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Politique
Lettre ouverte pour tous les médias du pays mise à jour 22/06/2005

LETTRE OUVERTE POUR TOUS LES MEDIAS DU PAYS
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Aimons les Comores, faisant preuve de responsabilité et de civisme. A vous ! Je prends cette initiative de m’adresser à nos chers journalistes de différents médias du pays pour leur faire-part de mes observations et points de vue en tant que citoyen fier de mon pays, les Comores. Sur ce, j’espère ouvrir un débat à ceux qui le jugeront utile. La population n’attend que les médias pour être informée, et jusqu’à là, la plus part des Comoriens croient par respect à ces derniers et par naïveté dans les plus part de temps, que tout ce qui est dit, écrit ou lu à travers les masse médias (Radio, Tv et journaux) sont vrais. Raison est pour d’autres d’en profiter cette erreur. Tous ce qui ronge ce pays commence par l’information. Affichant ses plumes et pensées par des couleurs partisanes, la déontologie professionnelle des nos journalistes bafouée par eux même, induise le petit citoyen comorien à la désinformation de la réalité. Il lui fait croire du jour au jour que ses pensées partisanes sont au-dessus de la réalité. Tel est le principal message transmis par nos journalistes et éditorialistes à leurs lecteurs et auditeurs. « Qu’attendons-nous donc des médias étrangers parlant des images négatives sur les Comores ? » Faisons un clin d’œil sur nos voisins africains, et demandons le petit citoyen ce qu’il croie de son pays ? En EGYPTE par exemple ; les médias, malgré leurs différents avec le régime MOUBARAK, ils ne manquent jamais de redorer l’image de l’ÉGYPTE, et d’insister sur son importance capitale dans la région.

Comment le petit citoyen, à connaissances limitées, peut faire nuance entre mauvaise gestion d’un régime et potentialités que son pays dispose? Aux Comores où nos visiteurs s’impressionnent de notre culture, la nature, la flore et la faune voir la générosité de la population… ces domaines font couler moins de salives à ceux qui aiment palabrer ; moins d’encre à ceux qui aiment griffonner. En dépit de tout cela, ils restent entiers comme un spectre qui hante nos esprits. Ils ne nous en parleront pas sauf si la politique politicienne y impose ses règles. Bref, dans les rubriques des médias comoriens, si actualité politique ne fait pas rage, les pages sont réduites, la durée des J.Ps autant. Hégné ! Pitié de nos paysans, artisans, pêcheurs et ouvriers se plaignant du manque de connaissance, leur savoir-faire et savoir être. N’est-il pas normal ? dans un pays où « rien qu’AZALI et consorts qui, d’ailleurs, méritants toute critique négative de ce pays, ont droit à occuper vos pensées, vos analyses pour faire la UNE de vos pages, J.Ps et sommaires autant que vos éditos ». Nous comoriens, nous sommes souvent prêts à parler, trop prompts à critiquer et rarement là pour agir, en tout cas, il est toujours prêts a accepter ce qui nous arrive. Qu’est ce qui s’est passé du Journal AL FAJR et tant d’autres et autres radios à Moheli ? Jamais ces sujets n’ont occupé vos colonnes... Dans nos Iles sœurs Mdjidjengos de MAWANA et de Djoumbé Fatima, ceux qui contraignent le colt et le plus recherché par le FBI sont empêchés et intimidés et tout ça vous passe inaperçu. Les citoyens sont laissés emporter par les ondes des on dit, « HARI ; ABOSEE ; MKINIHA UKAA… ». Dans les rêveries comme dans les cauchemars, vous continuez à sommeiller jusqu’au moment où la pluie, à travers le toit endommagé de notre pays, tomba et mouilla vos couchettes pour dissiper votre orgueil et vous réanimer. C’est une illustration qui stigmatise des réalités palpables mais touchantes qui vous ont souvent choqué. Vous avez en mémoire de l’article de notre confrère Hachim Said Hachim critiquant un journaliste étranger, Samy Ghorbal du journal Jeune Afrique intelligent qui parlait de la beauté de mon pays, les Comores. C’est choquant de lire les reproches de Hachim à Ghorbal. Personne n’a bougé son bic pour corriger Said Hachim. Sommes-nous consternés ?

Bonne réception, chers collègues et citoyens, de l’expression de mes observations et critiques. Que le débat soit ouvert !

FAYSSOILE MOUSSA
B.P 126
Mitsamiouli