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Politique |
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Expulsion d'un jeune
Comorien à la réunion
mise à jour 27/11/2005 |
COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF
POUR LA DEFENSE DE L’UNITE ET DE L’INTEGRITE TERRITORIALE DES COMORES
28 Mai 2005
La presse vient d’évoquer la situation d’un Comorien de 25 ans qui a été
victime d’un accident de la circulation. Suite à une dénonciation faite par la
direction de la clinique de Saint-Benoît (La Réunion), ce jeune homme a été
arrêté par la police car il était en situation irrégulière. Un tel événement
ne s’est jamais produit en France métropolitaine même dans les villes
contrôlées par le Front National.
Nous considérons que dans un pays démocratique, chaque institution a son rôle.
Une clinique a pour mission principale de soigner les patients quelles qu'en
soient les origines ethniques ou sociales ainsi que les opinions politiques ou
religieuses. Elle n’a pas pour mission de servir de relais à la police.
C’est pourquoi nous nous insurgeons fermement contre l’attitude de la
direction de cette clinique de Saint-Benoît qui a consisté à sombrer dans la
dérive de la délation. Nous rappelons que la délation est un phénomène
extrêmement dangereux qui, par exemple, a produit des conséquences dramatiques
au cours de la seconde guerre mondiale. En effet, des milliers de juifs ont
été arrêtés, emprisonnés, voire assassinés, suite à la délation à laquelle
s'est livrée une frange de la société française au cours des années 1940-1945.
Nous devons donc tirer les leçons de l’histoire et éviter le piège de ce
phénomène méprisant.
Nous dénonçons également le non respect des droits de ce Comorien par les
autorités françaises et notamment le Préfet de la Réunion. Son expulsion, dans
la précipitation, le jeudi 26 mai 2005, est à la fois injuste et
irresponsable du fait de l'incertitude qui pèse sur la réalité de sa santé. En
effet, victime d'un grave accident de la route, ce jeune homme, même en
situation irrégulière, a le droit d’être soigné convenablement. Il n’est pas
inutile de rappeler que même les prisonniers de guerre ont le droit d’être
soignés et respectés en tant qu’êtres humains en vertu de la Convention de
Genève. Il mérite aussi que justice lui soit rendue, que les responsables de
son accident soient traduits en justice. Cela n'a pas été fait car il n'a
jamais été entendu à ce propos.
Nous invitons toutes les forces démocratiques et tous les hommes épris de
paix, de liberté et de justice à se mobiliser afin de dénoncer et refuser ces
méthodes répugnantes.
Le Port, le 28 Mai 2005
Le Bureau
du Collectif
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