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Les COMORES sont en deuil. le lundi 7 mars 2005, une embarcation de fortune (Kwasa-Kwasa)
avec à bord 43 passagers, a quitté Anjouan (Ndzuwani) dans l'après-midi à
destination de Mayotte (Maoré). C'est un carnage de plus dans cette partie des eaux comoriennes (la distance séparant Mayotte d'Anjouan ne dépasse pas 75 km) devenues au fil du temps un véritable cimetière pour les Comoriens qui osent braver les barrières du "visa Balladur" imposé aux Comoriens des trois îles de l'archipel (Anjouan, Mohéli et Grande-Comore) pour entrer à Mayotte, cette île comorienne sous occupation française depuis 1975 année de l'accession du pays à l'indépendance. Dans cette région de l'Océan Indien occidental, ce n'est pas le Tsunami qui tue, mais une variante du Mur de Berlin "construit" par notre ancienne puissance coloniale et qui tue plusieurs milliers de concitoyens comoriens depuis 20 ans.
Ces drames à répétition sont le résultat d'une violation flagrante du droit
international par la République française qui, par des simulacres de
référendums s'est maintenue illégalement en territoire comorien de Mayotte. En
effet, près de vingt cinq résolutions des Nations Unies condamnent la présence
française à Mayotte. Mais au mépris du droit international et du peuple
comorien, la France refuse systématiquement depuis trente ans de se soumettre
aux exigences de la communauté internationale.
1- condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisé dans
l'île comorienne de Mayotte par le gouvernement français et les considère
comme nuls et non avenus, a) toute autre forme de référendum ou consultation qui pourrait être organisée ultérieurement en territoire comorien de Mayotte. b) toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte.
2- condamne énergiquement la présence française à Mayotte qui constitue une
violation de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la
souveraineté de la
Selon la presse locale et les Organisations humanitaires de la sous-région, les victimes de ces naufrages se comptent désormais en milliers (entre 3000 et 4000 victimes).
La circulation des personnes et des biens à l'intérieur des îles Comores est
compromise par ce visa. Ce droit élémentaire inscrit dans la Déclaration
Universelle des Droits de l'homme et du Citoyen - "(...) Toute personne a le
droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays"
(Art.13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen,
adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée Générale des Nations Unies) - est
privé au peuple comorien par la République française qui s'est arrogée le
droit de réglementer la circulation des Comoriens à l'intérieur de leur pays.
Ce visa français transforme de fait, les Comoriens en "clandestins" chez eux.
Non, les comoriens ne sont pas des clandestins chez eux.
Pour toutes ces raisons, les signataires exigent:
- l'ouverture d'une enquête judiciaire pour identifier et juger les coupables de ce drame -
l'abrogation inconditionnelle du visa Balladur et permettre ainsi la
circulation - le respect des résolutions des Nations Unies par la France
Les signataires:
Le Collectif pour l'abrogation du Visa Balladur
- DIASCOM E-mail: diascom@caramail.com (www.diascom.org)
- SOS DEMOCRATIE COMORES E-mail: SOSDemocratieComores@wanadoo.fr
- L'ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) E-mail: ACDH-France@wanadoo.fr
- La GAC (Guilde Artiste Comoriens)
- Le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) E-mail: gritac_2000@yahoo.fr
- SURVIE FRANCE E-mail: survie@wanadoo.fr
- L'ASECF (Association de Solidarité et d'Entraide des Comoriens de France)
Le 29 mars 2005
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