la Réunion » du 19 / 04 / 2006, qu’en terre comorienne de Mayotte, un tabou vient de tomber.

Chose inimaginable jusque là à Mayotte sous administration française, le nouveau directeur de la Caisse générale de la sécurité sociale, ose répondre par une fin de non-recevoir, à une des injonctions récurrentes, à valeur de lettre de cachet, des redoutables « matronnes chatouilleuses », qui depuis plus de 30 ans, font la pluie et le beau temps à Mayotte, en transgressant impunément toutes les règles et les lois de la République française. Et ce, avec le soutien et la bienveillance des séparatistes maorais et des autorités françaises et locales, abusant de la crédulité de ces femmes analphabètes dans leur grande majorité et par conséquent, toutes désignées pour exécuter sans faire de vagues, leurs basses œuvres. A savoir ici : empêcher à tout prix, M. Daniel Bacar (pourtant de nationalité française, né à Mayotte, marié à une maoraise, mais dont malheureusement pour lui, un des parents a la malchance d’être d’origine anjouanaise), d’occuper le poste d’adjoint au responsable des ressources humaines, pour lequel il a été régulièrement recruté grâce à ses compétences. Cela s’appelle à tout le moins, une discrimination à l’embauche, passible d’une sanction judiciaire dans un Etat de droit.

Contre la volonté manifeste de ceux et de celles qui ont fait de la bêtise humaine leur fond de commerce, en instillant à Mayotte la culture de la haine, de la xénophobie et de l’intolérance en direction des Comoriens des autres îles sœurs, le directeur de la Caisse générale de la sécurité sociale, fait à sa manière, honneur à la France, en faisant prévaloir par son acte, la loi, l’équité et la justice sur toute autre considération. Surtout en refusant par cet acte, de participer à la tristement célèbre curée contre les prétendus « clandestins comoriens ».

Car il est indéniable que Mayotte tient lieu de laboratoire, voire même, de sanctuaire pour toutes les dérives proscrites en France, telles que la xénophobie et des violations de toutes sortes, qui jurent et foulent aux pieds les libertés démocratiques, dont se targue à satiété, le pays des droits de l’Homme.

Les autorités françaises se grandiraient en se montrant à la hauteur d’une grande puissance démocratique, de surcroît membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, respectueuse des principes et des valeurs qui ont fait d’elle le pays des droits de l’Homme, en cherchant, non des coupables à diaboliser (en l’occurrence les Comoriens des autres îles sœurs de Mayotte), mais des vraies solutions pour une vraie entente et une réelle réconciliation franche et sans ambiguïté entre les Comoriens des 4 îles (Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte). Et la levée de l’hypothèque Mayotte par des négociations franco-comorienne, prenant certes en compte, plus de 3 décennies de cavalier seul de Mayotte, aux côtés de l’ancienne puissance administrante, est un préalable.  

Ont signé ce 27 / 04/ 2006 :

- l’ACDH (association Comorienne des Droits de l’Homme)
E-mail : acdh-france@wanadoo.fr

- la GAC (Guilde des Artistes Comoriens)
E-mail : guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com

- le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territorial de l’Archipel des Comores)
E-mail : gritac_2000@yahoo.fr