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LETTRE OUVERTE POUR TOUS LES MEDIAS DU PAYS Comment le petit citoyen, à connaissances limitées, peut faire nuance entre mauvaise gestion d’un régime et potentialités que son pays dispose? Aux Comores où nos visiteurs s’impressionnent de notre culture, la nature, la flore et la faune voir la générosité de la population… ces domaines font couler moins de salives à ceux qui aiment palabrer ; moins d’encre à ceux qui aiment griffonner. En dépit de tout cela, ils restent entiers comme un spectre qui hante nos esprits. Ils ne nous en parleront pas sauf si la politique politicienne y impose ses règles. Bref, dans les rubriques des médias comoriens, si actualité politique ne fait pas rage, les pages sont réduites, la durée des J.Ps autant. Hégné ! Pitié de nos paysans, artisans, pêcheurs et ouvriers se plaignant du manque de connaissance, leur savoir-faire et savoir être. N’est-il pas normal ? dans un pays où « rien qu’AZALI et consorts qui, d’ailleurs, méritants toute critique négative de ce pays, ont droit à occuper vos pensées, vos analyses pour faire la UNE de vos pages, J.Ps et sommaires autant que vos éditos ». Nous comoriens, nous sommes souvent prêts à parler, trop prompts à critiquer et rarement là pour agir, en tout cas, il est toujours prêts a accepter ce qui nous arrive. Qu’est ce qui s’est passé du Journal AL FAJR et tant d’autres et autres radios à Moheli ? Jamais ces sujets n’ont occupé vos colonnes... Dans nos Iles sœurs Mdjidjengos de MAWANA et de Djoumbé Fatima, ceux qui contraignent le colt et le plus recherché par le FBI sont empêchés et intimidés et tout ça vous passe inaperçu. Les citoyens sont laissés emporter par les ondes des on dit, « HARI ; ABOSEE ; MKINIHA UKAA… ». Dans les rêveries comme dans les cauchemars, vous continuez à sommeiller jusqu’au moment où la pluie, à travers le toit endommagé de notre pays, tomba et mouilla vos couchettes pour dissiper votre orgueil et vous réanimer. C’est une illustration qui stigmatise des réalités palpables mais touchantes qui vous ont souvent choqué. Vous avez en mémoire de l’article de notre confrère Hachim Said Hachim critiquant un journaliste étranger, Samy Ghorbal du journal Jeune Afrique intelligent qui parlait de la beauté de mon pays, les Comores. C’est choquant de lire les reproches de Hachim à Ghorbal. Personne n’a bougé son bic pour corriger Said Hachim. Sommes-nous consternés ? Bonne réception, chers collègues et citoyens, de l’expression de mes observations et critiques. Que le débat soit ouvert ! FAYSSOILE MOUSSA
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