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Politique
Elections municipales à la Grande-comore : Où sont passées nos régions traditionnelles ?
mise à jour 18/12/2006

Hassane Youssouf Mondoha
Etudiant en master de développement.
hassane26@yahoo.fr

Où sont passées nos régions traditionnelles ?

Suite à votre dépêches paru dans (Jeune Afrique l’intelligent) rapporté de Panapress,  parlant de l’organisation le 17 décembre 2006 des élections municipales à la Grande-comore et qui verra  la mise en place de  47 mairies (pour une île de 1148 kilomètre et de 296 177 habitants), le temps est venu d’expliquer à nos dirigeants qu’ils doivent cesser de balkaniser la société comorienne.

Peut-on dire que  les Comores sont en train de sombrer  dans la dislocation ?

Après la partition politico-administrative des îles, voila que maintenant  nos décideurs veulent désintégrer nos régions. Devons- nous créer d’autres clivages territoriaux et administratifs, alors que nous n’arrivons plus à trouver une entente entre nos agréables îles de la lune ? Est-ce que nous sommes obligés de jeter le bébé et l’eau du bain (rejeter toutes les structures de notre ancienne RFIC : République fédérale islamique des Comores). Je le dis dès maintenant non.

Où sont passées nos régions traditionnelles jusqu’à là administrées par nos préfets, où les comoriens s’identifient, s’entraident et organisent leurs vies quotidiennes ? A-t-on besoins d’autant de mairies pour gouverner 300 000 âmes et gérer une île de 1148 kilomètre carrée ?

Sommes- nous obligés et devons-nous rejeter nos régions traditionnelles ? Devons-nous toujours calquer nos structures administrativo-politiques à partir de l’extérieur ? Ces mairies seront-elles stables et viables ? À toutes ces questions, je réponds non, non et non. Gardons nos régions traditionnelles, bâtissons nos collectivités territoriales décentralisées (Les mairies) sur la base de nos régions. Arrêtons de copier les schémas administratifs  de l’extérieur, car les structures politiques et administratives d’un pays reflètent l’histoire, la culture et l’organisation sociale du peuple qui y réside.

J’émets le souhait que les politiques se ressaisissent et prennent nos régions traditionnelles comme base administrative. Nos régions traditionnelles représentent pour les comoriennes et comoriens, une source de solidarité, de cohésion sociale, facteurs clés pour la mise en place des politiques sociales locales. Elles présentent aussi un avantage de taille, du fait que la population s’identifie déjà, se reconnaît et s’appropriera donc facilement les structures. Nos régions traditionnelles représentent aussi la masse critique de population pouvant contribuer au développement local durable et nous évitera des tensions et des conflits de délimitation dans la mesure où leurs limites géographiques sont connues.

Si vraiment le souci de nos dirigeants c’est le bien-être des comoriennes et comoriens, alors je pense qu’ils devaient commencer par :

- proposer des projets de développement socioéconomique durable, en mesure de répondre aux besoins vitaux de base de la population à savoir : pouvoir se faire traiter et soigner leurs enfants, manger à leur faim et dispenser une éducation de qualité à leurs progénitures.   

- formuler des plans de renforcement de la solidarité sociale, de sauvegarde de notre richesse culturelle et d’éducation civique tant au niveau national, provincial c'est-à-dire insulaire que local. Voila à ce que je sache les questions prioritaires pour les comoriennes et comoriens.

Et sur ce point, je vois mal comment dans un monde globalisé, ouvert à une rude concurrence, ces minuscules entités que seront ces municipalités pourront apporter à nos concitoyens. 

Pourront-elles s’autogérer ? Seront-elles en mesure de proposer des schémas de développement local durable ? Où elles consisteront justes à augmenter le budget de fonctionnement de l’État, à distribuer des titres comme c’est le cas actuellement avec nos chères îles et à contribuer à la rupture de la cohésion de notre société. Une cohésion sociale qui nous permet de sentir une fois à l’extérieur combien nous avions de la chance de naître dans cet archipel aux parfums.

Je suis donc convaincu que nous pouvons redynamiser nos régions qui servent de ciment social (nos préfectures et sous préfectures) et adapter la décentralisation administrative à l’organisation socioculturelle qui constitue l’ossature de patrie.

