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Politique
Point de Presse sur MAYOTTE

Bonjour à tous,
Vous pourrez trouver ci-dessous un texte intituté PRESSE SUR MAYOTTE ..., qui développe les positions des associations signataires, sur la situation du séparatisme Maorais.

Bonne lecture. Vos remarques sont bienvenues, veuillez les adresser, en particulier à l'adresse ci-dessous:
 gritac_2000@yahoo.fr

POINT DE PRESSE SUR MAYOTTE DES ASSOCIATIONS COMORIENNES DE LA SOCIETE CIVILE EN FRANCE

Près de 3 décennies après la proclamation unilatérale de l'indépendance des COMORES, jusque là sous tutelles de la FRANCE (censée guider les premiers pas et permettre ainsi, l'admission du nouvel état dans le concert des nations), la résolution de l'ONU n° 3385 du 12 / 11/ 1975, reste à ce jour, le dernier rempart à toute partition d'un archipel bien esseulé. Résolution relative à l'admission des COMORES à l'ONU, réaffirmant l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'archipel des COMORES, composé des îles de la GRANDE COMORE, de MOHELI, d'ANJOUAN et de MAYOTTE.

De fait les instances et la Communauté internationales ne font à ce moment là, que se conformer à la résolution du Comité de décolonisation de l'ONU, encore appelé « Comité des 24 », du 15 août 1975, qui fait de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité des COMORES à venir, un droit légitime et inaliénable. Un droit pourtant transgressé dès la proclamation unilatérale de l'indépendance des COMORES, le 6 juillet 1975, par l'occupation illégale de l'île comorienne de MAYOTTE par l'ancienne puissance administrante, la FRANCE.

Paradoxalement, en reconnaissant l'indépendance des COMORES dans ses frontières héritées de la colonisation, l'ONU se voit obligée de biffer d'un trait de plume les COMORES, de la liste des pays à décoloniser, en se contentant de quelques discrètes condamnations, jusqu'à ce que, pour s'attirer les faveurs et la bienveillance de la puissance occupante de l'île comorienne de MAYOTTE, les autorités putschistes comoriennes fassent platement allégeance à la politique néo-colonialiste française aux COMORES.

C'est ainsi qu'au terme de 4 ans de secrétariat général, ajoutés à un an de présidence de la COI (Commission de l'Océan Indien), les COMORES en pleines convulsions putschistes et séparatistes, programmées pour faire diversion aux grandes manœuvres d'occupation de MAYOTTE, ne trouvent rien de mieux à faire qu'à annihiler tous les efforts déployés par la Communauté et les instances internationales, pour résorber autant que faire se peut, le récurrent contentieux franco-comorien sur MAYOTTE.

Il s'agit là d'une lâcheté, dune trahison, d'un laisser faire de la classe politique et des autorités comoriennes qui n'ont de cesse de servir le dessein de la force occupante, en lui permettant d'avoir les coudées franches pour consolider sa mainmise sur MAYOTTE, en perpétrant sur place, des pogroms à l'encontre des Comoriens originaires des 3 îles sœurs de MAYOTTE où, les ratonnades, les incendies criminelles et les expulsions manu militari vers ANJOUAN font florès. Et ce, pour instiller et semer la haine et le rejet de l'autre, au sein d'une population comorienne, qui, qu'on le veuille ou non, a en partage plus d'affinités et de connexités, que n'ont entre eux, Corses, Bretons, Alsaciens etc.., et faire des Comoriens des « îles bannies » (GRANDE COMORE, MOHELI et ANJOUAN), des immigrés clandestins, à la merci des exactions des légionnaires et des gendarmes français, au nom du tristement célèbre « Visa Balladur ».

« Visa Balladur » devenu des décennies durant, une source d'hécatombes de noyés comoriens qui cherchent au prix de leur vie, à rejoindre à MAYOTTE, qui un parent, qui une connaissance, dans le cadre des échanges multiformes qui remontent à des temps immémoriaux, bien avant la colonisation française. Jamais le tristement célèbre et controversé « Visa Balladur » n'a fait l'objet de la part des autorités comoriennes, du moindre commentaire, de peur de heurter un tant soit peu, la susceptibilité de leurs bienfaiteurs et mentors français. Rien ne vient perturber cette politique de connivence coupable, contraire à toute morale et qui fait des autorités françaises et comoriennes, les exécuteurs des basses oeuvres pour le malheur des COMORES et des Comoriens.
Encenser à peine à mots couverts le "Visa Balladur" devient un lieu commun, surtout à ANJOUAN où le président Mohamed Bacar, ne rate pas une occasion, pour dire tout le bien qu'il pense de la politique française à MAYOTTE : « Avec l'île soeur de MAYOTTE, aime-t-il à dire, j'ai toujours dit et je confirme encore, nous respectons le choix des Maorais » (pour ne pas dire, le choix imposé par les autorités françaises).

