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Politique
HAMOURO - Déclaration du Djawabu Ya Komori

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué du parti Djawabu publier sur le site Internet www.djawabu.org

L'Etat francais joue avec le feu sur l'île comorienne de Mayotte

Au premier jour du ramadan, le lundi 27 octobre 2003, le village de HAMOURO, île de Mayotte, territoire comorien sous administration française, a été le théâtre d'actes de barbarie inqualifiables de la part de la mairie de Bandrélé qui a procédé à la destruction par le feu de cases appartenant à des Comoriens originaires de l'île d'Anjouan.

Ces actes indignes sont le résultat de la politique de la France dans l'Union des Comores, politique qui consiste à :
- annexer une partie du territoire comorien en toute illégalité vis-à-vis de la loi internationale ;
- déstabiliser l'archipel au moyen de coups d'Etat organisés par des mercenaires à la solde de ses services secrets;
- encourager le séparatisme dans l'ensemble de l'archipel afin de rendre crédible ses prétentions sur l'île de Mayotte.

Les actes survenus à HAMOURO sont le résultat d'une « incitation à la haine insulaire » orchestrée par les autorités françaises et soutenue par une classe politique maoraise qui n'a d'autres perspectives à proposer à la population que l'assistanat et la haine de l'autre, de préférence comorien.

Ces évènements ne sont pas les premiers du genre.

On se souvient qu'en 2001, le maire de la commune de SADA avait publié un décret exigeant de ses administrés de « chasser les étrangers » hébergés chez eux.
Cette année, des mères de familles maoraises ont bloqué l'accès de certaines écoles où étaient inscrits des enfants d'origine anjouanaise pour que ceux-ci soient renvoyés.

Loin de condamner de tels actes, et de faire appliquer la loi d'une manière sévère, l'Etat français par ses représentants montre l'exemple en brûlant en public les bateaux des soi-disant « immigrés clandestins ».

Récemment encore, la Ministre française de l'Outre-mer demandait aux Maorais de combattre « l'immigration clandestine » qui pour elle est un danger pour le développement économique de Mayotte.

Que fait-elle des liens séculaires entre les quatre îles ? Comment compte-t-elle empêcher nos familles de circuler et de se retrouver dans l'ensemble de l'archipel, comme cela a toujours été le cas ? L'accentuation de la lutte contre une prétendue immigration pourrait dans les mois à venir s'accompagner d'extrêmes violences contre les ressortissants des trois autres îles.

DJAWABU YA KOMORI :

- condamne les actes barbares commis sur l'île de Mayotte contre les originaires des autres îles de l'archipel ;
- affirme que l'Etat français et ses représentants sont les premiers responsables des actes d'atteinte aux droits humains perpétrés sur le territoire maorais ;
- appelle la classe politique maoraise et notamment le député Mansour Kamardine à condamner clairement les appels à la haine et les actes indignes dans une véritable démocratie ;
- appelle la population maoraise à se ressaisir pour retrouver les valeurs comoriennes de partage, d'hospitalité et d'unité qui sont les siennes.
- exige la levée immédiate des mesures administratives de séparation des îles comoriennes ;
- renouvelle son souhait de voir s'ouvrir des négociations entre l'Union des Comores et la France pour rétablir l'unité de l'archipel.

Djawabu Ya Komori
30 octobre 2003

Visitez le site Internet de notre parti: www.djawabu.org