Je suis reste donc convaincu que les comoriennes et comoriens n’ont pas besoin d’autant de bureaucratie et que les acteurs politiques feront preuve de bon sens et n’accentueront pas la désintégration de notre chère patrie qui ne profite qu’aux ennemis de la nation comorienne.

Comme les gens disent souvent que l’art de critiquer est facile mais ce qui est difficile c’est de proposer des solutions de rechange, j’avance ici donc un plan de division administrative qui pourrait servir de base pour la mise en place des mairies. Ce plan est comme su, l’île de  la Grande-comore sera érigée en province composée de 10 régions qui sont le Mbadjini, l’Itsandra, le Mitsamihouli, le Hamahame, le Bambao, le Mboudé, le Wachili, le Hambou, le Dimani et le Mboinkou.

Certaines de ces régions traditionnellement connues par toute la population, sont subdivisées en sous-régions, suivant cette division, l’île de la Grande-comore  renfermera en tout 23 municipalités. Ce chiffre, nous semble  adapter au regard de notre organisation sociale, culturelle et économique.

Le tableau ci-dessous résume ce qui pourrait être la division communale du territoire de l’île de la Grande-comore.

Province

Régions

Communes

Non de la commune

Chef-lieu de la mairie

Population

de la Commune

Île de la Grande-comore

MBADJINI

45 Localités

Population : 52626

 

Domba

 Domba

Bandamadji la Domba

5 Localités

Population : 7786

Yitsahidi

 Yitsahidi

Foumbouni

12 Localités

Population : 16214

Pimba

Pimba

Gnoumamilima

9 Localités

Population : 8888

Ngouengue

 Ngouengue

Dembeni

19 Localités

Population : 19738

ITSANDRA

34 Localités

Population : 41475

 

Itsandra Yahari

Itsandra Yahari

Ntsoudjini

11 Localités

Population : 13776

Mbangani

 Mbangani

Itsandra Mdjini

9 Localités

Population : 12244

Hamanvou

 Hamanvou

Hahaya

9 Localités

Population : 9822

Mbadani

 Mbadani

Batsa Itsandra

5 Localités

Population : 5633

MITSAMIOULI

21 Localités

Population : 28195

Sembenoi

 Sembenoi

Ouellah

9 Localités

Population : 14483

Nguma Komo

Nguma Komo

Mitsamiouli

12 Localités

Population : 13712

HAMAHAME

20 Localités

Population : 23400

Gnuma Mro

  Gnuma Mro

Mbeni

12 Localités

Population : 15370

Gnuma Msiru

 Gnuma Msiru

Mmoidja

8 Localités

Population : 8030

BAMBAO

17 Localités

Population: 37931

Bambao Yadjuhu

Bambao Yadjuhu

Ounkazi

5 Localités

Population : 12866

Bambao Yaboini

 Bambao Yaboini

Iconi

 

 

12 Localités

Population : 25065

MBOUDE

17 Localités

Population: 21266

 

Nguma  Mro

 

 Nguma Mro

Ntsaouéni

8 Localités

Population : 10264

Ngumankomo

 Ngumankomo

Djomani

9 Localités

Population : 11002

WACHILI

16 Localités

Population: 12308

Wachili Yadju

 Wachili Yadju

Koimbani

11 Localités

Population : 7767

Wachili Yaboini

Wachili Yaboini

Itsinkoudi

5 Localités

Population : 4541

HAMBOU

11 Localités

Population: 18865

Tsini Mwapanga

 Tsini Mwapanga

Mitsoudjé

5 Localités

Population : 9211

Djoumwa Panga

 Djoumwa Panga

Singani

6 Localités

Population : 9654

DIMANI

13 Localités

Population: 10349

Dimani

 Dimani

Mtsangadjou

13 Localités

Population : 10349

MBOINKOU

8 Localités

Population: 9712

Mboinkou

 Mboinkou

Chezani

8 Localités

Population : 9712

 

MORONI

12 Localités

Population: 40050

MORONI

 Moroni

Moroni

12 Localités

Population : 40050

 

10 Régions + La capitale Moroni

202 Localités

Population:296177

23 Municipalités

 

23

Chefs-lieux

202 Localités (villes et villages) + La capitale Moroni

Remarque : Les chiffres concernant les populations et les localités proviennent du document émis par le ministère du plan, de l’aménagement du territoire, de l’énergie et de l’urbanisme comportant les principaux résultats  du recensement général de la population et de l’habitat du 15 septembre 2003. Ce document est publié à Moroni en juillet 2005