MANOEUVRES ET INTRIGUES DES AUTORITES FRANCAISES

Les entreprises de corruption, de déstabilisation et de diversion habilement menées aux COMORES par la FRANCE, avec la complicité agissante de leurs suppôts locaux, de faction, dans les gouvernements successifs, dans la classe politique et surtout, dans la junte au pouvoir, continuent de plus bel à faire leur travail de sape. Et ce, en essayant d'accréditer à dessein, la thèse selon laquelle, la souveraineté, l'intégrité et la prospérité des 3 îles prétendument libérées (GRANDE COMORE, MOHELI et ANJOUAN), à l'exclusion de toute allusion à MAYOTTE, devenue sujet tabou, tient lieu de panacée universelle. Faire croire qu'il convient avant de faire ou de dire quoi que ce soit sur MAYOTTE, de résorber au préalable, la récurrente et persistante crise comorienne, dont elles sont, soit dit en passant, en grande partie responsables, les autorités françaises font preuve d'une mauvaise foi manifeste, doublée d'une duplicité qui n'a d'égal que la crédulité des autorités putschistes et de la classe politique comorienne. En effet, de l'avis général, la crise comorienne s'avère être une conséquence directe de la sécession de l'île comorienne de MAYOTTE, avec la complicité agissante de l'ancienne puissance administrante, et qui de surcroît, a la haute main sur le pouvoir économique et politique de la partie restante des COMORES. C'est là une machination qui sans conteste, consiste pour les tenants de « Mayotte la française » à gagner du temps dans la perspective d'une prochaine inclusion, sans coup férir, de l'île comorienne de MAYOTTE dans l'UNION EUROPEENE. Les plus hautes autorités françaises s'y emploient d'ores et déjà, en menant de front, une politique tout azimut d'intrigues, de chaos et de déstabilisations, en direction des 3 îles soi-disant libérées, tout en mobilisant toutes leurs forces, afin de rallier à leurs causes, les instances internationales, les pays et surtout les premiers concernés : les hommes liges comoriens.

Après leur récent OPA sur la COI (Commission de l'Océan Indien), les autorités françaises, profitant de la crédulité et de la léthargie maladive de la classe politique et de la félonie criminelle des autorités putschistes, ne rateront certainement pas l'occasion de fourguer « Mayotte la française » dans la prochaine constitution de l'UNION EUROPEENNE, à l'exemple de ce qui a été fait pour diluer MAYOTTE dans la « France de L'Océan Indien », en référence à la loi constitutionnelle 2003 - 276 du 28 / 03 / 2003. Une loi qui stipule dans son article 72 - 3, « La République reconnaît, au sein du peuple français les populations d'Outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité […]. La GUADELOUPE, la GUYANE, la MARTINIQUE, la REUNION, MAYOTTE, SAINT-PERRE et MIQUELON, les îles WALLIS et FUTUNA et la POLYNESIE FRANCAISE sont régis par l'article 73 pour les départements et les régions d'outre-mer et pour les collectivités territoriales créées, en application du dernier alinéa de l'article 73 et par l'article 74 pour les autres collectivités ». Dans l'immédiat, profitant de l'atonie et de l'amnésie générales qui frappent la quasi-totalité de la Communauté internationale, la FRANCE dans sa fébrilité, remue ciel et terre pour doter en catimini MAYOTTE du statut de « région ultrapériphérique de l'UNION EUROPEENNE », sans attendre la fin du processus de départementalisation.

Ainsi parées contre toute velléité revendicative, les autorités françaises ont d'ores et déjà, mis en branle tout leur arsenal juridique pour semble-t-il couvrir et étoffer leur politique « du fait accompli » à MAYOTTE, en violation des résolutions pertinentes de l'ONU, en cherchant à noyer ses textes sibyllins dans un fatras de montages grossiers. Et c'est le cas, lorsqu'une loi française du 18 mars 2004, autorise dorénavant le gouvernement français à appliquer par ordonnance les directives européenne sur MAYOTTE.

