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Politique
NON AUX ACCORDS DU RENONCEMENT Mise à jour 12/12/2005

Ce document est issu d'une contribution de Mustapha ABDOU-RAOUF, publiée dans notre forum HABARI le 24/04/2005

NON AUX ACCORDS DU RENONCEMENT

Bonsoir à toutes et à tous,

Je me réjouie de la tournure qu’a pris le débat passionnel au sein de la diaspora comorienne en général et des membres de la DIASCOM en particulier. Je salue la sagesse des uns et des autres et du rappel important des principes inébranlables qui animent la DIASCOM.

Maintenant qu’il y a une accalmie, qu’un communiqué a été affiché sur le site de la Diascom et que les termes de ces Accords du Renoncement de l’union et de l’intégrité nationales ont été largement diffusés, on ne peut que s’en réjouir partiellement, pour le moment.

La deuxième bonne nouvelle est que la DIASCOM ait décidé d’organiser une assemblée générale extraordinaire du Samedi 4 Juin toute la journée pour le CA et l’après–midi pour tous les membres et sympathisants. Il y aura ce que certains appelle une discussion «diascomienne», c'est-à-dire critique et contradictoire.  

Enfin, j’ose espérer que d’ici là, un travail de fond sera entamé et que les instances de la DIASCOM nous préparent un travail de communication et de mobilisation autour des 2 événements dont le premier est cette assemblée générale extraordinaire.

Ces accords du renoncement doivent être connus par la majorité des comoriens d’ici et d’ailleurs. Que les comoriens soient informés et conscients de la complicité des autorités comoriennes d’échanger l’intégrité et l’unité nationale contre une coopération qui a toujours été fatal à notre pays.

Souvenez-vous que les Comores et la France ont signé plusieurs accords dont voici les plus anciens et les plus importants sont le Traité d’amitié et de coopération, les accords militaires et financiers entre la France et les Comores:

1978
10 novembre : Traité d'amitié et de coopération
10 novembre : Accord de coopération en matière économique, monétaire et financière
10 novembre : Accord de coopération en matière de défense
10 novembre : Convention relative au concours en personnel apporté par la République française au fonctionnement des services publics de la République fédérale islamique des Comores.
10 novembre : Accord de coopération en matière de culture et d'enseignement.

1979
4 août : Convention relative aux facilités accordées à la République française par la République fédérale islamique des Comores
4 août : Convention relative aux conditions du concours militaire technique français pour la formation, l'organisation et l'équipement des forces comoriennes ainsi que pour la formation des stagiaires militaires comoriens dans les écoles et centres d'instruction militaire en France
23 novembre : Accord de coopération monétaire.

Tous les présidents comoriens et sans exceptions ont été soit : déchus par coups d’état organisés en France par des français et des Comoriens (Ahmed Abdallah, Ali Soilih), soit assassinés par des mercenaires français (Ali Soilih, Ahmed Abdallah), soit pris en otage par l’état français (Said Mohamed Djohar), soit empoisonné en revenant de France (Mohamed Taki). Le tout dans un climat d’amitié franco-comorien et sous une coopération et une protection militaire française.

Financièrement, la Banque de France refuse à la seule institution financière comorienne qui prête de l’argent aux commerçants et entrepreneurs comoriens de fonctionner comme une banque afin de ne pas concurrencer la BNP Internationale. Elle refuse par la même voie à autoriser toute institution financière à collecter l’épargne des migrants comoriens pour que cet argent puisse servir à un investissement productif aux Comores.

Il y a tant de choses que le pays des Droits de l’Homme refuse aux autres peuples de disposer leurs droits, de leur unité et de leur souveraineté nationale. Souvenez-vous de ce qui a provoqué le chaos en Algérie, à Madagascar, à Haïti, au Rouanda, en Côte d’Ivoire, aux Comores …. Mais si la France n’a jamais respecté les Comores, c’est parce que les autorités comoriennes n’ont respecté et aimé leur propre pays.

Maintenant il faut agir avec sérieux et persévérance. Le combat sera long, dur et sans merci car les autorités françaises ne croiseront pas les bras. Elles nous diviseront, elles nous menaceront, nous intimideront… C’est à nous de démontrer une certaine rupture avec certaines personnes et certaines pratiques que nous condamnons : la politique que les autorités comoriennes ont toujours menée jusqu’alors à savoir faire leur business au détriment de la population comorienne et de l’intérêt collectif.

En résumé : sous l’impulsion de la DIASCOM, les comoriens doivent battre le pavé parisien et marseillais pour dénoncer ces accords et désavoué la politique actuelle, ruineuse, qui appauvrisse les valeurs et la dignité du peuple comorien.

La DIASCOM doit organiser, en collaboration avec tous les amis des Comores s’il en reste encore avec la société civile, la Diaspora, le mouvement associatif comorien et international, des organismes des Droits de l’Homme et du Citoyen pour DENONCER, DESAVOUER HAUT ET FORT LA POLITIQUE RACISTE MENEE PAR LA FRANCE EN TERRITOIRE COMORIENNE, CONTRE LES COMORIENS !!!

Je voulais tout juste faire un coup de gueule,

Mustapha ABDOU-RAOUF