Dans la foulée, profitant d'une année de couardise, de lâcheté et de silence complice de présidence putschiste comorienne au sein de la COI (Commission de l'Océan Indien), les autorités françaises, en prenant le relais, le 22 mai 2004, mettront à n'en pas douter, à profit, leur mandat, pour d'un côté, avoir encore davantage, la haute main sur les 3 îles soi-disant libérées et de l'autre, affermir leur occupation illégale dans la 3 ème île, MAYOTTE, encore sous leur joug, et non sans continuer à attiser la haine et la discorde entre insulaires. « La FRANCE entend exercer la présidence (de la Commission de l'Océan Indien. NDLR), avec énergie et ambition », martèle le ministre français, délégué de la coopération, Xavier Darcos, en clôture du 20 ème conseil de ministre de la COI à MORONI, en mai dernier. Par ailleurs lorsque le même ministre invite les pays membres (MADAGASCAR, MAURICE, SEYCHELLES, la REUNION et les COMORES) à « une réflexion pour une meilleure intégration des économies des îles de l'OCEAN INDIEN et à renforcer la vocation politique de l'organisation », on est en droit de se demander :

1. De quelle intégration s'agit-il, lorsque la FRANCE impose d'autorité sur une des îles, MAYOTTE (faisant juridiquement partie intégrante des COMORES, elles-mêmes, pays membre de la COI) le « Visa Balladur » à tout Comorien originaire des « 3 îles sœurs honnies », alors que dans l'autre sens, aucune mesure administrative ne vient, il va de soi, entraver la liberté de circulation des personnes et des biens.

2. De quelle vocation politique nous parle-t-on, lorsque la FRANCE ne ménage aucun effort pour mettre sous le boisseau, le contentieux franco-comorien (il est vrai, avec l'approbation à peine voilée des autorités putschistes comoriennes), sur l'occupation illégale par la FRANCE, d'une des îles des COMORES, pays membre de la COI. Devenues ainsi curieusement, les plus fidèles alliées de l'occupation d'une partie de leur territoire par la FRANCE, les autorités putschistes comoriennes, ont fini par indisposer les pays amis des COMORES. A telle enseigne que l'occupation illégale de l'île comorienne de MAYOTTE, bien que réprouvée dans les textes par la Communauté et les instances internationales, finit par céder le pas à la machination et à la « politique intrigante du fait accompli » habilement menée par la FRANCE, aidée en cela, il est vrai par ses hommes liges comoriens, mais aussi et surtout, par un travail efficace de lobbying dans la classe politique française (pour débaucher « les Verts », et surtout les socialistes et les communistes, jadis ardents défenseurs de la souveraineté et de l'intégrité des COMORES dans leurs frontières naturelles), mais aussi, dans les chancelleries étrangères et au sein des instances internationales.
Tout un dispositif sous-tendu par une campagne cynique de désinformation, de falsification et de manipulation de l'histoire comorienne. Le tout sous la botte des légionnaires français repliés avec armes et bagages sur MAYOTTE, au lendemain de la proclamation unilatérale de l'indépendance des COMORES, le 6 juillet 1975, selon un procédé que résume ainsi le très regretté leader kanak, Jean-Marie Tjibaou : « La vérité de l'homme blanc, c'est celle de l'invité inattendu qui arrive, s'installe dans votre maison avec sa famille et qui, quelque temps après, demande un vote démocratique pour savoir à qui appartient la maison ».
Cela vaut pour les COMORES en général et pour MAYOTTE en particulier, avec toutefois ici, la complicité active des COMORES, par classe politique, gouvernements successifs et surtout junte budgétivore interposés, très justement fustigée par un texte intitulé, « le patriotisme certifié », publié le 18 juillet 2004 par le site « karibangwe.com » et qui dit en substance : « Pour le cas des COMORES, la situation atteint un comble.
Malgré des situations spécifiques comme « les accords de colonisation » uniques au monde, signés par nos sultans et dont le Président Cheikh ne cessait de rappeler lors des interventions à l'Assemblée nationale française, malgré le courage de la communauté comorienne de l'Afrique de l'Est de brandir et de diriger le pays vers la proclamation de son indépendance, malgré l'acte unique au monde de proclamation de l'indépendance unilatérale le 6 juillet 1975, malgré l'acte unique au monde de parler au sein de l'hémicycle des Nations Unies, une langue non reconnue par cette instance, malgré le record d'adhésion des Nations Unies sur la cause comorienne, notamment les trois jours consacrés à la question mahoraise et les soixante seize interventions à l'Assemblée générale en 1976, ce pays ne comporte que des traîtres, des voyous, des corrompus, des voleurs, des putschistes ».

SAVOIR RAISON GARDER

Concrètement sur le terrain, les nombreuses manœuvres françaises de déstabilisation des COMORES, par ses mercenaires français associés sur place à ses hommes liges comoriens dont la crédulité doublée d'une vassalité aveugle n'ont d'égal qu'une félonie à peine feinte, ont fini par venir à bout de toutes les bonnes volontés, qui de par le monde, n'ont de cesse de chercher à sortir ce petit pays pauvre et démuni, d'un perpétuel cycle de malheur, de sous-développement et d'asservissement, en total contradiction avec le droit, la dignité et la liberté d'un pays souverain. Aussi, pendant que la classe politique s'étripe à l'envie, pour des broutilles (la course aux postes de responsabilité, de préférence bien pourvus en espèces sonnantes et trébuchantes ; les conflits de compétences ; le séparatisme initié à MAYOTTE, et qui continue ses ravages dans les 3 îles sœurs, en lieu et place des conflits tribaux et ethniques, heureusement inexistants aux COMORES), les autorités françaises qui ont pourtant la mainmise sur MAYOTTE, au lieu de se comporter en vrais parrains et ancienne puissance tutélaire de l'archipel, n'ont de cesse de tirer profit de cette situation malheureuse, en soufflant sur les braises, tout en consolidant dans les faits, sans que personne ne pipe mot, l'usurpation de l'île comorienne de MAYOTTE.

Au lendemain de l'intronisation de la FRANCE, le 22 mai dernier, pour un an de présidence à la COI (Commission de l'Océan Indien), le bon sens et l'esprit de paix, de justice et de tolérance, sans cesse affichés, mais non suivis d'effets, par le pays des droits de l'Homme, recommandent plus d'actes concrets, pragmatiques et équitables, pour, en toute sérénité, œuvrer au mieux pour le bien de tous, en dehors de tout esprit léonin et de toute manipulation, qui mette en branle la formidable machinerie d'une grande puissance, membre du conseil de sécurité de l'ONU pour diviser, balkaniser et saigner à blanc un petit pays exsangue. Loin de nous l'idée d'accuser la FRANCE de tous les maux qui assaillent les COMORES.

Nous l'avons souvent rappelé : la classe politique et les autorités comoriennes et plus particulièrement la junte au pouvoir, auront pour leur part, tôt ou tard, à répondre un jour de leurs actes, devant une juridiction digne d'un état de droit, pour les fautes impardonnables et par voie de conséquence, imprescriptibles qui leur sont fermement imputables.

Quant aux autorités françaises, elles se grandiraient en agissant aux COMORES, dans le sens d'une vraie entente et d'une réelle réconciliation franche et sans ambiguïté entre Comoriens des 4 îles (GRANDE COMORE, MOHELI, ANJOUAN et MAYOTTE), en levant l'hypothèque MAYOTTE par des négociations franco-comoriennes, prenant certes en compte près de 3 décennies de cavalier seul de MAYOTTE, aux cotés de l'ancienne puissance administrante. Et la suppression du tristement célèbre « Visa Balladur » imposé à MAYOTTE à tout Comorien originaire des autres « îles bannies par la FRANCE » est un préalable. Autrement, tout le tintamarre autour de la stabilité de la réconciliation et du développement limités à 3 îles, n'est que marché de dupes et manœuvres de diversions destinés à alimenter la récurrente crise comorienne.Et c'est la raison pour laquelle, aux côtés des véritables amis des COMORES,

- SOS DEMOCRATIE E-mail : sosdemocratiecomores@wanadoo.fr

- l'ACDH (association Comorienne des Droits de l'Homme) E-mail : acdh-france@wanadoo.fr

- la GAC (Guilde des Artistes Comoriens) E-mail : guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com

- le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territorial de l'Archipel des Comores) E-mail : gritac_2000@yahoo.fr

n'ont de cesse de se battre pour entretenir la flamme de la souveraineté, de la dignité et de l'intégrité des COMORES, allumée un certain 6 juillet 1975 par la Communauté internationale et les organisations nationales et internationales, dans la foulée de la proclamation unilatérale de l'indépendance des COMORES

Le 06 / 08 / 2004